Journée de la Terre 2020 : humains confinés, la Terre respire !

Cette Journée de la Terre 2020 est particulière, confinés, soumis à une crise sanitaire historique, entre efforts collectifs pour un monde meilleur et introspection, les humains seront-ils plus sensibles à l’avenir de notre planète ?

 

Cette Journée de la Terre 2020 est particulière, confinés, soumis à une crise sanitaire  historique, entre efforts collectifs pour un monde meilleur et introspection, les humains seront-ils plus sensibles à l’avenir de notre planète ?

Les bienfaits du confinement sur notre planète

Il n’a échappé à personne, bien que les sorties soient peu nombreuses, que la nature « reprenait progressivement ses droits », le niveau de pollution atmosphérique a diminué car les humains sont confinés, la Terre respire.

En effet, Airparif évalue régulièrement l’impact du confinement  sur la qualité de l’air, selon un communiqué le dioxyde d’azote (polluant local émis par le trafic )est de -20% à -35% et les azotes de -30% à -75% en Ile-de-France soit une émission de CO2 , gaz à effet de serre de -30% . 

La biodiversité est de plus en plus visible dans différentes parties du monde, en Italie au port de Cagliari en Sardaigne des dauphins sauvages font leur apparition, les eaux des canaux de Venise se sont éclaircies, en Chine le ciel souvent couvert a laissé place à de belles éclaircies dans les grandes villes.

Certaines espèces animales se promènent dans les centres-villes, des chevreuils, des sangliers…à la recherche de nourriture ou profitant tout simplement du calme inhabituel.

La quiétude sonore

Il est vrai que les nuisances sonores ont clairement diminuées, le bruit des transports et engins motorisés (à part quelques tondeuses ci et là) un trafic peu fréquent et le brouhaha humain ont  totalement disparu…une quiétude rare pour nos tympans et celui des animaux.

 

Cela a inspiré le géographe toulousain Samuel Challéat de l’Université de Toulouse II Jean-Jaurès ainsi que ses collègues d'Aix, de Brest et Bristol qui ont lancé le projet scientifique «villes silencieuses". Une étude à laquelle participent plus de 200 personnes à travers le monde.
L’objectif étant de comparer l'environnement sonore avant et après le confinement, les bruits sont enregistrés sur un appareil spécifique.

« Le bruit du vent dans les feuilles, le bruit des oiseaux, on a ces bruits qui reprennent le dessus dans les enregistrements. Les oiseaux prennent un peu plus de temps pour chanter, on le voit dans quelques-unes de nos premières données", explique Samuel Challéat chercheur au CNRS.

La conséquence n’est pas des moindres, notamment pour les oiseaux. Les mâles poussent la chansonnette pour plusieurs raisons, défendre leur espace mais aussi pour stimuler les femelles lors de la reproduction !

 

Le temps de se réformer et renouer avec notre Terre

 Ces changements sont si plaisants pour l’Homme et pourtant,il est certain qu’à la fin du confinement, une fois que toutes les activités salariales, commerciales industrielles et autres reprendront, nous oublierons cet émerveillement et ce plaisir qui aura duré si peu de temps.

 Pourtant, n’est-ce pas l’occasion de réformer notre façon de faire au quotidien afin d’être des individus éco-responsables, soucieux de préserver notre si belle planète ?

Les activités humaines modifient les éco-systèmes et les répercussions sont irréversibles.

On estime qu’environ un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction.

 Cette Journée de la Terre avec les enfants à la maison  est semble-t-il l’occasion de les sensibiliser et les familiariser avec les gestes quotidiens qui leur permettront d’être acteurs (réduire les déchets, fabriquer des produits cosmétiques à base de produits naturels…).

 « La Journée de la Terre nourricière (qui s’inscrit aussi dans le contexte de l’année 2020 qualifiée de « super année ») veut mettre l’accent sur l’importance de la biodiversité à la fois comme un indicateur de la santé de la planète et comme une solution face à la dégradation environnementale et aux urgences climatiques » ONU, programme pour l’environnement.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.