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Billet de blog 30 mars 2013

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Le Crime ressort du bois : Crime and the City Solution "American twilight"

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Adroitement remis sur orbite grâce à des retrouvailles sur scène depuis quelques années, puis par une bonne compilation il y a quelques mois ("A history of Crime, Berlin 1987-1991"), le Crime ressort du bois pour son premier disque depuis "Paradise discotheque" (1990).
La formation actuelle du groupe mêle membres historiques (Simon Bonney, Bronwyn Adams, Alexander Hacke) et mercenaires aguerris : Jim White (batteur au CV long comme le bras), Troy Gregory (ancien bassiste des Witches) et David Eugene Edwards (guitare). Ce dernier retourne ainsi s’abreuver à une des sources essentielles de son inspiration au sein de 16 Horsepower puis Wovenhand – deux groupes qui ont fait vivre le style de rock gothique, incantatoire et théâtral en l'absence de Crime & the City Solution. La mayonnaise prend bien et on a affaire à un gang très affûté.
Le début du disque est marqué par l'empreinte de D.E. Edwards : tout d'abord le riff épique de "Goddess", classe et puissante ; puis le blues explosé de "Riven man" et ses cuivres désaxés. La suite est une progressive reprise de pouvoir par les "historiques" du groupe. La longue "Domina" est une rupture avec le tempo nerveux et l'ambiance claustrophobe des titres précédents : une guitare slide, des chœurs mâles plantent un décor réservant de l'espace aux divagations ésotérico-érotiques de Simon Bonney. "The colonel (doesn’t call anymore)" est du Crime & CS pur jus, avec le violon de Bronwyn Adams et des guitares à l'écho menaçant plantant un décor minimal dans lequel Bonney vient rôder, avant que n'éclate l’orage électrique. Ample et crooné, "Beyond Good and Evil" marque le pas. La chanson "American twilight" fait du raffut binaire de manière plutôt récréative, entre harangue à la Mark E. Smith (The Fall) et commentaire sociétal. "Streets of west Memphis" prolonge plus littérairement le titre précédent, en une sorte de boléro gravissant sans se gêner la pente glissante du lyrisme.
Irriguée par un sang neuf, la musique de Crime & the City Solution sort de deux décennies de sommeil en ayant tout conservé de son style.


Crime and the City Solution        American twilight

2012

Pop Rock        Note 7.0

Un CD   Mute

Une chronique SEFRONIA de Jérôme Fiori

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