La traversée du miroir Mediapart

Déjà presqu’un mois qu'un groupe de blogueurs mediapartiens a pris acte du déréférencement de leur blog et que cette affaire a commencé à s'ébruiter, sans pour autant qu'une réponse ayant une quelconque saveur de véridicité nous ait été adressée de la part de la responsable du Club !

Déjà presqu’un mois qu'un groupe de blogueurs mediapartiens a pris acte du déréférencement de leur blog et que cette affaire a commencé à s'ébruiter, sans pour autant qu'une réponse ayant une quelconque saveur de véridicité nous ait été adressée de la part de la responsable du Club !

Nous appelons cela un déréférencement, parce que c'est le mot approprié quant aux effets visibles sur nos écrans : la disparition de toute trace des billets et/ou du blog sur Google, sans savoir à quoi ça tient que quelques personnes qui se comptent sur les doigts de deux mains (sur les 1500 blogueurs actifs, et dont 114 blogs ont été contrôlés), ne soient présentes par leur lien actif en tête de liste comme il serait normal si le blog est régulièrement alimenté. Normal et simple pour la plupart des fois, et pour cette dizaine, impossible.

Nous avons consacré presque un mois à attendre une réponse de Géraldine, nous avons continué à décortiquer, à analyser, à calculer,  de jour comme  de nuit, sur le tracker, dans les listes, par mots clés, on a retourné la boîte noire, on l'a secouée, on a pesté, et on a ri aussi… notre référente est demeurée impassible comme une Minerve sur la cuisse de Jupiter… On voudrait juste savoir, après tout ce temps, sur quoi encore Mediapart pourrait justifier ces déréférencements au-delà de

L' IRREVOCABLE ET SIBYLLINE DECISION

"LE REFERENCEMENT EST DESORMAIS SOUMIS

AU RESPECT DE NOTRE CHARTE DE PARTICIPATION"

 Alors on a pris le temps de tout refaire mais en mieux. Philippe* a sorti sa boîte à outils statistiques. Il est venu à bout de la tâche par une hypothèse qui n'est pas inaudible, comme le silence de Mediapart semble vouloir nous faire croire.

On fonctionne généralement d'après l'idée que plus il y a d'abonnés, plus le site jouit d'un consensus auprès de son public. Ce qui n'est pas faux, et cela à plusieurs égards. Cependant, ce raisonnement n'est pas complet. D'après cette manière de calculer, entre le chiffre correspondant aux nombre de blogs dits "actifs" au sens fort du terme, et la partie proprement journalistique du site, il faut alterner les rapports afin de comprendre d'un point de vue statistique, la valeur globale du Club comparée à celle du site entier.

Pourquoi se perdre en tant de calculs ?

Et bien, parce que plus la partie Club augmente proportionnellement à l'ensemble, mais avec un nombre de blogs actifs moindre par rapport au nombre global des blogs, plus la valeur du Club pris dans son ensemble, donc en soi, augmente. Là, se pose une question : est-ce que Mediapart a intérêt à que cela se sache disons officiellement ? d'une part, cela diminuerait symétriquement et inversement, la part ajoutée par le travail journalistique, qui reste de toute façon fondamentale.

Mais surtout, et c’est cela qui nous concerne le plus, cette survalorisation aurait comme inévitable conséquence, d'avoir à faire reconnaître par la Direction de Mediapart les appels répétés et incessants émis par nombreux blogueurs, afin d'obtenir une amélioration de la relation communicationnelle avec les responsables du Club, comme étant bel et bien légitimes. Cette demande de dialogue concerne notamment la transparence ainsi qu'une attention plus assidue aux inévitables problèmes d'ordre technique.

Etre prévenus d'un désordre éventuel, n'est-ce pas le moyen le plus sûr de gérer une crise, fût-elle transitoire ?

L’article ci-dessous est un essai de reconstruction du travail effectué par Philippe*, à partir du dialogue qui s'est déroulé dans deux de ses billets, entre lui et Géraldine (+ deux blogueurs), et pendant lequel il a complété les explications en fonction des questions qui lui ont été posées, ainsi qu'à Géraldine, et surtout des réponses qu'on a pu obtenir d'elle. Le corps du texte est consacré surtout à l'étayage de l'hypothèse de Philippe,  les objections et les explications de Géraldine étant assez rares. Pour faciliter la reconstruction, le dialogue direct permet de sauvegarder la fidélité du texte des commentaires écrits.

