Pour se tenir au fait de l'actualité et de la vie littéraire, dans mes campagnes désargentées, je n'ai que la presse Internet. Cette semaine, j'ai lu en plein écran, sur le site d'un journal réputé très sérieux, qu'Andréï Makine était mort. Je me suis empressé de lui rendre hommage.
Trois jours plus tard, je le retrouve à la une, très en forme. Bien entendu, sa nécrologie a disparu de la Toile. Et je ne trouve aucun article d'excuses. La différence entre un journaliste et un blogueur, c'est que le premier ne reconnaît jamais ses erreurs, et n'admettra jamais qu'il a eu tort.
Andréï Makine, je vous salue bien bas – plus bas que terre -, et je vous prie de faire appel à votre humour de seigneur pour excuser ma naïveté. Votre « Testament » ayant été lu par toute la France depuis longtemps déjà, vous comprendrez aisément que l'on puisse croire un de ces oiseaux de mauvais augure qui maltraitent la langue et l'intelligence à longueur d'années et de colonnes...
Nota Bene : Tiens, tiens... Son interview-fleuve vient de disparaître de la page d'accueil de Mediapart... Un coup d'épée dans l'eau.
Saul Santangelo des Regs