One, Two, Three ou va mon pays ? Pourquoi je ne voterai plus jamais en Algérie ? Djahanama wala n'touma (par Algerian speaker)

Trêve de plaisanterie, basta, ca suffit, ifouk awal on arrête cette mascarade qu’est le vote pour légitimer une élection électorale en Algerie quelle qu’elle soit. Présidentielles, législatives ou municipales… Ce n’est pas des couleuvres que vous cherchez à nous faire gober mais des boas ou des anacondas Les jeux sont toujours fait d’avance autant s’épargner le déplacement, voir vos gueules le papier et l’espoir de voir les choses évoluées dans le bon sens. Cette mascarade n’aura que trop duré autant oublier et se consacrer à de bonnes causes. C’est simple, l’Algérie a fait de moi un écorché vif qui ne s’en remettra jamais, seulement après m’avoir enlevé mon pays, ils ne pourront jamais m’arracher ma culture Algérienne, ils ne peuvent pas car on la porte bien encrée dans l'âme. Après avoir tout accepté, voilà que ces élections législatives donnent le fln vainqueur suivi du rnd et en troisième position la coalition des partis religieux. Désormais en Algérie on ne peut composer qu’avec ces gens là ! Il n’y a personne d’autre ? Naima Madjer alias : le film Spartacus avec  "Tony curtchiss" et "cric Douglas" (Tony Curtis et Kirk Douglas) a gagné sa place à la cour des miracles Algérienne (l’apn) et nous représentera demain ? Je quitte, je ne voterai plus, tant quand y ait, faisons venir « Yamaha » la prochaine fois comme ça il animera les bancs de l’assemblée comme dans les stades de football quoi ! Plus on est de fous, mieux on s’amuse, qu’a-t-on fait de notre cher pays ? A-t-on besoin de consacrer une ex téléspeakerine sous l'étiquette alliance islamique ou un smintcho pour le rnd (voir mon article sur ce sinistre oppurtiniste) comme député, est ce pour ridiculiser l’Algérie et les Algériens ? Ou l’on se sent l’âme d’un martyr et on continue de lutter ou bien on oublie et on abandonne la partie. Vous me direz que c’est lâche de laisser le pays entre les mains de maquignons et d’égorgeurs qui n’arrêteront pas de saigner le pays comme ils le font déjà depuis des lustres mais moi je préfère me consacrer à l’éducation de mes enfants qui sont mineurs et qui n’ont pas demandé à être de ce monde. Ils ne se doutent pas à quel enfer ils ont échappé ! Nous nous retrouvons obligés de parler ainsi de notre cher pays et celui de nos illustres ancêtres. On a bien envie de dire à certains qui se reconnaîtront de prendre ce qui les intéressent et de partir malheureusement tant que les richesses naturelles et club des pins sont là ils ne partiront pas et seront toujours « wataniyines » (nationalistes). Balivernes ! Combien de personnes a-t-on vu retourner la veste ? Ils sont nombreux mais seulement louisa hanoun, amara benyounès et khalida toumi me viennent à l’esprit et ne méritent même pas une majuscule à leurs noms propres comme il est de coutume. Maudit soit le Général De Gaule qui nous a accordé l’indépendance que vous n’avez pas manqué de nous confisquer, j’ai entendu ceci de la bouche d’un ancien maquisard mort de chagrin (Allah yerahmou). Djahanama wala n’touma ! (je choisi l’enfer mais surtout pas vous), comme je comprends ces Algériens qui s’immolent par désespoir, vous touchent-ils au moins ? Je suis sûr du contraire.

Je lisais hier un article fort intéressant sur le clan bouteflika donc le clan d’Oujda qui a géré ces dérnieres élections dans le but d’éliminer ouyahia, le rnd, la mouvance islamique et la direction actuelle du fln. Plus de rcn (rassemblement pour la concorde nationale) pour said bouteflika mais une prise en mains du nouveau fln qu’il prépare pour 2014. Ouyahia, belkhedam et soltani n’ont rien vu venir et se sont laissé avoir par plus roublard qu’eux. L’Algérie est la plus grande perdante dans ce « foutoir » où on aime à faire confondre intérêts personnels et nationalisme mais n’oublions pas que seulement 35% du corps électoral est représenté à l’assemblée, le peuple Algérien n’aime pas ses décideurs mais ces derniers s’ont moquent du moment qu’ils continuent à tirer les ficelles. J’aimerai dire à ces « monarques de la république » ou « monarques de pacotilles » qui pensent évoluer dans une république monarchique que les Algériens ne sont pas dupes et remarquent assez votre manège qui consiste à « faire et laisser dire », les chiens aboient mais la caravane passe, la fin « justifie » les moyens employés. Vous êtes sûrs de vous nouveaux colonisateurs de l’Algerie indépendante ? Aimez vous sincérement ce pays ?