L'hypothèse de départ de Philippe sur les rapports entre plusieurs données

Ph.:     Géraldine prétend qu'il y a 1500 blogs actifs, ce qui m'étonne fortement. Tout dépend de ce que l'on appelle blogs actifs. Et puis cela remet les choses en proportion : 82000 abonnés. 7200 blogs, à mon avis 500 blogs actifs et encore je suis gentil. D'où la faiblesse des blogs en apparence, mais la réalité, c'est que les lecteurs se partagent 50/50 entre LE JOURNAL avec des vrais journalistes et le CLUB de division 5 avec du participatif entravé dans une certaine mesure par Mediapart en général et Géraldine Delacroix en particulier. Il faut dire à la décharge de Géraldine Delacroix que le fonctionnement du Club a toujours été problématique. Mais en 5 ans, la liberté recule de plus en plus sur le club. C'est normal, car il y a des règles implicites qui fonctionnent dans le Club avec toutes ses conséquences.... L'implicite pose problème.

On pourrait arguer contre l'hypothèse de Philippe, que les articles valent plus que les billets, normal. Donc ? Donc pas la peine d'enrager autant, au risque d'augmenter la confusion des chiffres… et dans les esprits. Berjac par exemple, souligne que les articles écrits par les journalistes professionnels sont dans l'ensemble mieux écrits, plus rigoureux que les billets de blogs. "On s'étonnerait du contraire. Cela n'empêche pas certains blogs d'être passionnants. Ce qui me gêne dans les débats récents, c'est l'égo surdimensionné qui explose. On n'y parle plus qu'en termes de référencement, niveau de reprise dans Google et subterfuges pour l'améliorer, comme si cela importait plus que le contenu des écrits. D'où ces échanges pleins d'aigreur."

Ben oui, mais il reste ce que Philippe a trouvé à partir de cet " implicite " au rapport  82. 000 abonnés / 1. 500 blogs actifs.

De quelques doutes sur la notion de 1500 blogs actifs

Ph.:     Selon Antoine Perraud, il y aurait 82000 clients chez Mediapart. Selon Géraldine Delacroix, il y aurait à peu près 1500 blogs actifs. 82000 clients. On en connait 1,7 % qui sont blogueurs (ses)... Les autres on ne peut pas les contacter, sachant que le tracker ne donne pas tant d'informations que cela, par rapport à ce qu'il donnait auparavant. En fait, on est dans une position où il faut être très actif et curieux pour aller dénicher les perles. Quoi qu'en dise Perraud, le niveau global des intervenants ici sur Mediapart est nettement meilleur. Mais au lieu d'utiliser ce qu'il y a de meilleur en nous, Mediapart embauche des journalistes pour obtenir le meilleur et le pire!

Ce qui est fou également, c'est qu’on pourrait penser naïvement que s'il n'y a que 1,7% de blogueurs (ses), il n'y a que 1,7 % des lecteurs qui viennent nous lire. Or, rien n'est moins faux. Il y a presque autant de monde qui vient sur les blogs que sur le journal. Je subodore que Mediapart souhaite diminuer la part du Club par rapport à celle du Journal.

Un journal en création peut supporter des débordements, au début. Un journal en fonctionnement normal ne peut plus le supporter. Mediapart n'est plus débutant. Pour moi, l'enseignement privé et catholique, le syndicalisme, thématique principale de mon blog, ça n'intéresse pas du tout Mediapart. Ça ne représente rien. Et même ce petit rien, ils le censurent. Mediapart est pour l'ordre établi. Il y a des actionnaires qui veulent du retour sur investissement.

Les blogs créent une distanciation énorme, qui de plus est amplifiée intentionnellement par les journalistes qui utilisent le "NOUS" royal à tout bout de champ et nous font comprendre au cas où nous ne l'aurions pas compris, qu'il y a un journal sérieux d'un côté et un club de division d'honneur dont Mediapart se fout, enfin dont Mediapart aimerait se foutre, sauf que beaucoup de monde vient lire ces blogs plutôt que certains articles d'Antoine Perraud ou de Géraldine Delacroix qui attirent péniblement 4 recommander. Et c'est cela qui les embête. Merde, si un patron ne peut plus faire ce qu'il veut chez lui, où va t-on ?

