Le 24 février prochain, l'association Libertés-Culture devait organiser une projection de film sur l'Iran dans la salle de conférence de la Maison des Associations.
Après avoir suivi la procédure normale, à savoir vérifier que la salle de la Maison des Associations était libre, l'association Libertés-Culture a envoyé un courrier d'information à la mairie.
Le 19 février, l'association Libertés-Culture a reçu ce message en réponse à sa demande:
« Le Cabinet du Maire a donné un avis défavorable pour la projection prévue le mercredi 24 février, à la Maison des Associations, du film sur l'Iran suivi d'un échange avec les trois journalistes iraniens récemment arrivés sur Dijon. Il vous prie d'organiser cette représentation au Centre de Rencontres Internationales de séjours de Dijon (CRISD) ».
Quiconque est habitué à gérer des événements culturels comprendra qu'il est impossible de changer le lieu d'une projection dans un laps de temps si court sans en compromettre la réussite.
Il n'est pas très respectueux d'envoyer un tel message à quelques jours d'un événement. Libertés-Culture est d'ailleurs contrainte d'annuler et de reporter la projection à une date ultérieure.
Les raisons de ce refus étant non explicitées, nous en sommes réduits à poser des interrogations:
-Pourquoi une projection sur l'Iran ne pourrait-elle pas avoir lieu à la Maison des Associations? y- aurait-il des sujets interdits?
Pourtant, et comme à son habitude, l'objectif de Libertés-Culture se limite à la défense des droits humains et à créer des lieux d'informations et de débat.
- La Maison des Associations dans laquelle il y a une salle de projection n'a-t-elle pas comme vocation d'être un service pour les associations?
-N'est-il pas surprenant, voire inquiétant que la mairie s'immisce dans la programmation de la Maison des Associations?
Libertés-Culture dénonce cette décision incompréhensible, qui n’est pas digne d'une démocratie locale respectant le travail des associations
Le film qui devait être projetté "Bassidji" présentait une rencontre entre le réalisateur un iranien athée et les bassidjis, défenseur de la République Islamique. Ce film permet de comprendre l'Iran aujourd'hui.