Segesta3756
Abonné·e de Mediapart

639 Billets

1 Éditions

Billet de blog 2 déc. 2014

Les néo-nazis sévissent en Ukraine, mais le nazisme n'est plus le "mal absolu" (pour l'Occident) - par Maria Grazia Bruzzone

Segesta3756
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

2.12.14 - Ci-dessous la traduction d'un article de la journaliste Maria Grazia Bruzzone paru initialement le 30 novembre sur le site du quotidien italien La Stampa, dans sa partie blogs. 

Juste un mot sur La Stampa, le quatrième quotidien national et l'un des journaux italiens les plus anciens. Fondé en 1867, il appartient au groupe Agnelli et est généralement classé au centre-droit. On ne peut donc pas le soupçonner d'être un rejeton du fantomatique "clan" pro-Poutine qui semblerait sévir sur le web, aux dires de certains et selon la classification (assez arbitraire) d'un certain nombre de lecteurs ayant pris l'habitude de traiter de "rouge-brun" tout ce qui s'écarte de la ligne atlantiste dominant actuellement le mediastream. 

Maria Grazia Bruzzone, bien que publiant sur un blog, est bien journaliste. Si on jette un coup d'oeil aux articles publiés sur son blog, on ne peut qu'être frappé par leur qualité. Elle est aussi l'auteure d'un livre intitulé L'avventurosa storia dei tg in Italia, je traduis, "L'aventureuse histoire des journaux télévisés en Italie", publié en 2002. Elle a fait partie de la rédaction romaine de La Stampa. Etant donné qu'il s'agit d'une journaliste professionnelle, je ne tarderai à qualifier cet article d'enquête journalistique au sens plein du terme, bien qu'elle figure dans la partie blogs du journal. 

Je précise ces détails parce que, bien que la grande partie de ce qui y est relaté, soit déjà connu par les lecteurs qui suivent les événements en Ukraine, la partie finale avance une hypothèse qu'on n'a peut-être pas suffisamment pris en considération, mais qui permettrait d'envisager le fil conducteur de l'histoire de plusieurs pays de l'ancien bloc de l'Est, tout le long de l'après-guerre froide, comme une longue entreprise de déstabilisations dont la constante serait la présence de groupes para-militaires dirigés par la même organisation, l'UNA-UNSO. 

Les néo-nazis sévissent en Ukraine, mais le nazisme n'est plus le "mal absolu" (pour l'Occident)

par Maria Grazia Bruzzone  

30.11.14  - Il y a une semaine l'assemblée générale de l'Onu a approuvé une motion présentée par la Russie qui condamne les tentatives de glorification de l'idéologie nazie et la conséquente négation des crimes de guerre nazis, y compris l'Holocauste. La résolution relève et condamne aussi l'augmentation des attaques racistes partout dans le monde et propose d'appliquer la Convention Internationale sur l'élimination de toute forme de discrimination raciale adoptée par l'Onu en 1969 mais jamais vraiment mise en pratique.

Les médias italiens ont presque complètement ignoré la nouvelle, qui présente cependant des aspects intéressants, soulignés par des blogs alternatifs (voir ici), y compris nationaux (ici et ici). Du reste, ils parlent peu aussi des atrocités qui continuent d'être perpétrées en Ukraine, comme témoigne aussi le dernier rapport de l'Onu.

On dira que la motion reprenait d'autres résolutions du genre approuvées aux Nations Unies, même récemment (2010, 2012).

On dira que cette dernière résolution était une manière fourbe et propagandiste du Kremlin pour recueillir une condamnation indirecte du nouveau gouvernement ukrainien, né d'un "coup d'état" sponsorisé par les Etats Unis et avalisé par l'UE.

Le fait est que, si dans d'autres occasions semblables il y a eu l'unanimité ou presque, cette fois ça s'est passé autrement.

