Résumé de l'article : Le secrétaire général du Conseil national de transition libyen (CNT), le Dr Sliman Bouchuiguir, avoue n'avoir jamais eu aucune preuve sur les 6000 morts, 12000 blessés et les 700 viols attribué a Kadhafi qui furent à l'origine de l'intervention militaire de l'OTAN pour des "raisons humanitaires". Il déclare que ses allégations proviennent des rebelles eux-mêmes, ce qui n'a jamais été évoqué devant l'ONU. Soixante-dix ONGs soutenus par le gouvernement Etats-unien (mais aussi français) dont la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) relayés par les communicants de l'OTAN ont soutenu la guerre contre le régime de Kadhafi qui in fine a conduit à la destruction de la Libye.
Titre original de l'article : Humanitarian Wars and Their NGO Foot-Soldiers
Un article de Daniel Mc Adams. McAdams est le Directeur exécutif de l'Institut de Ron Paul pour la Paix et la Prospérité (RonPaulInstitute.org.) Il a été conseiller des affaires étrangères du Républicain Ron Paul pendant 12 ans au Congrès.
Traduction et agencement de l'article par SLT
Voir la vidéo "Libye : La guerre humanitaire : il n'y a pas de preuves!" sur le blog Sam La Touch chez overblog qui est actuellement référencé sur le web.
----------------------------------------------------------------------
Le Blog de Sam La Touch chez MDP censuré sur le web par MDP*. Un article a aussi été censuré par Agoravox**
------------------------------------------------------------------
Le grand mensonge
En février 2011, le secrétaire général du CNT, Sliman Bouchuiguir, a menti à la communauté internationale. Ce responsable de la Ligue libyenne pour les droits de l'homme, a lancé une pétition signée par 70 ONGs exigeant que les Etats-Unis et l'Union européenne "mobilisent les Nations Unies et la communauté internationale afin de prendre une action immédiate dans le but d'interrompre les atrocités massives commises par le gouvernement libyen contre son propre peuple". Cette pétition invoquait "la responsabilité de protéger", cet article dans la règlementation des Nations Unies permet de violer la souveraineté nationale d'un pays pour donner le feu vert à des "interventions humanitaires" incluant la force militaire dès lors que les droits de l'homme ont subi une violation flagrante.
La pétition de Bouchuiguir a été conçu de manière à répondre à toutes les exigences de l'article spécifique des Nations Unies (Right To Protect : R2P) pour favoriser une intervention dite humanitaire. Selon Bouchuiguir, le leader libyen Kadhafi massacrait délibérément les manifestants pacifiques et innocents. Il utilisait des snipers pour tirer sur la foule libyenne ainsi que des hélicoptères et des avions de combat pour attaquer la foule. La pétition signalait aussi que Kadhafi employait des mercenaires étrangers contre son propre peuple. Bouchuiguir a prétendu devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU que Kadhafi avait déja tué 6.000 civils et était prêt à poursuivre le massacre.
Basé sur la pétition signée par les 70 ONGs et sur son témoignage, la Libye a été suspendue du conseil des droits de l'homme de l'ONU. En vertu de cette suspension, la question d'une intervention militaire en Libye a été rapidement posée au conseil de sécurité de l'ONU.
Qui est derrière la Ligue libyenne pour les droits de l'homme ?
Cette ONG, membre de la Fédération Internationale des droits de l'Homme (FIDH), a signé et soutenu la pétition de Bouchuiguir. Il est de notoriété publique que la FIDH compte sur d'importants financements étatiques notamment états-uniens (et français,ndlr). Il a été rapporté que la FIDH était directement financée par le ministère des affaires étrangères US, par la très néoconservatrice US National Endowment for Democracy (NED), par l’Open Society de George Soros ainsi que par le Quai d'Orsay comme cela fut le cas en Syrie (La guerre humanitaire de la NED et de la FIDH en Syrie). La FIDH, également appuyée par l’ONG Human Rights Watch, est à l’origine des procédures diplomatiques à l’encontre de la Jamahiriya Arabe Libyenne (La guerre humanitaire) (ajout du traducteur). Ce n'est donc pas une suprise si l'ONG états-unienne "Donation nationale pour la démocratie" (NED) soutient massivement la FIDH. En fait le président de la NED, Carl Gershman, fut l'un des premiers signataires de la pétition de Bouchuiguir demandant un changement de régime en Libye.
