On s'est beaucoup lamenté le 10 avril de la place de troisième, dans la roue de la deuxième, atteinte par Mélenchon. Mais, s'il avait atteint la qualification pour le deuxième tour, il serait -très probablement- éliminé aujourd'hui. Sa réaction, à l'opposé de celle de Jospin il y a vingt ans, a été bonne, et a permis de s'inscrire sans perte de temps dans la perspective des législatives. Il aurait été paradoxalement plus difficile de se relever d'une défaite au deuxième tour. Le match aurait été joué et perdu. Or le match n'a pas eu lieu. Tant mieux!
L'UP se retrouve à la tête d'un bloc qui n'est pas loin de faire jeu égal avec les deux autres, le RN sort forcément assommé de la défaite, LREM n'est rien d'autre que le parti d'un président qui a perdu de son charisme, sans même parler de la haine et du dégoût qu'il suscite... Ainsi l'UP part aux législatives avec de bons atouts, et si elle sait mobiliser, montrer l'enjeu des législatives, un grand espoir est permis.