Les voix favorables ont été 115, 3 les contraires, 55 les abstenus. A voter contre il y a eu les USA, le Canada et l'Ukraine - c'est la première nouveauté. La deuxième est que les pays de l'Union Européenne (ambigus et un peu hypocrites, comme il arrive souvent)se sont abstenus en plus de plusieurs états nord-africains. Abstenue aussi l'Allemagne, tandis qu'Israël n'a pas pu nier son oui, tout en s'associant au reste du monde.

Un tournant idéologique. C'est ce que souligne un blog italien décidément "de gauche" qui observe comment à cette occasion le "mérite" de la motion (la condamnation du nazisme) perde de poids, ne compte plus. L'important est de contraster l'adversaire (la Russie) et soutenir l'allié (l'Ukraine de Porochenko et Pravy Sektor).

Un vote purement "politique", certes. Mais qui renverse une manière de penser enracinée dans la tradition culturelle occidentale et en particulier européenne - en sait quelque chose la génération qui a grandi dans l'après-guerre dans le mythe des USA "sauveurs" de l'Europe du perfide criminel Hitler gazeur de Juifs et de minorités (mais du rôle décisif de la Russie à arrêter le Fuhrer, et des 23 millions de russes morts, entre militaires et civils, on en parlait et on en parle peu).

"Avec ce vote le concept de "mal absolu", historiquement et unanimement identifié dans le nazi-fascisme, ne possède plus les contours des valeurs reconnues et reconnaissables par tous - observe le blog - mais devient simplement l'étiquette à estampiller sur l' "ennemi du moment". L'intégrisme islamiste-sunnite de l'Isis peut être nommé comme le nouveau "mal absolu', tandis que les nazi-fascistes en chair et en os-barres-de fer-fusils - dans n'importe quel pays allié de l'Occident - ne le sont plus".

C'est un tournant qui date désormais de plusieurs décennies. Combien de "nouveaux Hitler" ont été pointés du doigt, depuis Noriega à Saddam Hussein, de Milosevic à Kadhafi ? Jusqu'au même Poutine ces derniers mois. Mais sans renverser les termes de la question, sans nier explicitement le "mal absolu". Nazi originaire, comme le fait par contre le récent vote négatif à l'Onu de la part des USA, du Canada et de l'Ukraine.

Ukraine et néo-nazis. Le tournant idéologique serait le problème mineur si des néo-nazis en chair et en os étaient non seulement tolérés mais même utilisés, financés, récompensés avec les charges parlementaires, ministérielles et non seulement. C'est ce qui arrive en Ukraine comme, depuis un an de la soi-disant "révolte de Maidan" et en coïncidence du vote à l'Onu, documentent plusieurs billets (dont une partie sur le site canadien Global Research).

Du reste c'est arrivé depuis le début, lorsque le factions d'extrême droite ultra-nationaliste, avec des drapeaux et de clairs symboles néo-nazis, ont joué un rôle décisif dans le "coup d'Etat" qui a renversé le président Viktor Ianoukovitch (corrompu tant qu'on veut mais régulièrement élu) tout en donnant vie au gouvernement Arseny Iatseniuk. Un scénario écrit depuis longtemps par le Département d'état américain, ça a été amplement prouvé, contre la volonté des Européens qui avec le président sortant avaient signé un accord, renié le jour suivant après les furieux, obscurs affrontements sur la place pendant la nuit entre la police et les manifestants, parmi lesquels se distinguaient les milices de Secteur Droit (Pravy Sktor) et de mystérieux snipers, des désordres qui provoquèrent la fuite de Ianoukovitch (Underblog ici et ici avec plusieurs liens, et encore ici, certifié et décisif).

Des néo-nazis en Ukraine au gouvernement… Ils sont nombreux, malgré la très faible affirmation de leur parti. En faire un liste est inévitable (ici et ici).

