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Billet de blog 10 octobre 2015

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Pulse, pulse : The Johnny Almond Music Machine "Patent pending"

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les adorateurs du John Mayall des sixties connaissent et vénèrent Johnny Almond, membre quelques mois de 1969 des Bluesbreakers où il illumine le groupe de son saxophone et de sa flute. Avec lui Mayall gravera deux albums, "Looking back" en juin 69 et surtout, l’exceptionnel "Turning point", concert enregistré en juillet au Fillmore East de New York, nimbé de bout en bout de la grâce d’un Almond central, son saxophone ou sa flûte parfois suspendus jusqu’à l’évanescence. Peu après, Mike Vernon, producteur de Mayall et de tout le blues anglais d’alors, le convainc de se lancer sous son nom propre. Johnny quitte Mayall (qui a l'habitude d'être quitté) et fonde la Johnny Almond Music Machine.

Le bougre avait su s’entourer. A la guitare Steve Hammond, ancien d’Eric Burdon et Chris Farlowe qui rejoindra plus tard Quatermass, fleuron obscur du rock progressif anglais. Le bassiste Roger Sutton est un ancien de Tim Rose, Julie Driscoll et Steampacket, et fondera Nucleus, groupe phare du jazz expérimental anglais. Geoff Condon à la trompette est un ancien de Zoot Money et Chicken Shack, quant au batteur, Alan White, ancien comme Almond de l’Alan Price Set, il sera le batteur du Yes de la grande époque.

Johnny Almond joue de trois saxophones, de deux flutes, de l’orgue, du vibraphone, de la clarinette basse et même du Mellotron – que les Moody Blues viennent de populariser – mais il saura utiliser le monstre avec la parcimonie nécessaire.

La musique proposée est une alliance d’ambiances groovy(à la Jimmy Smith / Lalo Schifrin), d’introspections méditatives, de psychédélisme obsessionnel. Il cousine par moments avec les géniales divagations d’un Pharoah Sanders, ou domine sans coup férir ce qu’Herbie Hancock tentera en intégrant des rythmiques rock.

Répertoire original – une seule reprise, "Before dawn" de Yusef Lateef – que Johnny Almond, admirateur de Roland Kirk – l’homme qui jouait en même temps de la flute et du sax - propulse, guide, colore, avec une grande finesse. La Music Machine dura peu, ne joua jamais live, et l’album passa quasi inaperçu, à l’instar des remarquables et inventifs albums de East of Eden, autres pionniers de la même période.

Johnny Almond, poursuivra une carrière avec Jon Mark (le guitariste acoustique acolyte dans "Turning point") sous le nom de Mark-Almond. Il est mort en 200


The Johnny Almond Music Machine       Patent pending

Rock Jazz Note 9.0

1969

Un CD Cherry Red > Esoteric

Une chronique SEFRONIA de Francois Branchon

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