santé - sécurité - autorité

Un projet de révision de notre devise nationale et de son emblème.

 © Sébastien Brunel © Sébastien Brunel
Hier soir, le président de la république et le ministre de l'intérieur on supprimé ma liberté de circulation. Je n'aurai par exemple plus le droit d'aller lire un livre seul dans un parc, ou de me promener au bord du fleuve. Je garde par contre le droit de prendre le métro si c'est pour aller travailler...

Je n'entend pas dénier la gravité de la pandémie en cours, ni contester la nécessité urgente des comportements individuels et collectifs préconisés par les médecins.

Mais...

L'état a décidé d'agir sur ce sujet, pour éviter des morts par milliers. Pourquoi ne prend-il pas des décisions aussi fermes sur d'autres sujets, qui tuent eux aussi des milliers d'humains ( pauvreté, réchauffement climatique, vente d'armes... ) ?

Notre acceptation sans condition des mesures de contrôle social déployées par un état qui, après ses prédécesseurs, détruit impitoyablement depuis des années l'hôpital public, la recherche et l'idée même de solidarité n'est elle pas étrange ? Nous sommes contraints de dire oui à l'enfermement et la fin de toute vie sociale pour éviter une catastrophe sanitaire rendue possible par la baisse continue du nombre de lits dans les hôpitaux.

Nous savons qu'il n'y a pas de retour en arrière en matière d'érosion des libertés. Une fois que nous sommes habitués à l'extension du fichage, au contrôle et à l'arbitraire, l'état va chercher à maintenir et élargir ces dispositifs de contrôle, comme il l'a fait avec l'anti-terrorisme. 

Nous renonçons à beaucoup de nos droits fondamentaux pour sauver des vies.
Quels comptes allons nous demander à l'état en retour ?

 

 

 

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