Andry Paruby. Secrétaire du Conseil Ukrainien de Défense et Sécurité Nationale. Paroubiy avait fondé le Parti National Socialiste de l'Ukraine, formation d'extrême droite ultra-nationaliste et néo-nazie née en 1991 qui, malgré le nom changé en Svoboda (=liberté) siège au parlement (bien qu'avec seulement 6 élus) tout en continuant à utiliser tranquillement des symboles et des drapeaux nazis et à se revendiquer de Stepen Bandera, le collaborationniste ukrainien de l'Ouest rangé du côté de HItler, et qui était par contre combattu par les Ukrainiens de l'Est alliés avec l'Union Soviétique de Staline. La haine féroce qui oppose les deux parties de l'Ukraine est à cause de cela, ainsi que d'affrontements encore plus anciens. Il serait utile approfondir pour mieux comprendre les positions.

Oleh Tyahnybok, leader de Svoboda, parti qui siège au parlement (Tyahnybok photographié il y a quelques années avec le futur premier ministre Iatseniuk avec le sénateur US John Mc Cain et Victoria Nuland, assistante de John Kerry pour l'Europe et l'Eurasie, faucon néocon mariée à Robert Kagan, la vraie architecte du plan ukrainien qui a coûté 5 milliards, comme le déclara elle-même, et dont l'échange téléphonique dans lequel elle envoyait carrément les Européens se faire foutre, a été divulgué.

Dmytro Yarosh, vice Secrétaire pour la Sécurité Nationale. Leader de Pravy Sektor, supervise les forces armées avec Parubiy. Pravy Sektor inclut le groupe d'extrême droite Patriotes de l'Ukraine et les paramilitaires de UNA-UNSO (voir plus loin). Dans leurs enseignes il y a les runes nazies, les croix gammées et d'autres symboles nazis.

Oleksandr Sych, vice Premier Ministre. Sych est membre du parti Svoboda.

Ihor Shvaika, ministre de l'Agriculture, idem.

Andriy Moknyk, ministre de l'Ecologie. Mokhnyk est vice leader de Svoboda.

… et au parlement, des chefs de bataillons de milices qui sèment la terreur dans l'Est. Des escadrons de volontaires/mercenaires qui côtoient/remplacent l'armée régulière de Kiev et la Garde Nationale dans la guerre ethnique contre les soi-disant "séparatistes philo-russes". Ils seraient 34 ou 50 et compteraient plusieurs milliers de miliciens, 7.000 seulement dans le "Dniepr" selon l'AFP.

Oleg Lyashko, chef du Radical Party qui porte aussi son nom, ainsi que du bataillon "Shaktar". Human Right Watch et Amnesty International en ont condamné les actions dans l'Est de l'Ukraine, mais aussi les séquestrations et les tortures à l'égard de  ses concurrents (vidéo ici). Global Research ajoute des accusations de viols et de jeunes volontaires contraints de se prostituer (vidéo), bien que Lyashko, qui était candidat à la présidence, soit considéré un politicien en ascension.

Sergey Melnichuk, commandant du bataillon "Aydar" au sort incertain, député choisi par Lyashko.

Andrij Teteruk, neo-sénateur et commandant du bataillon "Myotvorets" (=qui amène la paix), milice de police qui "restaure l'ordre dans les positions libérées, les nettoie des criminels et des armes", selon ses dires. Traduit : milices punitives.

Semen Semenchenko, nouveau sénateur lui aussi, son bataillon "Donbass" est responsable de beaucoup d'horreurs contre les civils de l'Est.

Yuri Bereza, néo sénateur, commande le bataillon "Dniepr-1" financé par Ihor Kolomoïsky, le puissant oligarque banquier deuxième ou troisième homme le plus riche du pays, depuis peu nommé gouverneur de Dniepropetrovsk. Kolomoisky, passeport ukrainien, chypriote et israélien, aurait planifié et financé le massacre d'Odessa dans lequel ont été torturés, mutilés et enfin brûlés 37 civils, dont 19 Juifs. Le bataillon pullule de croix gammées et mercenaires néo-nazis. "Animaux néo-nazis", les a définis l'assistant de l'oligarque.

