Front du Nord - un documentaire de Giulietto Chiesa & Adalberto Gianuario (PandoraTv)

Comment les Russes des Républiques Baltes perçoivent-ils l'arrivée des troupes de l'OTAN, eux qui vivent déjà sous le statut d' "ALIEN" sur le territoire de ces états ? Qui est en train de préparer l'affrontement ? 

Ce sont les questions auxquelles "Front du Nord", le documentaire produit par Pandora Tv, réalisé par Adalberto Gianuario et commenté par Giulietto Chiesa, essaie d'apporter des éléments de réponse. Mais pas seulement. Le documentaire montre aussi comment, en particulier la Lettonie, qui assure la présidence de l'Union Européenne depuis le 1er janvier 2015, tolère sur son seuil que des cérémonies nazies puissent se dérouler sur la place publique, bien que par ailleurs, la population - ou tout au moins, une partie d'elle - réagisse résolument à ce scandale absolu qui aurait dû alerter depuis bien des années les plus hauts autorités de l'UE. Comment est-ce en effet possible que le nazisme puisse avoir encore droit à la célébration de ses héros, en Europe ? c'est une question on ne peut plus troublante - bien que les Républiques Baltes n'aient pas l'exclusive du réveil de ce passé, des milices néo-nazies ayant pu se constituer et combattre aux côtés de l'armée ukrainienne pendant toute l'opération soi-disant anti-terroriste lancée en 2014 par un gouvernement putschiste, composé en partie par des ultra-nationalistes, voire des néo-nazis avérés, contre des populations également russophones dans le Donbass. L'histoire de ces pays, notamment avec l'Union Soviétique, est certes complexe et remplie de souffrance, mais qu'est-ce qui peut justifier le fait que l'UE tolère que le "plus jamais ça" ne s'applique aussi aux Républiques Baltes, qui sont des états membres ? Qu'arrive-t-il en Europe de l'Est?

 

N.d.T.: Le reportage dure 22 minutes et est parlé en italien, anglais et russe ; les sous-titres eux, sont en italien. Ne pouvant pas changer les sous-titres, j'ai transcrit sous la vidéo la traduction française de toute la partie sonore du documentaire. 


Speciale Pandora tv: FRONTE DEL NORD © PandoraTV
https://www.youtube.com/watch?v=CdfZy9MbRPs#t=125

 

Documentaire : Fronte del Nord (Front du Nord), transcription de la partie audio 

 

Images d'archives : cortège de Secteur Droit - Ukraine 

 

Giulietto Chiesa :

Pourquoi cette année est-elle importante plus que les années passées ? parce que ce 2015 vient après 2014, et le 2014 a été le coup d'état nazi à Kiev, Ukraine, non encore pays membre de l'Europe, non encore pays de l'OTAN mais que des forces importantes veulent le faire devenir un pays de l'Europe et un pays de l'OTAN, avec son gouvernement nazi suite à un coup d'état qui a renversé un président légitimement élu. Qui y a-t-il derrière cette opération ? comme par hasard, justement les trois Républiques Baltes où les combattants nazis se sont entraînés, eux qui sont partis ensuite conquérir Euromaïdan. Non seulement eux : la Pologne, et derrière la Pologne et les trois républiques baltes, il y a justement les Etats Unis. 

Il y a une très belle citation de Bertolt Brecht, elle a été écrite en 1950 lorsque Brecht était encore immigré aux Etats Unis, et qui dit une chose à mon avis très importante : "Lorsque le fascisme aura un visage démocratique, il s'appellera Amérique". 

 

Images d'archives : camp d'entraînement Adachi - Lettonie, visite de John Mc Cain


Un officier OTAN: 

"Laissez-moi parler clairement : si la Lettonie aura besoin de l'OTAN, je vous garantis que l'OTAN sera présente." 

 

G. Chiesa :

"Ce n'est pas un hasard que derrière tout cela il y ait l'Amérique. C'est un "changement" que l'Amérique est en train d'imposer à l'Europe en utilisant ces trois chevaux de Troie, plus la Pologne." 