Permettez-moi de citer le Président Ferhat Mekki Abbas Rabi yerahmou (1899-1985), Premier président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) de 1958 à 1961, il est élu, après l'indépendance du pays, président de l'Assemblée nationale constituante devenant ainsi le premier Chef d'État de la République algérienne démoncratique et impopulaire qui avait raison sur toute la ligne :

 Autopsie d'une guerre, 1980 : L'Algérie, pays mal aimé, ballotté par le vent des passions humaines, fut meurtrie, appauvrie, mutilée. Après le drame de la guerre, les musulmans connaîtront celui du vide et de la solitude. La communauté française, à cause des erreurs qu'elle a commises, s'est exilée de l'autre côté de la Méditerranée. Malgré l'accueil de la France, ces Français pleurent le pays qui les a vu naître. Les Algériens, de leur côté, pleurent un grand nombre d'entre eux. D'autres cadres sont venus de toute l'Europe. Ces cadres ne valent pas ceux que l'Algérie a perdus. L'Algérie est un vaste pays où beaucoup de choses restent à faire. Tous ses enfants y avaient leur place. La République algérienne, édifiée par les uns et les autres, pouvait dans les meilleures conditions, multiplier les richesses du pays, assurer son développement et sa prospérité et guérir ses blessures. Ces Français qui avaient grandi au milieu de nous et qui étaient aussi Algériens que nous, étaient un maillon qui rattachait notre pays à la civilisation et à la technique française. Nous, Musulmans, étions un autre maillon qui liait ce même pays à l'Orient et à l'Afrique. Nos chances de succès étaient doubles.

  • Autopsie d'une guerre :      l'aurore (1980), Ferhat Abbas, éd. Garnier, 1980, p. 325

L'Entente franco-musulmane, 1936 : Nous sommes les fils d'un monde nouveau, né de l'esprit et de l'effort français.

  • Ferhat Abbas, 23 février 1936, journal      L'Entente, dans Les drames de la décolonisation, 1900-1975, paru      Éditions Roblot, 1975, p.77, Jean Bonnet.

Si j'avais découvert la nation algérienne je serais nationaliste et je ne rougirais pas comme d'un crime. Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés. Ma vie ne vaut pas plus que la leur. Et cependant je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n'existe pas. Je ne l'ai pas découverte. J'ai interrogé les vivants et les morts ; j'ai visité les cimetières : personne ne m'en a parlé. On ne bâtit pas sur du vent.[...] Nous avons, une fois pour toutes, écarté les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l’œuvre française dans ce pays.

  • Ferhat Abbas, 23  février 1936, journal :      L'Entente, dans L'Afrique du Nord en marche, paru Éditions Julliard, 1972, p.123, Charles-André Julien.

Le jeune Algérien : de la colonie vers la province, 1930

C'est bien la pensée française qui est à la base de notre vie morale. A l'empirisme du patrimoine laissé par nos parents et la tradition, l'âme des écrivains français est venue apporter une explication, si j'ose dire, scientifique et rationnelle.

  • Le jeune Algérien : de la colonie vers la province, suivi de Rapport au maréchal Pétain (avril 1941) (1930), Ferhat Abbas, éd. Garnier, 1981, p. 109

On a modernisé l'Algérie. [...] Les résultats satisferaient les plus difficiles. On n'a omis qu'une chose essentielle : moderniser ses habitants. Et on est arrivé ainsi à un anachronisme frappant. Sur une terre européenne, aux cadres européens, vivent six millions d'orientaux.

Rapport au maréchal Pétain (avril 1941).

Le jeune Algérien : de la colonie vers la province, suivi de Rapport au maréchal Pétain (avril 1941) (1930), Ferhat Abbas, éd. Garnier, 1981, p. 177

 Mon beau-frère dit toujours qu’on est des pieds noirs de la 2éme génération, il a absolument raison.

En matière de complots vous prouvez une fois de plus que vous n’avez pas d’équivalents, plutôt de parler de machiavélisme on devrait créer un nouveau terme : le boutéflikisme. Notre cher pays n’en a pas fini de baver ! Bon courage à tous, moi je m’en vais m’occuper de mes affaires en attendant... Un miracle.

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