Et oui, où va-t-on, c'est bien la question…

Il y a actif et actif … (importance de la définition)

Ph.:     Quand on pense que pour Mediapart tout blog qui a au moins 1 article est actif, on croit rêver! Selon Géraldine Delacroix, un blog qui écrit au moins un article est un blog actif. Or des blogs qui comptent 1 seul article existent par centaines.... Sont-ils vraiment "actifs" ?  Exceptionnellement, j'ai trouvé un blog qui fait 1 article par an, je le considère comme actif. De mon point de vue et du point de vue commun, je trouve assez osée Géraldine lorsqu'elle affirme  qu'un blog qui fait un article est un blog actif.

A notre demande insistante concernant la définition pour Mediapart d'un blog "actif", la réponse de Géraldine est venue préciser la définition d'un blog actif :

GD.:     " Nous avons appelé «blogs actifs» ceux dans lesquels a été publié au moins un billet depuis un an. En mars, il y en avait plus de 2700. Aujourd'hui, voici le nombre d'abonné(e)s ayant publié au moins un billet :

- au cours du mois dernier: 662

- au cours des six derniers mois: 2159

- au cours de l'année écoulée: 3 079.

Seulement, Philippe ne l'entend pas de cette manière...

Ph.:     Vos réponses sont toujours à géométrie variable. Il y a 15 jours vous prétendiez qu'il y avait 1500 blogs actifs à peu près. Aujourd'hui c'est le double. C'est pour le moins bizarre. Niez-vous qu'ont été créés  depuis la création de Mediapart à peu près 7150 blogs? Si vous voulez, je peux aller calculer combien sont partis et cela m'étonnerait beaucoup qu'il y ait 3000 blogs actifs. Quand on voit déjà ceux qui écrivent 1 article et qui partent dans les 2 à 3 premiers mois, c'est assez cocasse. Sur les 300 derniers blogs créés, 11 sont déjà partis. Plus  de 50 % des blogs n'ont qu'un seul article… vous pouvez toujours dire que 3000 abonnés ont publié un article, si plusieurs centaines sont partis, cela ne veut rien dire. Si vous voulez je peux également vous donner des chiffres de clients qui sont là depuis 3 ou 4 ans et qui n'ont fait qu'un seul article dans les premiers jours de leur inscription.  Déjà, vous avez compté Passifou et Chamallow qui sont partis et/ou  revenus ou ont détruit tous leurs articles en repartant à 0. Comme ce sont des programmes en PHP qui font ces comptes....... Est-ce que ce ne serait pas pour gonfler l'activité du Club, pour faire  accroire aux autres médias que Mediapart est le numéro 1?

Dans les résultats reportés sur le graphique ci-dessous**, vous remarquerez que le nombre d'articles a fortement augmenté, dû à un client qui avait 1300 articles. C'est ainsi, mais la loi de Laplace me dit que ça va converger asymptotiquement vers une limite finie avec une précision qui dépendra du nombre d'éléments de statistiques étudiés. Pour le moment, le blogueur (la blogueuse) moyen-ne

  • possède 16,96 contacts 
  • a écrit 66,66 articles 
  • a répondu  529,18 commentaires.

Or, donc, avec une centaine de blogs, le blogueur (la blogueuse) moyen-ne

  • possède 24 contacts 
  • a écrit 77 articles 
  • a répondu  998 commentaires.                     

Bien évidemment il me faudra préciser éventuellement les valeurs extrêmes. Je ne donne que des caractéristiques de position, mais bientôt je vous donnerai des caractéristiques de dispersion. J'espère que cette étude intéressera Mediapart. Je pourrai aussi calculer le taux de rotation des blogueurs, la durée moyenne pour ceux qui partent ( Et oui, il y en a beaucoup qui quittent Mediapart, il faut le dire).

Avec les résultats de nouvelles statistiques sur les 571 premiers blogs crées en 2008, j'ai trouvé :

130 ont 1 seul article, soit  23%.

275 ont 5 articles ou moins soit 48%.

243 sont partis, soit  43%.

Si on considère que tous les blogs qui ont 2 articles ou plus sont vivants, cela fait  un 40% et je suis gentil. Si  je considérais que les blogs avec moins de 5 articles crées en 2008 ne sont pas actifs, on tomberait à peine à 20%.( ce qui me parait raisonnable: 5 articles max en 5 ans, ce n'est pas très actif, n'est-ce pas ?) Vos données ne sont pas représentatives de la réalité, d'autant plus que vous avez dû remarquer comme moi qu'il y a eu un pic de créations de blog de mai à août 2013.