 

Un marine US:

"Vise à 5 km dans cette direction."

 

John Mc Cain : 

Bon après-midi, je suis le sénateur John Mc Cain, de l'Arizona, le sénateur Hoeven du Dakota du Nord, et le sénateur Barrasso du Wyoming. Nous sommes en visite dans cette région, nous sommes en train de contrôler ce qui est en train d'arriver aujourd'hui en Ukraine, évidemment. Nous voulons vous remercier, vous tous, pour le service que vous êtes en train de rendre, nous sommes vraiment impressionnés par le travail et par votre niveau d'entraînement. Nous sommes fiers de nos marines, nous sommes fiers des soldats lettons et estoniens. Nous vous remercions pour votre service et pour les sacrifices que vous consacrez à votre pays. Je veux vous dire qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde très risqué. Nous pourrions avoir besoin de vous. Ces exercices sont vitaux et ce n'est pas à moi de vous préparer à toute éventualité…

 

Tatiana Zdanoka, euro-parlementaire lettone:

Je crois qu'actuellement, cette nouvelle Guerre Froide que l'Occident a entrepris contre la Russie soit totalement évidente.

 

Journaliste :

Excusez-moi, l'Amérique est en train d'envoyer de plus en plus d'armements en Lettonie, d'après vous pour quel but? Qu'est-ce que vous en pensez?

 

Un homme:

Je crois que ce soit dans le but d'une défense, défendre la Lettonie d'une agression. Ou bien pour provoquer. S'il arrive quelque chose aux américains, voilà qu'ils auraient une bonne raison pour…

 

Une femme:

Ben, je ne sais pas, peut-être par une décision du gouvernement. Je crois qu'ici nous ne courons aucun danger, tout est tranquille.

 

Journaliste :

Craignez-vous une agression russe?

 

Un jeune :

Non.

 

Journaliste:

Pouvez-vous expliquer pourquoi?

 

Jeune:

Je crois que la Russie, ici, n'a pas de grands intérêts.

 

Un homme:

Tranquilles? Mais vous êtes devenus fous? La Russie, une invasion? C'est ce que pensent les américains, c'est leur problème. La Russie n'attaquera pas Daugavpils.

 

Une jeune fille:

Concernant les armements je ne sais pas, cependant je sais qu'ils envoient beaucoup d'hommes, j'en connais même. Concernant les armements et si c'est dangereux : je pense que oui. Je crois que tout pays ait droit de se défendre tout seul, lorsqu'un intervient un autre pays, une autre politique, ceci complique tout. 

 

Une vieille femme:

Pourquoi devrait-elle attaquer?

 

Journaliste:

Pensez-vous de voir des chars russes devant votre fenêtres?

 

Un autre jeune:

Je pense que non.

Un groupe de jeunes:

Non.

Une jeune fille dans le groupe:

Oui, moi je le crains.

(Rires…)

La jeune fille:

Aujourd'hui j'ai regardé le jt, à Riga il y a les chars et j'ai peur…Tout le monde parle de se défendre de quelque chose, ceci me trouble…

 

Vieille femme:

Et pourquoi devraient attaquer? A-t-elle peut-être peu de territoires?… (rire) Ici nous n'avons rien de particulièrement important à envahir. 

 

Journaliste:

Les américains ont envoyé en Lettonie beaucoup d'armements, des chars et autres, vous qu'est-ce que vous en pensez? D'après vous pourquoi les ont-ils envoyés?

 

Un jeune:

Pour la défense, peut-être.

 

Journaliste:

Pour défense de qui?

 

Un autre jeune:

De la Russie. Mais selon nous, de la part de la Russie, il n'y a aucun danger mais eux ils disent que la Russie pourrait nous attaquer.

 

Une femme:

Non, jamais. La Russie n'envahira jamais la Lettonie.

 

Jeune fille:

Non. Absolument non. Je suis russe, je vis en Lettonie et aussi tous mes proches…non, je suis russe et je n'ai pas peur. Malgré les précédents historiques, non.

