Montée en puissance : Hot Tuna "First pull up, then pull down"

Candy Man © Hot Tuna - Topic

 

Ce "First pull up, then pull down" deuxième album en 1971 de Hot Tuna est encore un live. Le groupe formé en parallèle du Jefferson Airplane l'année précédente par Jorma Kaukonen et Jack Casady pour arpenter les chemins d'un blues plus profond se contente de concerts pour exister et il faudra attendre l'année suivante (et la mort de l'Airplane pour que Hot Tuna passe du temps en studio et peaufine son répertoire, enrichi des propres compositions de Kaukonen et les publie sur le somptueux "Burgers" (Grunt 1972).

Par rapport au trio intimiste - guitare acoustique, basse électrique, harmonica - du "Live at New-Orleans House" de San Francisco (première manifestation discographique sortie presque en catimini à l'été 70), Casady et Kaukonen ont bâti un vrai groupe électrique, densifiant le son en invitant le batteur Sammy Piazza et le violoniste Papa John Creach (entendu sur certains morceaux de l'Airplane depuis l'album "Bark"). "First pull up, then pull down" définit ainsi la forme et le son de ce que va devenir Hot Tuna.

A l'exception notable de "Been so long", composition de Kaukonen qui deviendra un de ses classiques et de "John's other" signé de Creach, le groupe puise ses morceaux dans les traditionnels, "Want you to know" et "Never happen no more" et les reprises des grands anciens, Lightnin' Hopkins (une version un peu longue et pénible de "Come back baby") et surtout Reverend Gary Davis, maître bien nommé de Kaukonen dont ils reprennent "Keep your lamps trimmed and burning" et l'excellent "Candy man".

Cette réédition Vinyl Replica reprend avec précision les visuels d'origine et propose un son parfait.

 

hot-tuna-first-pull

 

Hot Tuna - First pull up, then pull down (Vinyl Replica Collection)

Etats-Unis 1971     Blues Rock    Note 8.0

Un CD Culture Factory

Une chronique SEFRONIA de  Francois Branchon

> Plus d'infos sur cette chronique ici

> Des milliers d'autres chroniques ici

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.