salsabil chellali
Etudiante en journalisme
Abonné·e de Mediapart

5 Billets

0 Édition

Billet de blog 5 déc. 2013

Alger : la nuit manquée

Une capitale se définit par ses attraits culturels, économiques, par sa diversité, son climat ou encore son atmosphère. Décrire le jour ne suffit pas, tant certaines villes se transforment le soir venu. Bruyante ou silencieuse, la nuit de chaque ville est palpable, celle d'Alger est atypique. 

salsabil chellali
Etudiante en journalisme
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Une capitale se définit par ses attraits culturels, économiques, par sa diversité, son climat ou encore son atmosphère. Décrire le jour ne suffit pas, tant certaines villes se transforment le soir venu. Bruyante ou silencieuse, la nuit de chaque ville est palpable, celle d'Alger est atypique.

Sur les collines de la ville, le soleil se couche. Doucement, il s'éclipse derrière la mer. L'obscurité est un autre visage d'Alger la blanche. Les tons bleuâtres de la Méditerranée, le bleu si emblématique de la ville s'efface, au profit de la noirceur. Le vide et la solitude gagnent les ruelles ascendantes, descendantes et étroites de la vieille cité coloniale.

Il est 23h00, les restaurants se dépêchent de servir les derniers clients et de mettre fin aux rencontres qui ont lieu autour d'une table. La mixité est soudain moins évidente. Les terrasses peu nombreuses sont le privilège de la gente masculine.

Mais où sont les Algéroises, les Algérois ? À observer des toits, à lever la tête, on les aperçoit se hâter dans leurs demeures. Autour du diner, les familles se réunissent. La nuit ne serait pas propice aux escapades. Quelques heures plus tard, le silence est roi. Lampadaires éblouissants, mais pas un chat. Dans la ville, seulement le bruit du vent.

Mais le sommeil n'emporte pas la partie. Par-ci, par-là, quelques noctambules osent apprivoiser la nuit algéroise et sa torpeur. La jeunesse dorée dans les antres habituels : les discothèques abritées dans les hôtels luxueux.

Dans quelques quartiers, la vielle génération finit la soirée accroupie autour d'une table, pierres de domino à la main, le jeu (si populaire) jusqu'au bout de la nuit.

D'autres accèdent aux moments de liberté en voiture, la vitesse enclenchée au rythme du Raï (genre musical). Les derniers occupent les sièges des cyber-cafés jusqu'au crépuscule : lire, jouer, se retrouver entre amis, chatter… La nuit, sinon le monde virtuel. L'invisible est chargé de possibilités.

© Yanis Koussim

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Comment le CHU de Bordeaux a broyé ses urgentistes
Les urgences de l’hôpital Pellegrin régulent l’accès des patients en soirée et la nuit. Cela ne règle rien aux dysfonctionnements de l’établissement, mettent en garde les urgentistes bordelais. Épuisés par leur métier, ils sont nombreux à renoncer à leur vocation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Force ouvrière : les dessous d’une succession bien ficelée
À l’issue du congrès qui s’ouvre dimanche, Frédéric Souillot devrait largement l’emporter et prendre la suite d’Yves Veyrier à la tête du syndicat. Inconnu du grand public, l’homme incarne, jusqu’à la caricature, le savant équilibre qui prévaut entre les tendances concurrentes de FO.
par Dan Israel
Journal
« Travail dissimulé » : la lourde condamnation de Ryanair confirmée en appel
La compagnie aérienne a été condamnée, en appel, à verser 8,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour « travail dissimulé ». La firme irlandaise avait employé 127 salariés à Marseille entre 2007 et 2010, sans verser de cotisations sociales en France. Elle va se pourvoir en cassation.
par Cécile Hautefeuille
Journal — Social
En Alsace, les nouveaux droits des travailleurs détenus repoussent les entreprises
Modèle français du travail en prison, le centre de détention d’Oermingen a inspiré une réforme du code pénitentiaire ainsi qu’un « contrat d’emploi pénitentiaire ». Mais entre manque de moyens et concessionnaires rétifs à tout effort supplémentaire, la direction bataille pour garder le même nombre de postes dans ses ateliers.
par Guillaume Krempp (Rue89 Strasbourg)

La sélection du Club

Billet de blog
Le service public d’éducation, enjeu des législatives
Il ne faudrait pas que l’avenir du service public d’éducation soit absent du débat politique à l’occasion des législatives de juin. Selon que les enjeux seront clairement posés ou non, en fonction aussi des expériences conduites dans divers pays, les cinq prochaines années se traduiront par moins ou mieux de service public d’éducation.
par Jean-Pierre Veran
Billet de blog
par Bésot
Billet de blog
Ce qu'on veut, c'est des moyens
Les salarié·es du médicosocial se mobilisent à nouveau les 31 mai et 1er juin. Iels réclament toujours des moyens supplémentaires pour redonner aux métiers du secteur une attractivité perdue depuis longtemps. Les syndicats employeurs, soutenus par le gouvernement, avancent leurs pions dans les négociations d'une nouvelle convention collective avec comme levier le Ségur de la santé.
par babalonis
Billet de blog
Destruction du soin psychique (2) : fugue
Comment déliter efficacement un service public de soins ? Rien de plus simple : grâce à l'utilisation intensive de techniques managériales, grâce à l'imposition d'un langage disruptif et de procédures conformes, vous pourrez rapidement sacrifier, dépecer, puis privatiser les parties rentables pour le plus grand bonheur de vos amis à but lucratif. En avant toute pour le profit !
par Dr BB