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Billet de blog 21 févr. 2013

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Relevé de conteur : Donovan "The Donovan concert Live in L.A."

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La déchéance d'un artiste se mesure à l'aune de la vénération qu'on lui a voué. Troubadour céleste des 60's, Donovan personnifiait à merveille cette essence magique et vaporeuse s'échappant des accords, celle qui emmène loin, et haut...
Tirant un trait sur toutes ses tentatives rock, lourdes et vaines, des années 70 et 80, l'album "Sutras" en 1996 laissait entrevoir de furtifs retours de grâce ("Please don't bend") et puis plus rien. Inspiration tarie. Donovan donne à présent quelques concerts acoustique ici et là, sortes de "relevés de compteurs" pour cinquantenaires nostalgiques, à l'image de celui filmé ici à Los Angeles en 2007 pour la fondation de David Lynch ("Fondation pour l'éducation basée sur la conscience"...).
Et que dire sinon malaise... Le set est un "best of" des grandes chansons du passé que Donovan, paré d'une tunique bariolée de rigueur, chante mal, ou tout simplement qu'il ne parvient plus à chanter. Sa guitare est une purge, acoustique au son métallique grinçant et surtout, moments pesants, il inflige sur un ton de conteur emphatique des transitions bouffies d'auto-satisfaction ("Moi et les Beatles, moi j'ai appris le picking à Harrison, moi et les Beach Boys, moi et le Maharishi, moi et untel..."), évoquant les autres pour se valoriser soi, typiques des has-been se croyant toujours au sommet du cône.
Mentions spéciales aux "guests" : l'ex-Beach Boys Mike Love, invité à "chanter" sur un morceau et se contentant d'être là, courgette vivante béate, et Celeste, la fille de Donovan, jeune paraissant déjà bien vieille, à la voix sans intérêt.
Un seul bon moment (à voir ci-dessus), qu'il faut chercher dans les bonus : une version de "Sand and foam", dont il improvise un pont proprement mystique jamais entendu à ce jour (petit retour d'acide Mr Leitch ?). C'est bien maigre pour un concert qui dans l'ensemble se fout du monde.


Donovan        The Donovan concert - Live in L.A.

2007

Un DVD Wienerworld

Folk       Note 4.0

Une chronique SEFRONIA de Francois Branchon

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