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Billet de blog 14 mai 2022

Sur un Air de Campagne (316)

Houellebecq ? Post Coïtum Animal Triste. (Environ 15 pages)

Saul Santangelo
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Je suis un homme, hétérosexuel, blanc, de cinquante ans. Célibataire de surcroît. Je sais que la chair est triste et, pourtant, de temps en temps, au gré des saisons, je ressens encore, parfois, ce désir ardent qui me pousse vers le corps des femmes, et me tord le ventre de convulsions tragiques. Comme beaucoup de mes anciens amis, j'ai été mis à la poubelle, après des années de labeur intense, pas mal de changements de direction, de multiples reconversions, et autant d'aventures amoureuses. On m'a dégoûté du travail salarié et, au point où j'en suis, je suis presque tombé d'accord avec la société : elle ne veut pas de moi, et je ne veux plus d'elle. Comme les personnages de Houellebecq, en quelque sorte. J'ai déjà évoqué Houellebecq. Je voulais m'esquiver par une pirouette. J'ai fait le singe. Mais il faut en dire plus. J'avais oublié les heures de franche rigolade, volées au temps de la grande horloge murale de l'hôpital, à la lecture de « la Possibilité d'une Île » - ce roman désopilant sur la vie quotidienne dans une secte, présentée comme l'ultime lieu de repli pour les gens de mon espèce. Je n'ai pas adhéré. Je suis retourné, une fois encore, à l'hôpital. J'avais oublié aussi le décevant « Plateforme », et les clones de « la Carte et le Territoire. » Et puis, j'ai eu envie d'y revenir. De chercher, à nouveau, ce rire salvateur qui regonfle à bloc, puisque, avant d'entrer dans l'âge des relectures, c'est ce que je demande, en priorité, à la littérature.

Alors, légèrement effrayé par les quelques 750 pages du dernier opus, je me suis procuré « Sérotonine » et « Soumission », en « J'ai Lu. » Et je n'ai pas été déçu. Pour être mal en point, comme moi, et proscrits, comme nous autres, les narrateurs – Florent-Claude dans le premier et François dans le deuxième – le sont presque absolument. Mais qui sonne l'hallali sur les parias ?

Le premier, ingénieur agronome, comme le fut l'auteur, quitte son emploi de sauveur raté de l'agriculture française, et sa compagne japonaise, adepte des gangs-bangs et zoophile intermittente, en cachette, et se lance à la recherche de l'amour enfui, qu'il croit pouvoir trouver dans ses souvenirs revivifiés. Le bilan de sa vie professionnelle, le naufrage agricole, et celui de sa vie amoureuse, se solde par un zéro pointé. Une immense solitude, couplée à la perte de tout désir sexuel, mettront sur sa route un anti-dépresseur de nouvelle génération, et le suspens de ce livre, dont on a un plaisir coupable et jubilatoire à tourner les pages, se résume à l'enjeu trivial de savoir qui l'emportera, de la quête d'amour ou de la résignation médicamenteuse. D'une chambre d'hôtel parisienne à un bengalow normand, puis à un squat en pleine nature, il va assister, dans cette tentative de disparition désespérée, à l'effondrement de ses derniers espoirs, au contact d'un ancien camarade de promotion, devenu gentleman-farmer – aristocrate fermier quitté par sa femme et au bord de la faillite. L'alcool, l'âge, l'absence de désir, le mystère féminin devenu hors de portée, vont le conduire jusque dans les abîmes et les bas-fonds de son âme d'enfant autrefois choyé par le système.

Le second, professeur de littérature à l'université, se trouve confronté à l'Histoire, avec un grand « H », lors même qu'il avait agi, depuis toujours, pour s'en mettre à l'abri. L'arrivée au pouvoir, dans une France uchronique, presque comme la nôtre (le livre, écrit en 2015 anticipe les événements de 2022), d'un président religieux et de son parti «la Fraternité Musulmane », qui ont battu le parti d'extrême-droite au second tour de l'élection présidentielle, bouleverse le pays, doucement mais sûrement, et provoque la retraite anticipée de notre alter ego, qui se met à le recherche d'une nouvelle raison de vivre. Tous deux, comme moi, petits intellectuels sans histoires, à la jeunesse heureuse, et sans problèmes financiers, sont – pour parler comme dans « Psychologie Magazine » - « en quête de sens » et « en vouloir de devenir. » Ce qui les attend, après moult voyages en hexagone, les surprendra, et nous aussi.

