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Billet de blog 3 août 2014

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Crash du vol MH17 : toujours en attente des preuves. Interview d'un expert de l'OSCE

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Ci-dessous plusieurs services issus de la chaîne italienne PandoraTV : un point sur l'état d'avancement de l'enquête de terrain sur le crash du vol MH17 et la constitution du dossier, puis l'interview par une télévision canadienne CBC, d'un expert OSCE qui déclare avoir vu sur les fragments des parties antérieures de l'avion des trous de mitrailleuse, des images de ces trous ont été en effet diffusées. Des nouvelles du Donbass où la guerre continue dans le silence des médias internationaux. A Lugansk, un hospice a été bombardé en tuant plusieurs personnes âgées.  

1 août - Crash vol MH17 : sortez les preuves (s'il y en a) 

Après la destruction du Boeing 777 de la Malaysia Airlines dans le ciel de l'Ukraine, avait émergé tout de suite après une double stratégie : les accusations infondées à l'encontre des philo-russes, et l'effacement des preuves sur le lieu du désastre. Ce n'est que après deux semaines que les experts de l'OSCE ont eu enfin accès à l'aire où est tombé le vol MH17. Par contre on n'a pas encore de nouvelles des traçages radar des autorités ukrainiennes et des images des satellites américains. Pas de nouvelles non plus des boîtes noires, dans les mains des experts internationaux. On donne pour vrai ce qui a été diffusé par les médias chevauchant la vague de l'émotion dans les instants successifs à l'abattement, tout en accusant la Russie et en prenant ce qui est arrivé comme prétexte de nouvelles et ultérieures sanctions contre le Kremlin.

D'après Marshall Angus Houston qui a investigué sur le lieu du désastre, les miliciens n'ont pas du tout entravé les opérations ... bizarre non ?


Commander of the Royal Australian Air Force Air Marshall Angus Houston : "We see that people separatists, very professional, reluctant to cooperate, very help us with the investigation, helping to move debris and fragments protect unarmed investigators and police, where another investigators, journalists, and feel very comfortable and in complete safety"

Entretemps, selon le quotidien britannique The Independent il serait sur la voie de la définition l'accord entre Angela Merkel et Vladimir Poutine négocié dans le plus grand secret. Le pacte prévoit le cessez le feu en échange de la reconnaissance de l'annexion de la Crimée et de la concession d'une plus grande autonomie aux régions de l'Ukraine orientale.

Mais la guerre en Ukraine continue avec les bombardements de Donetsk et Lugansk. Selon le ONU le nombre des victimes dont beaucoup sont des civils a été multiplié par trois fois et plus dans le dernier mois. Le nombre des transfuges vers la Russie est de plus en plus haut, qui peut s'enfuit, qui est dans l'impossibilité de s'enfuir, succombe.

https://www.youtube.com/watch?v=FinhMAyPvxQ

2 août - La chaîne canadienne CBC interviewe un expert OSCE : "il y a des trous de mitrailleuse sur la carlingue"

Lundi 17 juillet un avion de ligne de la Malaysia Airlines a été abattu dans le ciel de l'Ukraine. Aucune des 298 personnes à bord a survécu. Le network canadien CBC a interviewé un envoyé de l'OSCE Michael Bociurkiw. Bociurkiw, un canadien d'origine ukrainienne, a été parmi les premiers arrivés au monde sur le site du désastre, lorsque l'épave du Boeing 777 était encore fumant. Qu'est-ce qu'il a remarqué l'envoyé de la mission internationale de l'OSCE arrivé sur place ?

"Il y a deux ou trois parties de la carlingue qui sont criblés par des coups de mitrailleuse, des coups très puissants qui ont laissé des traces particulières, uniques, que nous n'avons vu nulle part ailleurs. On nous a demandé si nous avons vu quelques morceaux de missile : je sais que je ne l'ai pas vu, c'est celle-ci la réponse mais même si il y en eusse eu, nous n'avons pas un oeil suffisamment expert pour le comprendre, mais il y a des experts ici qui seront capables de le comprendre".

https://www.youtube.com/watch?v=d4aL1BIDuYo

l'interview intégrale sur le site de CBC News : 

Malaysia Airlines MH17: Michael Bociurkiw talks about being first at the crash site

