... A commencée peut-être en 1950 à l'arrivée des télévisions dans les foyers.
La TV désacralise. Elle impose son point de vue et expose ce qui est vu(e). Il n'y a pas d'art dans l'industrie télévisuelle. Elle montre à plat, grossièrement. Elle brise les liens en piétinant les symboles, bafouant l'intime (et l'intimité). C'est une barbarie exemplaire. La TV dispose aussi. Elle dispose de notre inconscient à notre place, pour le compte de grandes marques industielles. Elle dispose de notre disponibilité. Nous sommes vacants, elle se sert et revend. Du négoce de l'inconscient. Si nous abdiquons, elle remplace notre dynamique par de la vacuité. Puis, modèle nos désirs par le vide. Le désir devient besoin, le plaisir se fait jouissance, la démarche, pulsion et la réflexion, réflexe. Abandonnés de nous-mêmes, nous errons sans identité dans l'Adès du néo-libéralisme. Cercle vicieux, le vide appelle le néant et entraîne la mort, ou plutôt le non-être. Si nous perdons la relation, nous trouvons le contrôle. Puisque nous ne cherchons plus rien, nous adoptons, sans considération, ni discernement, les modes opératoires instillés. Sans valeurs, sans substances, délestés de "l'aura", nous convergeons vers l'absence. Nous passons de "l'inter" au "cyber".
Ressaisissons-nous. Réincarnons l'existence, l'étendue, le flux. Sublimons l'inconscient dans la réalisation. Nous devons contextualiser et contribuer. Faisons envie.