Et de s'interroger si, sous nos yeux, ce n'est pas le spectacle de la triste fin d'une civilisation – 'judéo-chrétienne' dans le premier et 'gréco-romaine' dans le deuxième, mais les deux se valent – une civilisation qui se suicide dans une ultime période de décadence. Ou, plus modestement, la fin d'une ère. Celle de la sociale-démocratie bourgeoise qui, depuis le 19ème siècle, s'appuie sur deux piliers fondamentaux : le libéralisme économique et les libertés individuelles, en particulier celle des mœurs. Et Houellebecq de dérouler le film intime de ces deux sociaux-démocrates modérés, confrontés à la montée des populismes et à l'argumentaire bien rôdé des fascistes de tout poil, bien démunis, dans leur petit confort sans joie, tels des chercheurs d'or désormais rangés, face à des commerciaux en assurances-vies. Ils savent qu'ils sont dans le vrai, à vrai dire ils ne se sont pas beaucoup posés de questions, et se montrent incapables de réagir aux discours simplistes et formatés. Le premier a participé, bien malgré lui, à la débâcle de l'agriculture française ; le second, à la faillite du système d'éducation. Moi aussi, dans mes campagnes, je suis fort dépourvu devant les accusations hargneuses et les anathèmes stupides. Un jour antisémite, un autre homophobe et, pourquoi pas, bientôt, pédophile, tant que vous y êtes ? Mais revenons à nos moutons.

Cette fin des temps, précédée de cette grande déprime occidentale, n'est-ce pas tout simplement, nous dit Houellebecq, la fin de la prééminence du couple fondé par amour ?

Ce socle de la société, symbole absolu du bonheur durant deux siècles, comme un Graal obtenu après diverses aventures, est-il en train de se fissurer ? Et n'est-ce pas cette valeur centrale que les décadents tentent de défaire ? Car l'amour, si fort soit-il au sein d'un couple, ne peut pas grand chose face au déferlement des bas instincts, érigés en aiguillon de la bourgeoisie. Et ses derniers défenseurs de se montrer souvent un peu pusillanimes dans cette ultime bataille d'une guerre déjà longue. En somme : une grande débandade !

Dans leurs fuites en avant, nos deux anti-héros sont amenés à traverser la France, jusque dans ses recoins les plus reculés. Et l'auteur de dévider toute sa science des cartes, des territoires et de la sociologie hexagonale. La mienne aussi, de fuite, m'a conduit partout, avant de me ramener toujours à mon point aveugle – l'hôpital psychiatrique de M. - et comme ces deux narrateurs désabusés, j'ai eu le sentiment « d'avoir fait le tour de la question » - comme on dit dans « L'Obs. » C'est à l'hôpital, justement, que j'ai pu assister à un étrange ballet, un étrange balai plutôt : celui des femmes et des hommes de service qui passent la serpillière, sinon toute la journée, du moins plusieurs fois par jour. Devant ce spectacle quotidien, j'ai pu observer trois comportements différents. Il a ceux qui marchent sur le sol mouillé et récemment nettoyé, sans scrupules, sans même y faire attention. Ceux-là traversent la vie comme des obus trouant le silence des ciels. Et puis, ceux qui restent immobiles, incapables de franchir l'obstacle, fruit du travail et de l'amour des hommes, et qui renoncent à sortir prendre l'air. Les timides, les privés de dessert. Et puis, il y a une troisième catégorie de patients, plus rare, qui réunit tout ceux qui jouent à sauter de parties sèches en parties moins mouillées, comme à la marelle, et s'amusent en pitreries, jusqu'à obtenir un sourire, rare, du travailleur manuel, comme un passeport pour la liberté ou, plus exactement, un billet pour la énième cigarette inutile de la journée. Je ne m'étendrai pas sur la quatrième catégorie, faite de ceux qui s'envolent littéralement au-dessus du sol lavé et mouillé, comme de drôles d'oiseaux. (Tiens, si je m'en accordais une? Sur la question du tabac, je suis aussi réactionnaire et obsédé que Houellebecq...)