Andrij Biletsky, chef des groupes néo-nazis Assemblée Social-Nationale et Patriotes de l'Ukraine est le fondateur et commandant du bataillon "Azov", le plus tristement célèbre. Responsable de séquestrations, viols, tortures et assassinats de civils dans la région du Donbass mais aussi à Mariupol où il est basé, parmi ses emblèmes en plus des runes et des croix gammées (vues à la télévision il paraît qu'elles aient impressionné beaucoup les Allemands, pour le Washington Post c'est du romantisme juvénile) il y a le symbole occulte du Soleil Noir utilisé par les SS nazies.

Environ 500 hommes, "ouvertement néo-nazis" tels que furent définis par Foreign Policy dans un article d'août consacré au bataillon (mais peut-être ils sont bien plus nombreux), à égalité des bien plus nombreux "bataillons punitifs", des unités paramilitaires qui combattent dans l'Est. L' "identité européenne" promue par l'idéologue Odnorozhenko est très différente du libéralisme américain et européen, observe FP. Biletsky et promeut ouvertement la supériorité aryenne. "L'historique mission de notre nation dans ce moment critique est de conduire les Races Blanches dans le monde dans une croisade finale pour leur survie" a-t-il dit au Telegraph (repris par Consortiumnews dans un article qui met en lien les grands médias comme le NY Times etc., qui s'aperçoivent enfin en septembre des néo-nazis en Ukraine).

Et sur leur site on lit des phrases de ce genre : "Malheureusement aujourd'hui parmi les peuples ukrainiens il y a beaucoup de Russes (par mentalité), de Juifs, d'Américains, d'Européens de l'UE, d'Arabes, de Chinois et ainsi de suite, mais non pas beaucoup de gens spécifiquement Ukrainiens. Il n'est pas clair combien de temps et combien d'efforts nous faudra-t-il pour éradiquer ces dangereux virus de notre peuple".

Le FP conclut ainsi : " Les pro-russes disent combattre contre les nazis et les fascistes, dans le cas de "Azov" et d'autres bataillons ces accusations sont essentiellement vraies".

Dit en passant : il y a quelques jours le vice-commandant du bataillon "Azov" Vadim Troyan, a été nommé Chef de la Police de la Région du Oblast par le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov (la Russie demande qu'il soit recherché par Interpol pour méthodes de guerre interdites, assassinats et d'autres crimes).

A signaler aussi l'apparent processus de "nazification" en cours dans les écoles, comme témoigné par son tweet le président Porochenko sur l'entraînement militaire en tant que leçon et par l'image des symboles nazis dans une classe.

Et cependant le gouvernement USA les aide et les finance. "Si seulement le public savait que le gouvernement USA aide des monstres de ce genre", écrit Global Research tout en racontant d'une délégation ukrainienne à son arrivée à Washington pour réclamer encore de l'argent et des aides militaires. En réalité les armes, y compris létales, ils viennent de les recevoir, et ça coïncide avec la récente visite à Kiev du vice-président Usa Joe Biden - comme l'a révélé le site de hakers CyberBerkut qui a mis en réseau les listes et les documents originaux (signalés ici, en it.). Du reste une mesure pour bloquer les aides militaires US à l'Ukraine néo-nazie, présentée par un député démocrate, aurait été étonnamment bloquée, par le lobby israélien.

Le puissant lobby ultranationaliste Ukrainian Congressional Committee of America (UCCA) sait comment s'activer. Depuis l'après-guerre elle conduit la plate-forme d'extrême droite de l'OUN (Organization of Ukrainian Nationalist) incluant le culte du philo-hitlérien Bandera et entretient de solides canaux dans la droite américaine néocon.