CBC News 

Posted: Jul 29, 2014

http://www.cbc.ca/news/world/malaysia-airlines-mh17-michael-bociurkiw-talks-about-being-first-at-the-crash-site-1.2721007  

30 juillet - Lugansk. L'hospice bombardé

Une guerre sans images devient une guerre invisible, une guerre oubliée. Le 28 juillet l'armée de Kiev a bombardé avec des tirs de mortier une maison de retraite à Lugansk, en tuant ses hôtes sans armes. Le jour suivant, la porte-parole du Département d'Etat américain  Jennifer  Psaki à déclaré évasivement de ne pas détenir d'informations sur des morts civils dans les affrontements de l'armée de Kiev et les rebelles. La même chose a émergé dans le débat successif à la Chambre des représentants de Washington. De manière évidente, les décideurs américains n'ont pas le temps pour se documenter sur ce qui arrive en Ukraine orientale.

C'est vraiment le cas de dire qu'il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

http://www.youtube.com/watch?v=CKIuMEXrU2Q

Ajouté le 11 août 2014

Le vol MH-17 abattu par un avion de chasse ukrainien ?

Valentin Vasilescu

Le point de vue qui suit est celui de Valentin Vasilescu (photo ci-dessus), un ancien pilote de l’armée roumaine. Il sait donc de quoi il parle. Et son texte recèle quelques surprises…

***

J’ai expliqué en détail dans plusieurs articles précédents que le missile présumé sol-air Buk-1M invoqué par l’Amérique et l’Ukraine n’a pas été pu être lancé et donc abattre le vol MH-17.

http://reseauinternational.net/interet-ce-quil-ny-ait-pas-enquete-objective-les-causes-du-crash-malaysia-airlines-mh-17/

Il n’a été détectée aucune émission d’un faisceau électromagnétique de guidage portant l’empreinte caractéristique d’un complexe, Buk-1M, ni aucune trainée de condensation abondante de couleur blanche, généralement d’une longueur de 10 à 35 km à partir du sol, et qui persiste quelques minutes après le lancement d’une fusée.

http://reseauinternational.net/quy-t-il-vrai-les-declarations-du-president-piotr-porochenko/

Gordon Duff, un célèbre marine vétéran de la guerre du Vietnam et éditorialiste de Veterans Today, ne considére pas, lui non plus, comme crédible l’abattage du vol MH-17 avec un missile sol-air, pensant que l’appareil malaisien pourrait avoir été la cible d’une bombe à bord, ou de tirs avec les canons d’un avion ukrainien. En arrivant le premier sur les lieux, le canadien Michael Bociurkiw, un membre de la délégation de l’OSCE a examiné les restes de la cabine de pilotage du B-777, et en a conclu qu’il avait été touché par des projectiles d’artillerie de petit calibre, tirés à une cadence très élevée. Ceux qui ont prévu un tel crime sont les mêmes qui ont, délibérément, lancé la fausse piste du missile sol-air.

La conception de cet attentat était l’œuvre d’un esprit diabolique, car l’attaque du vol MH-17 au canon, a créé toutes les conditions pour produire l’impression qu’une bombe de petite dimension aurait explosé à l’intérieur du poste de pilotage. Le 23 Juillet 2014, un reportage de la correspondante de la BBC Olga Ivshina a été censuré par la direction de la BBC. Dans ce reportage, les témoins dans la région deDonetsk confirment la présence d’un autre avion de combat ukrainien, en plus du vol MH-17 au moment du crash. Du coup, le reportage d’Olga Ivshina démonte également la version fournie par le SBU ukrainien, parlant de missile sol-air.

suite de l'article :

http://reseauinternational.net/vol-mh-17-abattu-avion-chasse-ukrainien/

Mais un expert russe en systèmes de missiles de défense anti-aérienne, Aleksandr Biletsky, avait tout de suite après l'attentat au Boeing 777, exclu la possibilité que l'un de ces missiles aient pu être employé, à cause de la modalité d'explosion. L'article de Valentin Vasilescu y fait rapidement allusion dans son article.

23/07/2014, 10:37 | PAR SEGESTA3756

L'Ustica ukrainienne. Ça ne peut pas avoir été le système Buk.