Pourquoi lit-on de tels livres ? Pourquoi les écrit-on ? Parce que l'on est seul et sans désirs ? Ou parce qu'on a peur de l'être ? En achetant ces deux ouvrages sur Amazon, j'ai eu la surprise de constater qu'ils bénéficiaient de centaines de commentaires de lecteurs, alors que, d'ordinaire, les livres que je m'y procure, n'en ont pas plus que d'orteils sur un pied droit. Des milliers de commentaires, à tel point que je me suis questionné de savoir si le peuple littéraire de France ne se résumait pas à la fracture entre lecteurs de Houellebecq et fans d'Harry Potter. Certains commentaires accompagnés même, parfois, de photos de l'ouvrage de poche et d'un selfie du client. Pour « Sérotonine » la moyenne des 1520 commentaires est de 4,1 étoiles sur 5. Je passe sur les calculs complexes qui permettent de dresser une telle couronne de lauriers. J'ai essayé de m'intéresser aux ratios et autres calculs statistiques, dévoilés en toute transparence par Amazon, mais ça s'avérait un peu rébarbatif, niveau mathématiques, pour un littéraire comme moi. Qu'est-ce qui pousse tous ces gens à donner leur avis sur Houellebecq ? Un avis qui se retrouve à coup sûr noyé dans la masse. Leur lecture suffit-elle à faire la culture d'un cadre moyen ? À justifier les ambitions artistiques sacrifiées pour gagner de l'argent ? Il y aurait un beau livre à écrire, dans la veine des « Brèves de Comptoir », à partir des commentaires de lecteurs sur Amazon. Celui-ci, par exemple, aussi décalé que le roman en question : «ça se lit... ça glisse bien... Je me suis laissée séduire facilement... Mais la multiplication des scènes de sexe, ce n'est pas ce que j'attends d'habitude chez un très grand auteur ! » « Un très grand auteur », vraiment ? Et le plus terrifiant, dans tout ça, c'est de lire des commentaires souvent intelligents, drôles et pertinents. Il faut dire qu'il en impose, le Michel. Avec la dizaine de romans, les deux essais et les trois livres de poésie et, notamment, une édition en Garnier / Flammarion, une en « Poésies - Gallimard », des études, un livre intitulé « En Présence de Schopenhauer » et un « Cahier de l'Herne. » Sans parler des traductions dans multiples langues, peut-être même dans des langues inconnues de moi... La fin d'une ère ? Une fin de civilisation ? Oui, sans doute. Un manque de repères... Mais n'est-ce pas aussi en raison de la déliquescence des institutions, la paresse des passeurs, et la fin des hiérarchies dans le monde des lettres et des idées ? Houellebecq, écrivain réaliste et visionnaire ? Ou critique d'une réalité télévisuelle et visionnaire du commerce Internet ? Après de longues et prolongées recherches, j'ai dû constater que Tatiana de Rosnay, Guillaume Musso et Véronique Grimaldi inspiraient, eux-aussi, de nombreux clients-commentateurs, mais beaucoup moins de publications prestigieuses...

François, le prof de fac de « Sérotonine », est spécialiste de l'oeuvre de Huysmans. Il a travaillé durant des années sur sa thèse, a écrit un petit livre, et continue d'écrire quelques petits articles, pour des revues confidentielles, quand il a le temps, entre deux mercredis de cours magistraux. Le monde de l'université française est fascinant. J'y reviendrai, un jour. J'ai déjà évoqué Huysmans, aussi. Je l'ai vaguement étudié à la fac, il y trente ans. Enfin, pour être plus exact, j'ai assisté à une unité de valeur, en deuxième année. C'était à Brest. Je ne sais pas pourquoi Huysmans se conjugue mal avec la Cité du Ponant... Mais, François, à la Sorbonne, pas plus que moi, n'a pu dépasser ce maître en décadence, qui a fini sa vie au monastère, comme oblat, pour expier une jeunesse de débauche, de stupre et de fornication. Peut-être parce que lui se contentait uniquement de prostituées ? Ou parce que la période décadente que nous vivons est plus délétère encore que la sienne... Plus tard, malgré quelques tentatives de transfert sauvage de l'hôpital vers l'abbaye de L., lors de courses folles, me ramenant invariablement à Brest, dans des trains bondés et surchauffés, je n'ai jamais trouvé le taxi bienveillant qui m'aurait conduit jusqu'au refuge des moines, où je croyais que la vie serait plus douce, le temps d'un court séjour... Bref, pas plus que moi, François ne sait à quel saint se vouer. Alors qu'il aurait suffi de s'installer en couple avec la petite Myriam, une de ses nombreuses conquêtes étudiantes, mais celle-là n'est-ce pas... Au lieu de cela, il la laisse s'échapper et, petite juive obéissante, suivre ses parents jusqu'en Israël, par crainte des événements politiques pour le moins inquiétants – l'islamisation à marche forcée de la France. Comme le personnage de « Sérotonine », celui de « Soumission » a connu l'amour, le grand amour, l'Amour, avec un grant-A, mais aucun des deux n'a eu assez de maturité pour « bâtir une famille » - comme on dit dans « Femina Hebdo. ». Moi, non plus. Nous croyant protégés par notre culture, nous sommes tombés dans le piège de la modernité. Et nous avons préféré « la quantité à la qualité » – comme on dit au lycée Tristan Corbière, encore, de nos jours, dans cette belle ville de M. (Tout est calme, je m'en grille une autre !)