Et si le parti Svoboda était seulement le front électoral d'organisations néo-nazies ultra-nationalistes non pas nouvelles, mais au contraire bien connues et soutenues par la même UCCA, comme l'UNA-UNSO ? Si ces organisations n'étaient pas tellement l'expression de l'opposition ukrainienne mais plutôt des forces secrètement utilisées par l'OTAN qui utilisent l'Ukraine comme base, et pas depuis aujourd'hui? Si à jouer un rôle décisif dans les épisodes de violence qui menèrent au collapsus du gouvernement ukrainien issu des élections, serait cette organisation militaire néo-nazie liée à l'Otan? 

Une thèse audacieuse, même si désormais il n'y a rien dont on puisse s'étonner. A la soutenir, c'est un article de mars dernier relancé maintenant par le site Global Research, de l'analyste géopolitique F. William Engdahl, qui se fonde aussi sur des sources personnelles parmi lesquelles les vétérans de l'intelligence américaine.

Engdhal qui écrivait tout de suite après les premiers événements, et reconstruisait les événements, Ianoukovitch contraint de fuir comme un criminel, accusé  d'avoir refusé l'offre d'une entrée de l'Ukraine dans l'UE tout en préférant un accord avec la Russie qui lui offrait 15 milliards de dollars et le gaz à des prix réduits. Il rappelait l'accord de compromis atteint avec Ianoukovitch par les ministres des Affaires Etrangères d'Allemagne, France et Pologne - sans les US, preuve des différents points de vue et des méthodes européennes - le coup de téléphone dans lequel Nuland expliquait à "son" ambassadeur quel gouvernement et quelle coalition voulait-elle à Kiev, avec le fameux "F..K the EU", que l'Europe aille se faire foutre, justement.

Et arrive la précipitation des événements, ce 22 février, lorsque sur la place de l'Indépendance la police se retire en proie à la panique, sous le feu croisé des snipers.

Qui avait positionné les snipers ? c'est la question jusqu'ici sans réponse, se demandait l'auteur. Selon des sources de vétérans de l'intelligence US les snipers arrivèrent de l'organisation militaire d'ultra-droite connue comme Ukrainian National Assembly-Ukrainian People'Self Defense (UNA-UNSO).

(Un signe que nous avons rencontré dans un autre billet où elle avait été décrite revenir sous l'aile de Pravy Sektor, le Secteur Droit).

L'auteur rappelle comment le leader de UNA-UNSO Andrij Shkil il y a dix ans, devint conseiller de Iulia Tymoshenko, soutenue par les US. Pendant la "Révolution Orange" il soutint le candidat pro-Otan Iushenko contre le pro-russe Ianoukovitch. Il semblerait qu'il ait des liens étroits avec le Parti National Démocratique en Allemagne (NDP).

"Depuis la dissolution de l'Union Soviétique en 1991 les membres de l'organisation para-militaire UNA-UNSO ont été derrière toutes les révoltes contre l'influence russe - affirme Enghdahl. Le fil qui connecte les violentes campagnes est toujours anti-Russie. L'organisation, selon les sources de vétérans de l'intelligence américaine, est une partie d'une GLADIO secrète de l'OTAN, et n'est pas un groupe nationaliste comme celui qui est décrit par les médias occidentaux.

Selon ces sources UNA-UNSO aurait participé aux événements lituaniens dans l'hiver 1991 (confirmé officiellement), au coup d'Etat soviétique de l'été 1991 (destitution de Gorbatchev, ndr), dans la guerre anti-Moscou d'Abkhazie en 1993, à celle tchétchène, à la campagne organisée par les US au Kosovo contre la Serbie, à la guerre en Georgie en 2008. Les para-militaires de l'UNA-UNSO auraient été impliqués dans toutes les guerres sales de l'OTAN dans l'après- guerre froide. Il s'agit de dangereux mercenaires utilisés partout soit pour combattre des guerres sales soit pour coincer la Russie, parce qu'ils prétendent être des forces spéciales russes (pour wikipedia en '91 des membres de UNA-UNSO auraient servi dans les forces armées soviétiques).