Eliza13,     "… il y a eu des grosses disputes et beaucoup sont partis qui étaient des poètes. C'est fort dommage que Mediapart soit incapable de trouver une formule où le meilleur de chacun surgisse. Certaines méthodes de Mediapart sont inacceptables. C'est dommage! (…) il y a aussi " faire et "faire" des billets. Certains écrivent, ou du moins écrivaient. En vrai. Des textes, pas des copié-collé. Des trucs avec des mots, des phrases, des choses superbes qui en sortaient. Mais qui n'étaient pas lues ou si peu. Je pense notamment à mon ami Sokolo. Le jour où quelqu'un lui arrivera à la cheville... "

Et pour finir, le déréférencement

Ph.:      Les déréférencements illégaux dont le seul journal en ligne puisse se vanter est Médiapart ! Il se pourrait qu'un autre journal enquête sur ces censures qui cachent et qui se cachent chez Mediapart, et surtout ne pas oublier que nos infos peuvent ne plus rien valoir demain si Mediapart décide une redirection vers Laurence Rizet. Je pense qu'un jour ou l'autre Mediapart va se retrouver avec un procès à ce sujet. C'est inévitable. Si on met la commande suivante dans un .htaccess par exemple, mon article disparait de la toile au profit de la page Club de Mediapart

Redirect permanent   

blogs.mediapart.fr/blog/philippe-waeselynck/081013/etude-quantitative-des-bloggeurs-de-mediapart   http://blogs.mediapart.fr/

On peut faire des redirections visibles ou invisibles, dynamiques. Tout est possible. Le résultat c'est que l'article ne sera jamais lu à partir du WEB. Autrement dit, tout ce que tu as écrit, Mediapart le supprime indirectement. Que les choses soient claires. Si je veux écrire sur une feuille de papier que personne ne lira, autant ne rien payer et le faire chez soi. En même temps, tu ne t'appelles pas Edwy Plenel ou Antoine Perraud. Donc, c'est moins grave…

C'est à ce sujet que s'est fait entendre Géraldine en donnant un peu du lest.

GD.:     " Sauf que ce dispositif n'existe pas sur Mediapart : il n'y a pas de redirection. "

Ph.:      "Drupal ne permet pas les redirections? Il me semblait que Mediapart utilisait un CMS qui s'appelle Drupal ! Outre le fait que la proposition que vous venez d'énoncer est trivialement fausse, ne jouez pas avec les mots. Vous redirigez les articles d'une dizaine de clients (dont moi) vers la 1° page du Club (avant c'était Laurence Rizet). Quand je dis Vous, c'est quelqu'un de Mediapart, bien sûr. Vos pantalonnades n'y pourront rien changer. Mediapart censure à sa manière, mais Mediapart censure. Tout le monde peut le vérifier, nonobstant vos dénégations triviales."

GD.:  "Mais non ! Ni moi ni personne ni Drupal... Les changements de titre des billets provoquent des changements d'url qui peuvent parfois, en raison de bugs dans les redirections, envoyer l'internaute sur des pages incohérentes. Cela n'a rien à voir avec le référencement."

Ph.:    "Donc, si mes articles ne sont plus référencés,  c'est la faute à pas de chance? Mediapart n'a rien fait pour supprimer les référencements ?"

GD.:    "Vous avez le don de tout mélanger, Philippe ! Vos billets ne sont pas référencés, c'est une chose. Il y a parfois des bugs quand des billets changent de titre, ou bien sont supprimés par leurs auteurs, et on arrive sur une page bizarre, au lieu d'une erreur 404. C'est une autre chose."

Ph.:      "Vous n'avez pas peur. Je n'ai pas changé les noms de mes articles. S'il y a un bug, faites en sorte que cela revienne comme avant et que je sois référencé. Faut-il payer pour régler ces problèmes d'adressage? Page bizarre? La page d'accueil du Club ou celle des responsables du Club! Pour être bizarre, c'est bizarre! Corrigez les bugs qui affectent mes articles,  si bug il y a."

L’exclusion de Philippe du Club, des limites à la transparence ?