J'ai été surpris, lors de la sortie hyper-médiatisée du dernier Houellebecq, en janvier, accompagnée d'extraits du texte mis en ligne avant la parution, obligeant tous les journalistes a en parler avant de l'avoir lu, de trouver des prêtres et des évêques dans ce concert de louanges. Comme si les professions de foi médiatiques de l'auteur avaient définitivement supplanté son goût pour le vide et le pessimisme radical, inspirés de Schopenhauer, son grand maître en cynisme. Faut-il le croire lorsqu'il achève « Sérotonine » par une allusion à la crucifixion ? Et lorsqu'il achève « Soumission » par une conversion à l'Islam ? Pour ma part, j'y vois surtout la manifestation de son humour féroce, cet humour qui, surtout dans « Sérotonine », fait d'un mélange d'angélisme décalé et de méchanceté gratuite, provoque un rire irrépressible, en quintes successives. Un humour qui le sauve de tous les excès et permet de faire avaler, à ses lecteurs, des couleuvres grosses comme des anacondas et des extravagances tout à fait réjouissantes dans leur fantaisie. Réaliste et chrétien, vraiment ? Ou sarcastique jusqu'au blasphème ?

Dans un roman, il y a quinze ans, j'ai raconté quelques-unes de mes aventures amoureuses et de mes « exploits sexuels » d'une manière que je croyais humoristique. J'y parlais de chattes, d'absence de poils, de pets qui viennent empêcher un coït et même de « fist » Mal m'en a pris. J'escomptais gagner un peu d'argent, en surfant sur la vague autofictionnelle, et je ne fus pas publié. Et j'ai perdu l'amitié de mes amies. Et si tous ces lecteurs-commentateurs de Houellebecq étaient en réalité tout simplement émoustillés, et désireux d'aventures semblables, en lisant les scènes de porno-soft que l'on trouve dans ses livres, plutôt que convaincus par le message d'amour et le constat d'échec de la décadence ?

Au final, j'ai beaucoup ri, j'ai aimé ces personnages magistralement campés, « plus vrais que nature » - comme on dit dans « TV Magazine » - et tout ça contribue à un réel plaisir de lecture. C'est déjà beaucoup lorsque l'on est un homme, blanc, hétérosexuel, de cinquante ans, et célibataire de surcroît. Et, tout ce que j'espère, en publiant cette petite critique sur mon blog, c'est que quelques lecteurs jouent un peu, avec moi, avec Houellebecq, comme on joue avec la femme de ménage qui vient de passer la serpillière, en sautant de parties déjà sèches en parties à peine mouillées, pour que, finalement, avec le sourire, la cigarette suivante soit aussi bonne que la première, et que sa puissance de plaisir intense vienne éclater dans le cerveau, là où les molécules mortifères font, depuis longtemps déjà, leur œuvre de recapture de la sérotonine.

Santangelo

Apostille (lèse-majesté) :

Pour tenter d'emballer ma critique dans un joli paquet-cadeau, je me suis également procuré « la Poursuite du Bonheur », un livre de poésie de Houellebecq, paru en 1997. Et, très vite, j'ai compris que je n'aurais pas dû. La quatrième de couverture promet un recueil de « forme classique très maîtrisée » et un auteur qui ne serait, rien de moins, qu'un « Villon de la modernité. » Mais, en guise de classicisme, il nous propose que des alexandrins bancals, aux pieds mal lavés. En guise de poésie « populaire » que des évocations de clichés éculés sur la nature, la nuit ou la ville. Le tout sentant la naphtaline des poèmes adolescents que l'on a ressortis des cartons par pur opportunisme. J'avais un bon souvenir des poèmes chantés de et par Houellebecq, mais ceux-ci ne sont accessibles qu'au quinzième dégré et encore, le rire provoqué alors n'est même pas jubilatoire. Du Parnasse de catéchisme. Du Paul fort pour les garçons. Il faut donc mieux laisser cette poésie où elle dort : dans les caves des éditions Librio, dont le grand mérite, connu de tous, est de proposer des textes à 3 euros. Ainsi, page 35, une page blanche, à l'exception de trois vers, au milieu : « Pourquoi ne pouvons-nous jamais / Jamais / être aimés ? » ça laisse pantois. À moins d'en tirer la leçon qui s'impose sur la biographie de l'auteur : est-ce ainsi qu'il s'est vengé des femmes, encore jeune auteur prometteur, et qu'il a pu séduire pour aboutir à ces scènes érotiques très abouties, qu'il propose désormais dans ses romans ? Si bien que je me suis demandé si les éditeurs ne s'étaient pas trompés de livres, si ils n'avaient pas confondu avec le premier Anna Gavalda, qui aurait pu s'appeler « la Poursuite du Bonheur » alors que celui-ci aurait dû s'intituler « je Voudrais que Quelqu'un m'Attende Quelque Part. » Je vais donc oublier très vite ce petit livre, comme d'autres poètes de printemps et d'autres poètes divers, pour me souvenir uniquement des cascades de rire procurées par « Sérotonine », en me disant que j'ai eu tort de regretter, que j'ai bien fait de détruire tous mes poèmes de jeunesse. Car, comme me l'a soufflé quelqu'un, la littérature c'est comme le vélo : il faut des dispositions, mais ça s'apprend...

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