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Billet de blog 13 mars 2020

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Sur un Air de Campagne (107)

Quand on est jeune, pour ne pas se laisser dévorer par le désir de célébrité, il faut lire et lire encore... Je crois me souvenir que le mot « Robot » est d'origine tchèque. Comme le « Rubik's Cube ». Mais à l'occasion de ce premier tour des Municipales, j'ai préféré écrire mon « film américain. » Il s'intitulera ; « The Subprides. » Petit synopsis préliminaire...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pour un petit Tour dans la Ronde © Santangelo

Samuel est un jeune Afro-Américain de 17 ans. A l'occasion d'un énième déménagements avec sa mère, il revient à Philadelphie, d'où ils ont été chassés par la crise des « subprimes. » En arrivant dans le vieux camion devant le manège qui trône près de l'hôtel de ville, la radio crachote « Streets of Philadelphia » de Springsteen.

Depuis qu'il est under-graduate, Samuel a réussi à cacher son intelligence supérieure sous un personnage d' autiste « Asperger. »

Dans le « short-bus » qui le mène à son nouveau lycée, il fait la rencontre d'une accompagnatrice de caractère, Scarlett. Dans le casque de son téléphone / « Bad Guy » de Billie Ellish. Sur son t-shirt, une représentation du « Cri » de Munch. Sur la petite étagère en kit de sa chambre, au foyer, tout Nietzsche en traduction.

Une amitié se noue entre le jeune homme et l'éducatrice. Et cette dernière comprend petit à petit que, derrière le masque, bout un esprit aventureux, rebelle et sans concession.

  • Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort ! Lui lâche-t-il au cours d'un tête-à-tête.

  • Mais tous ceux que tu veux tuer intérieurement te rendent plus inhumain ! Lui répond-elle

Peu à peu, Scarlett pressent que le petit jeu que joue Samuel peut le mener au crime de masse.

Le jour où celui-ci s'apprête à acheter une arme sur Internet, il reçoit une invitation à chatter, qui le fait renoncer.

En se rendant au stade un jour de semaine, il se rend compte que Scarlett l'a suivi. Elle lui lance : «Tu cherches les robots ? » « On croit que c'est le peuple qui a le pouvoir, mais c'est l'opinion qui gouverne » lui assène-t-il. Elle ne trouve rien de mieux à faire que de l'embrasser pour essayer de le ramener sur terre.

A la fin de l'année scolaire, la mère de Samuel décide de repartir vers la Californie, vers d'autres promesses.

En se baladant dans l'immense quartier noir de la banlieue pavillonnaire, Samuel retrouve la maison de son enfance, d'où la banque les a chassés autrefois. Parterre, une boîte de thé Twinnings comme sa mère en utilisait en guise sa boîte à couture. Il décide d'y mettre le feu, et part sans se retourner.

Mais la petite voisine, qui n'a pas quitté le quartier, éteint le début d'incendie et lui donne un rdv mystérieux sur son smartphone. C'est le même numéro que lorsqu'il a renoncé à acheter une arme. Et un pseudo mystérieux « Noni. »

La rencontre est passionnée. Après avoir fait l'amour, il lui demande : « Comment tu savais que c'était moi ? » Elle lui répond : « parce que j'ai vu la lumière entrer. »

Samuel décide de rester à Philadelphie.

  • Ton père a toujours son garage de voitures d'occasion ?

  • Laquelle tu voudrais pour me promener dans les rues de Philly durant les dix prochaines années ?

  • Et si on allait plutôt prendre une glace à l'italienne près du manège de l'hôtel de ville ?

Chanson du générique : « Son of a Preacher Man. »

Santangelo

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