 

Un jeune :

Et pourquoi? Nous sommes dans l'OTAN. Il faut être assez stupide pour croire que la Russie attaque l'OTAN, même l'Union Soviétique n'avait la force pour la combattre, et la Russie encore moins. 

 

Un homme:

Je ne crains pas une agression russe, ce n'est pas dans ses intérêts. Ce serait un suicide, c'est risqué, la Russie ici n'a aucun intérêt qui puisse être atteint par la force militaire. Economiquement ici la Russie est déjà présente, vu que les pays se côtoient. Utiliser l'armée? Et pourquoi donc? 

 

Images d'archives, entrée d'Auschwitz, libération des prisonniers, 27 janvier 1945

 

G. Chiesa:

Ceci est un "changement", vrai, profond, qui ne pourra pas laisser l'Europe telle qu'elle était parce que cette Europe là était fondée sur un pacte, un pacte fondamental, le pacte de la pacification après la guerre, le pacte de l'alliance, y compris avec l'Union Soviétique. L'Union Soviétique n'existe plus, mais l'Union Soviétique fut un protagoniste essentiel de la victoire contre le nazisme, et probablement il y a à l'intérieur de l'Europe des pays qui non seulement n'ont jamais subi un processus de dénazification, mais qui en réalité bien au contraire, veulent la revanche, et comptent l'amener à l'intérieur de l'Europe. Voilà ce qu'est le "changement" (de régime, n.d.t.). Et ceci explique beaucoup de ce qui est en train d'arriver. Si l'Ukraine devait entrer en Europe et dans l'OTAN dans ces conditions, moi je crois que toute la démocratie européenne devrait être entièrement non seulement alertée, mais mobilisée.

 

Journaliste:

Dites-moi svp, y a-t-il des différences entre les jeunes de langue russe et les lettons concernant l'accès au monde du travail?

 

Jeunes (en choeur):

Sûrement, il y en a. Les jeunes lettons ont beaucoup plus de possibilités. 

 

Journaliste:

Et quels avantages auraient-ils?

 

Jeune fille:

Pour ce qui est de la langue, le russe actuellement ne sert presque à personne…

 

Une autre jeune:

Ce n'est pas seulement pour la langue, c'est par le fait même d'être russe. Lorsqu'ils entendent que tu es russe les lettons te disent tout de suite non.

 

J. fille:

Oui, c'est vrai.

 

Journaliste:

Donc vous soutenez que les droits des jeunes russes ne sont pas les mêmes que ceux des lettons?

 

Un jeune:

Pas seulement ceux des jeunes, de tous les russes qui habitent ici.

 

Tatiana Zdanoka:

Après la dissolution de l'Union Soviétique, la Russie s'ouvra à l'Occident, avec la déclaration de Paris de M. Gorbatchev, puis avec le président Eltsine et son équipe qui furent assez ouverts à l'égard de l'occident. Dans les autre républiques ex-soviétiques, particulièrement dans les Républiques Baltes s'enracina le soi-disant nationalisme.

 

Yevegeny Drobot, représentant des communistes russes de Daugavpils:

Une partie assez grande de la population de Daugavpils (Lettonie) n'a pas de droits politiques, dans la mesure où ils ne sont pas citoyens lettons, donc ils sont dépourvus de tout droit politique. Moi non plus je ne suis pas citoyen letton, sur mon passeport il y a écrit "ALIEN'S" qui traduit de l'anglais signifie aliène. Dans ce cadre des recherches sont constamment mises en oeuvre pour relever que environ 80 divergences entre les droits des citoyens lettons et non. Une des possibilités et d'obtenir la citoyenneté est celle de la naturalisation, avec le passage à des épreuves sur la connaissance de la langue lettone, de la constitution et de l'histoire lettone. Pour beaucoup de monde dans la minorité russe ceci représente, comment dire , une offense, au sens où ils ont vécu et contribué par leurs propres efforts au développement de la Lettonie pendant les années de l'URSS et après son effondrement la Lettonie ne leur a pas concédé la citoyenneté. Ensuite il y a la difficulté des épreuves aux examens. Dans l'examen d'histoire il y a un point sur la reconnaissance ou moins de l'occupation soviétique, si tu ne réponds pas comme ils te disent tu n'obtiens pas la citoyenneté. Ensuite il y a les restrictions concernant la citoyenneté pour des motifs politiques, catégorie dont je fais partie.