Un ingénieur de systèmes de missiles spécialistes dans les systèmes de défense anti-aérienne explique pourquoi ça ne peut pas avoir été le système Buk qui a abattu l'avion malais, mais bien autre chose.

plotnikk.livejournal.com

Aleksandr Biletsky 

Lundi 21 juillet 2014 - En Russie, à Smolensk', se trouve l'Académie de la Défense anti-aérienne. Ce qu'on y enseigne aujourd'hui je ne le sais pas. Mais, à l'époque de l'Union Soviétique, cette école était appelée Institut Supérieur du Génie des Missiles de Smolensk'. Là j'ai eu l'honneur d'étudier depuis 1982 à 1986. Là j'ai étudié en tant qu'ingénieur des systèmes de missiles spécialiste dans les systèmes de défense anti-aérienne, dans lesquels étaient re-inclus les systèmes "Osa", "Tunguska", "Kub", et d'autres.

Et voilà que l'on voudrait me faire croire, mais que je ne pourrai jamais croire : que après la désintégration de la tête "Bukovkaja" d'un missile du poids de 70 kg, un quelconque aéromobile puisse poursuivre son vol, produire des manoeuvres de réduction de l'altitude, pour ensuite aller se fracasser en des morceaux qui tombent dans le rayon de quelques kilomètres l'un de l'autre.Tout ceci est physiquement impossible.

Avec la désintégration de ce type d'arme, surtout à des vitesses élevées déchargées à haute altitude, sont provoqués des effondrements structuraux totaux ou partiels de n'importe quelle structure d'aéromobile, inclus les avions de combat même cuirassés. De n'importe quel type…

En quoi consiste la désintégration ? Se produit la rupture complète ou partielle de l'avion en petits fragments, après quoi les fragments volumineux restants tombent en rotation incontrôlable et après une brève période de temps ils sont complètement détruits à cause du contact avec le sol. Il n'existe pas d'avions frappés par des missiles lourds du système "Buk" qui puissent continuer à voler pour un peu de temps… Vraiment aucun vol.

Par contre, après l'explosion de missiles légers "air-air", un avion comme celui de la classe Boeing 777 peut avoir un peu de temps pour poursuivre le vol, la planée peut advenir même avec le moteur (moteurs) endommagé ou en flammes.

Pour toute la trajectoire, la hauteur de l'aéromobile est définie moyennant des activités de contrôle objectives du véhicule même, sans compter les services de support à terre.

En outre, le système "Buk" est très complexe, et il est composé de quatre parties. Dans ces deux parties le personnel compétent - en plus de l'opérateur et du chauffeur - est composé par des officiers avec la qualification d'ingénieurs. La gestion de l'ensemble est complexe et exige l'action coordonnée d'experts opérant simultanément sur différentes machines de guerre. Il s'agit de dizaines de spécialistes hautement qualifiés. Quant à la complexité et l'interdépendance des parties qui composent le système "Buk",on peut le comparer à un petit croiseur ou bien à la structure technique d'un moderne submersibleAucun milicien serait en mesure d' "opérer" sur le terrain avec cette technologie.

Voulez-vous savoir ce qui s'est réellement passé ? Demandez au contrôleur de vol qui a suivi l'avion.

Lui, il le sait parfaitement.

P.S. - Il y a déjà les coordonnées exactes de la place dans laquelle on a perdu la communication avec l'avion. Il y a les coordonnées exactes des lieux de chute des morceaux de grandes dimensions. Et bien que les tracés des dialogues avec l'équipage aient disparu, il y a les photos de la tragédie :

L'avion pratiquement a volé presque au-delà de la zone de responsabilité de l'Ukraine.

Au-delà de Snezhnoe il y a eu la perte de la communication.

Ensuite l'avion a changé de vitesse et a inversé la route, et a volé encore… d'autres cinq minutes dans la direction opposée.

Et après cela ses morceaux sont tombés à plus de 50 km de la frontière russe dans les environs du village de Gabovo.

Une grande tragédie, un brusque tournant.

Mais qu'est-ce que ça a à voir avec le "Buk" ?

Source : http://plotnikk.livejournal.com/548710.html

depuis la version italienne de l'article :

http://megachip.globalist.it/Detail_News_Display?ID=107115&typeb=0&L-Ustica-ucraina-Non-puo-essere-stato-il-sistema-Buk- 

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