Le bol de fraises

On n'y porte pas grand soin à ce bac à fraises. Mon pépé l'a construit, c'était comme une serre beaucoup plus élaborée. A présent, les vitres sont cassées, la structure en bois vermoulue a disparu mais cela demeure « Le bac à fraises ».    

On n'y porte pas grand soin à ce bac à fraises. Mon pépé l'a construit, c'était comme une serre beaucoup plus élaborée. A présent, les vitres sont cassées, la structure en bois vermoulue a disparu mais cela demeure « Le bac à fraises ».

bac à fraises © Sarah Faro bac à fraises © Sarah Faro

 

 

 

 

Il y a aussi de l'origan et de la menthe dans ce bac.Chaque année, je plante de nouveaux pieds de fraises pour remplacer ceux qui sont décédés: ils vivent deux saisons. Cette année, avec la neige, je pensais qu'il faudrait en remplacer beaucoup plus, mais non, ils ont tenu.

Enfin, surtout grâce à Scarole la tortue minuscule qui vit dans le bac à fraises depuis l'été dernier.Les fraisiers ont bénéficié d'un bâchage pendant l'hiver, certainement pas étranger à leur bien-portance (introuvable dans mes dictionnaires, mais j'aime ce mot.)

Un plein bol.

 

bol de fraises © Sarah Faro bol de fraises © Sarah Faro

Etonnant quand on sait que Scarole, croque presque toutes les fraises. Elle goûte en passant, sans terminer la fraise élue. Pourquoi finir celle-ci alors que quelques pas plus loin, une autre tout aussi replète et rouge (les tortues adorent le rouge) l'attend. Mon père trouve que quand même, elle pourrait les finir . Mais qui voudrait manger un fruit entamé? Elle refuse les fraises du commerce, destinées à la distraire des vraies-bonnes-fraises-bio-pour-nous. Elle sent bien les produits chimiques, les conditions de culture déplorables et l'esclavage de ceux qui les ramassent. Du coup, elle croque local, Scarole.

 

Scarole © Sarah Faro Scarole © Sarah Faro

Nota bene: Scarole, n'a pas été achetée, nous l'avons trouvée dans le jardin, l'an passé. Contre toute domestication du sauvage, j'aurais préféré la laisser dans le jardin, mais après moultes conversations avec des spécialistes, la mortalité des juvéniles semble très forte. Il est donc préférable de la protéger quelques années, avant de la relâcher dans le jardin.

 

Je précise aussi que j'ai déposé une annonce immobilière sur ce site, qui n'a généré qu'une seule réponse de la part d'une personne déjà informée de ma recherche par ailleurs...

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