 

Journaliste:

Quel genre de restrictions?

 

Y. Drobot:

Je faisais partie du Parti Communiste Letton. A ceux comme moi et par loi, il est interdit de faire une demande pour obtenir la citoyenneté. En outre, voilà les restrictions de mes droits politiques: participer aux élections, proposer ma candidature, restrictions significatives il y en a aussi dans le champ de l'instruction, utilisation de la langue russe, ainsi que l'entrepreneuriat, interdiction d'acheter la terre pour les non citoyens.

 

Un autre homme:

Voilà, ceci est le passeport portant l'inscription "aliène".

 

T. Zdanoka:

Je pense que le principal contexte des événements qui se déroulent ici en Lettonie à chaque 16 mars c'est le désir de revanche pour la défaite de la II guerre mondiale. C'est la revanche de ceux qui collaborèrent avec les nazis, et qui furent nombreux dans les trois états baltes, de la même manière qu'en Ukraine. Ces forces ne sont pas mortes, elles se sont réorganisées et réunies grâce à la position des Etats Unis et du Canada qui ont accueilli ces gens qui collaborèrent avec le nazisme dans les Pays Baltes et en Ukraine et leur donnèrent la possibilité d'immigrer dans leurs territoires,  de telle sorte que, à l'intérieur de ces états, ils ont crée une diaspora assez influente fondée sur une énorme hostilité à l'égard de l'Union Soviétique et de la Russie. Il y eut aussi ceux qui restèrent dans les Pays Baltes après la II Guerre Mondiale, ils furent punis par le régime soviétique puis furent partiellement réhabilités suite à la mort de Staline. Ce sont les personnes qui marcheront jusqu'au "Liberty Monument" en plein centre de Riga, pour célébrer et glorifier le jour où ils vainquirent l'Armée Rouge, pour empêcher la libération de Leningrad. 

 

Un intervenant à une réunion:

En Lettonie l'histoire a été plutôt compliquée, il y eut qui collabora ouvertement avec l'armée de Hitler et montra un enthousiasme débordant…

 

Un autre jeune intervenant:

Eux, ils comparent les atrocités de l'occupation nazie et soutiennent que les lettons auraient souffert moins pendant l'occupation nazie.

 

Hermann Dworczok:

Je veux vous exprimer l'entière solidarité au nom du Social Forum Européen pour l'organisation de cette conférence "alternative".

 

Dante Cattaneo (maire italien):

Je suis maire d'une petite ville près de Milan, qui s'appelle Ceriano Laghetto, une petite ville d'environ 7.000 habitants, assez proche du lieu dans lequel se tiendra sous peu l'Expo 2015. Il y a quelques mois j'ai décidé de consacrer une place de ma ville aux Martyrs d'Odessa, parmi les motivations que j'ai donné, après l'approbation de cette décision politique, j'ai voulu mettre en évidence que la référence n'est pas seulement à l'énorme tragédie ayant eu lieu en 1941, lorsque à Odessa les troupes d'occupation nazies tuèrent environ 100.000 Juifs. La référence est aussi à un épisode récent, lui aussi ayant eu lieu à Odessa, le 2 mai 2014, lorsque dans la ville portuaire de la mer Noire, des centaines de personnes, des activistes philorusses, ont été brûlés vifs pendant qu'ils tentaient de se cacher dans la Maison des Syndicats, pour échapper aux soutiens du gouvernement auto-proclamé de Kiev.  

