Dans les établissements scolaires français on accueille les « primo-arrivants ». C'est bien. A tout âge, de tous pays, les élèves sont scolarisés, comme Newran et Dylaxsana. Hier pourtant, ils n'étaient plus là. La demande d'asile politique que leurs parents avait formulé a été refusée. Depuis dix ans, c'est ainsi. Des élèves disparaissent. Ils ne sont pas enlevés, ils sont retirés. Cette famille en demande d'asile ne va pas cependant repartir « d'où elle vient ». Et puis, d'où vient-elle ? D'ailleurs, d'où vient-on ?
Alain disait qu'il y a deux sortes d'avenir à distinguer : l'avenir qui se fait et l'avenir que l'on fait. L'avenir réel est un mélange, un assemblage des deux. L'avenir qui se fait est du domaine du naturel sur lequel l'homme n'a pas prise, comme un séisme. L'avenir que l'on fait est le monde des hommes, par lequel on agit.
Si les modèles idéologiques se sont effondrés ; la propagande et la logique de guerre continuent. Tous contre tous, nous sommes en guerre. En dépit des états et au-delà des nations, nous sommes en guerre économique. Et, c'est une guerre civile.
Oui, la famille en demande d'asile sur le territoire français va se cacher et survivre avec toute la force et la volonté de l'humain. Elle va rester, ici chez elle, là où elle se sent bien. Les gens ne fuient pas pour la frime ou pour passer à la TV. Leur volonté les pousse à agir pour être en paix.
Cela s'appelle l'espoir.