Le but de cet article a consisté à rendre compte du style relationnel par lequel la Direction de Mediapart, à travers la Responsable du Club, entend justifier les anomalies de fonctionnement du site que les blogueurs ont à endurer depuis un certain temps. Les blogueurs sont en quelque sorte priés de ne pas s’en soucier, et de passer outre, même si cela représente une différence de traitement qui pourrait être assimilée à une forme de discrimination, sans cause apparente. Or cela ne peut plus être appelé de la participation, ni par les blogueurs concernés ni par les autres, induits à douter voire à craindre d’être déréférencés à leur tour, par exemple. C’est sur le plan de la confiance que se joue la relation à un(e) référent(e), et cela vaut toujours pour les deux interlocuteurs. Ce qui bien sûr, ne vaut pas en tant que critique adressée à la personne responsable du Club. C’est la Direction qui doit se pencher sur ce problème et penser un dispositif plus adéquat pour répondre à des attentes peut-être plus exigeantes de la part des blogueurs, mais enfin, cela est inévitable du moment que nous sommes entrés de plein pied dans une époque où l’information est un droit non seulement sur le plan formel, puisque de plus en plus les destinataires de l'information s'identifient dans le rôle de citoyens actifs.

Pour le moment, et au jour où nous publions ce billet, le compte n’y est pas. Pire : celui qui a engagé le plus d'efforts pour essayer d'apporter des réponses à tous nos questionnements, a été viré du Club, au nom d’une vague série de violations de cette Charte sacrée.

J'ai nommé Philippe, et sa boîte à outils statistiques d'où auraient pu sortir des données et une photographie de l'activité du Club qui sont le fond de ce qui nous intéresse, la transparence démocratique tellement invoquée mais qui ne se décrète pas. Elle s'expérimente par les utilisateurs mêmes, surtout lorsqu'ils sont armés et compétents et que leur effort de compréhension est désintéressé. C'est le cas de Philippe, qui est d'abord un enseignant, un mathématicien passionné, et un syndicaliste dont le souci de l'application des lois constitue une pratique de lutte qui va bien au-delà des déclarations d'intention.

Ce n'est pas à nous les abonnés qu'il faut s'en prendre, si internet serait, comme le voudrait un Julien Assange, un instrument de démocratie. De plus, nous sommes à un âge technologique, tout le monde, même les moins jeunes commencent aujourd'hui à s'approcher d'internet, pourvu que quelqu'un puisse leur apprendre comment cette magnifique invention fonctionne, tout en l'utilisant.

Il faudra que les propriétaires du site Mediapart permettent que cette liberté d'expression s'exerce d'abord sur le lieu même du débat, c'est-à-dire ici, autrement nous reviendrons à la démocratie simplement représentative, et nos journalistes savent bien que celle-là est en train de mourir, du moins dans les formes qui ont été celles du 19e et du 20e siècles. Et si cette forme d’action politique est morte, Mediapart aura aussi à changer son rapport au lectorat, même si cela présente l'inconvénient d'avoir à revenir sur ses pas, parfois, et à en accepter les revendications. Ils n'en sortira qu’une équipe plus intelligente et préparée à affronter les problématiques qui se posent, que le monde pose aux journalistes et les voit en première ligne d'observation.

On a peut-être été trop enthousiastes de voir Julian Assange ces jours-ci, il souriait comme un enfant à cette jeune femme qui lui a posé une question depuis la salle où Mediapart a organisé la rencontre. Nous nous sommes crus pouvoir vraiment participer à quelque chose de nouveau, si seulement on aurait pu casser le mur d'indifférence qui s'est érigé lorsqu'on a essayé de passer de l'autre côté du miroir de nos écrans. 

*Consulter les nombreux billets de Philippe Waeselynck qui depuis le 16 septembre 2013 sont presque tous sur le sujet :

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-waeselynck

**Le graphique à ce lien :

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-waeselynck/091013/creation-de-blogs-sur-les-14-derniers-mois

Les deux billets dont ont été extraits les dialogues entre  Philippe Waeselynck, les blogueurs et M.me Géraldine Delacroix :

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-waeselynck/081013/etude-quantitative-des-bloggeurs-de-mediapart

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-waeselynck/091013/les-100-premiers-bloggueurs-de-mediapart

Quelques billets où le débat sur déréferencement, censure, communication entre blogueurs et Mediapart, se poursuit :

http://blogs.mediapart.fr/blog/joelmartin/131013/philippe-waeselynck-censure

http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-sangare/141013/madame-geraldine-delacroix-dit-la-verite

http://blogs.mediapart.fr/blog/dimitri-latsis/080713/tout-va-bien-chez-mediapart

...et bien bien d'autres...

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