 

16 mars, manifestation nazie, Freedom Monument, Riga (Lettonie) 

 

Alexander Filey (Comité antifasciste Riga):

Nous sommes en plein centre ville historique, dans la zone médiévale, au fond nous voyons l'église de St. John, qui est une église luthérienne,  construite au XIII siècle, c'est une basilique typique en briques rouges, bien sûr avant la Réforme elle a été une église catholique, un monastère dominicain, et par la suite elle devint une basilique luthérienne. Aujourd'hui, au lieu que dans l'église, où dans les dernières années a eu lieu la cérémonie des légionnaires, la cérémonie de cette année se déroulera dans l'église de St. John, je crois qu'elle durera environ 20 ou 30 minutes et puis les légionnaire et les jeunes sympathisants néo-nazis sortiront et iront dans cette directions, tourneront à droite et iront déposer des fleurs sous le monument de la liberté. Voilà des exemples de lettons membres d'une organisation nationaliste, les voilà devant toi, avec les drapeaux, je crois qu'ils viennent de Vilnius se je ne me trompe pas, ils sont en train d'aller rencontrer les gens qui sortent de l'église.

 

G. Chiesa:

Les images que vous voyez remontent au 16 mars 2015, mais elles se répètent depuis beaucoup d'années, et elles sont claires par elles-mêmes : un cortège nazi dans le centre de la capitale lettone, Riga, où il y a non seulement les anciens nazis qui ne sont désormais que quelques dizaines, mais il y a les enfants et leurs petits enfants. Il y a beaucoup de jeunes qui défilent avec les nazis et qui chantent les chansons nazies, et de l'autre côté une réunion de semi-clandestins du bureau d'une député du parlement européen, lettone, qui représentent les anti-fascistes, les anti-nazis de la démocratie lettone, c'est-à-dire qu'ils représentent la démocratie européenne et qui sont contraints de se réunir pratiquement dans un local privé, pourquoi? parce que la police politique lettone a envoyé un avertissement à tous les hôtels de Riga afin qu'ils n'hébergent pas une réunion anti-nazie.

 

A. Filey:

Le 4 juillet 1941 il y eut la première action qui donna le feu vert au début de l'Holocauste à Riga lorsque la synagogue et les maisons de prière furent démolies et les personnes furent brûlées vives dans ces synagogues. Ce matin nous avons observé la marche des néo-nazis jusqu'au Freedom Munument. C'était une action de pure glorification de la symbolique nazie, par exemple la croix de fer avec les feuilles de chêne déclarée comme drapeau estonien. Il y avait aussi des activistes nazis de Lituanie et des organisations nationalistes ukrainiennes qui comme nous l'avons vu, portaient le drapeau ukrainien. Ici, il y a eu une véritable manifestation nazie, et notre objectif était de nous opposer à cette glorification du néo-nazisme, et c'est pour cela que nous sommes arrivés avec des outils spéciaux pour la désinfection. Nous sommes entrés dans la place près du monument pour démontrer symboliquement notre rapidité pour protester contre la croissance de l'idéologie nazie en Lettonie.

 

Un homme dans la foule:

Pourquoi faites-vous ces provocations? Mais quel antifascisme? En Lettonie il n'y a aucun fascisme. Les russes et les lettons cohabitent très bien. Pourquoi provoquez-vous de cette façon? 

 

Un autre homme :

Et alors pourquoi ne sommes-nous pas des citoyens? J'ai trente ans, je travaille ici et pourquoi ne me donnent-ils pas la citoyenneté, ça arrive seulement ici, en aucun autre pays.

 

A. Filey:

Cette année la Lettonie aura le tour de la présidence de l'Union Européenne mais comment pouvons-nous imaginer qu'un pays président de l'Union Européenne permette à des activistes néo-nazis d'organiser une marche xénophobe, qui incite à la haine raciale, de glorification des criminels nazis? Je ne peux pas imaginer cette situation et ceci n'est pas une honte seulement pour la Lettonie, mais aussi pour toute l'Europe, parce que eux n'ont pas interdit cette marche.

 

 

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