Le contrôle et le financement gouvernemental des ONGs a été un outil puissant pour mobiliser l'opinion publique en faveur des choix et des stratégies de politique gouvernementale sur le plan international. Le pillage des ressources minières ou foncières d'un pays est beaucoup moins vendeur aux yeux de l'opinion publique qu'une intervention militaire au nom de la défense des droits de l'homme. Derrière ces guerres humanitaires se cachent souvent des stratégies de reconquête coloniale comme cela fut le cas en Libye. Le cinéaste Julian Teil, dans son film : "La guerre humanitaire en Libye" ("Lies behind the Humanitaran War in Libye: There Is No Evidence! " voir le film en fin d'article,ndlr) demande à Bouchuiguir s'il fut difficile de rassembler 70 ONGs derrière sa pétition. Celui-ci répond alors : "Dire la vérité ce n'est pas très difficile du tout, les ONG(les organisations non gouvernementales) étaient prévenues." En fait ces ONGs sont toutes sous le parapluie des États-Unis et d'autres organisations financées par le gouvernement comme la Fédération Internationale pour des Droits de l'homme. La diversité apparente de 70 signatures est en fait un épouvantail masquant l'uniformité des sponsors soutenant cette guerre humanitaire.
De la pétition du CNT signée par les 70 ONGs à la guerre de l'OTAN en Libye
Mais comment une simple pétition a pu se transformer en intervention auprès du Conseil de droits de l'homme de L'ONU puis en une action auprès du conseil de sécurité de l'ONU pour déboucher sur une guerre de L'OTAN déclarée au gouvernement libyen ? Les allégations contenues dans cette pétition furent toutes des mensonges. Elles ont été montées de toutes pièces, comme Bouchuiguir l'admet dans le documentaire de Teil.
Des mois plus tard, lorsque Teil lui demande comment ses allégations sur le nombre de morts, de viols, de blessés pourraient être documentés, Bouchuiguir répond : "C'est impossible". Il ajoute qu'il a juste transmis le nombre de victimes fourni par les rebelles. Un fait qui n'avait jamais été rapporté lorsque la pétition a abouti à un débat à l'ONU. Le conseil de sécurité de l'ONU a pris ses allégations pour argent comptant sans même les examiner et aboutissant ainsi au vote fatidique de la Résolution 1973 (voté y compris par la Chine et la Russie). Cette résolution a autorisé l'emploi de la force (bombardement à l'uranium appauvri, phosphore blanc, envoi de forces spéciales de l'OTAN, livraison massive d'armes aux rebelles, ndlr) contre le gouvernement de Kadhafi et la population libyenne. Questionné une dernière fois dans le film concernant les preuves de ses allégations, Bouchuiguir répond : "il n'y a aucune preuve!"
En raison de son action, Bouchuiguir a été promu ambassadeur libyen en Suisse après que la fin de l'invasion de la Libye par l'OTAN était et après que le gouvernement rebelle ait été mis en place. La communauté internationale a rassemblé ses ONGs et évoqué la nouvelle cible : la Syrie. (dont Bachar El Assad pour soulager la pression atlantiste contre son pays face aux manifestations en Syrie avait donné le numéro de téléphone satellitaire de Kadhafi aux services français afin que les forces atlantistes franco-britaniques le localisent et le fassent tuer, ndlr).
Daniel Mc Adams Humanitarian Wars and Their NGO Foot-Soldiers
Lire aussi sur le blog de SLT
- Après la victoire coloniale franco-britannique, la Libye est dévastée
Et aussi :
Corriere De la Serra 29 septembre 2012 Gheddafi morte servizi segreti francesi libia
Courrier International 1er octobre 2012 Kadhafi aurait été assassiné par un agent secret français
--------------------------------------------------------
* Attention ce Blog a été déréférencé sur Google par Mediapart en raison du non respect de la charte (pour plus d'infos lire la réponse de MDP : Blog Sam La Touch déréférencé sur Google).
--------------------------------------------------------
** L'article intitulé "Gestapo, napalm et massacres français au Cameroun (1956-1971)" dans la plus grande indifférence. publié sur mon Blog SLT sur Mediapart a été censuré sur Agoravox sans aucune justification précise !
--------------------------------------------------------