Les événements en Ukraine ont évolué selon les lignes suggérées par Engdhal (au gouvernement Arsenij Iatseniuk piloté par les US, rôle fort de Svoboda), qui terminait par une phrase presque prophétique :

"Le drame n'est pas du tout terminé. Il y a en jeu le futur de la Russie, les relations Europe-Russie et le pouvoir global de Washington ou du moins de cette faction qui a Washington voit des guerres ultérieures comme le premier instrument de la politique".

Maria Grazia Bruzzone

Source de l'article (italien) : 

http://www.lastampa.it/2014/11/30/blogs/underblog/i-neonazi-imperversano-in-ucraina-ma-il-nazismo-non-pi-il-male-assolutoper-loccidente-zftkpiBxOsdKkyAKDoZupI/pagina.html

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Élisabeth Borne à Matignon : Macron choisit la facilité
Trois semaines après sa réélection, Emmanuel Macron a décidé de nommer Élisabeth Borne comme première ministre. À défaut d’élan ou de signal politique, le chef de l’État a opté pour un profil loyal, technique et discret, dans la veine de son premier quinquennat.
par Dan Israel et Ilyes Ramdani
Journal
Libertés fondamentales : Darmanin désavoué par le Conseil d’État
La dissolution du Groupe antifasciste Lyon et environs (Gale), prononcée par le gouvernement à l’initiative du ministre de l’intérieur, est suspendue. Les trois dernières dissolutions du quinquennat se sont soldées par des revers devant la justice. 
par Camille Polloni
Journal — Diplomatie
Macron passe la diplomatie française à la sauce « libérale »
Sous prétexte d’accroître la « mobilité interne » au ministère des affaires étrangères, la réforme prévue par Emmanuel Macron permettra d’offrir des postes d’ambassadeur à des amis politiques ou des cadres du monde des affaires qui ont rendu des services. Tout en réglant son compte à un corps diplomatique que l’Élysée déteste.
par René Backmann
Journal
Ukraine, la guerre sans fin ?
La guerre déclenchée aux portes de l’Europe par l’invasion russe en Ukraine s'éternise. Va-t-on vers une guerre sans fin ? Et aussi : enquête sur le président Volodymyr Zelensky, la voix de l’Ukraine dans le monde.
par À l’air libre

La sélection du Club

Billet de blog
Présenter le monde tel qu'il devrait être : contre la culture du viol
[Rediffusion] Dans les médias, au cinéma, sur les réseaux sociaux, dans les séries, de trop nombreuses voix continuent de romantiser et d'idéaliser les violences sexuelles. L'influence de ces contenus auprès des jeunes générations inquiète sur la meilleure
par daphne_rfd
Billet de blog
Procès Amber Heard - Johnny Depp : l'empire des hommes contre-attaque
Cette affaire délaissée par les médias généralistes en dit pourtant beaucoup sur la bataille culturelle qui se joue autour de #metoo.
par Préparez-vous pour la bagarre
Billet de blog
Picasso et la sorcière
[Rediffusion] Picasso, Dora Maar et la culture du viol
par Nina Innana
Billet de blog
Pour Emily et toutes les femmes, mettre fin à la culture du viol qui entrave la justice
Dans l'affaire dite du « viol du 36 », les officiers de police accusés du viol d'Emily Spanton, alors en état d'ébriété, ont été innocentés. « Immense gifle » aux victimes de violences masculines sexistes et sexuelles, cette sentence « viciée par la culture du viol » déshumanise les femmes, pour un ensemble de collectifs et de personnalités féministes. Celles-ci demandent un pourvoi en cassation, « au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes, au nom de la protection des femmes et de leur dignité ».
par Les invités de Mediapart