#Russiagate. Le FBI n'a jamais vu le rapport CrowdStrike: il n'a jamais été rédigé!

Le FBI n’a jamais vu de rapport, brut, édité ou finalisé sur les allégations de hacking russe... parce qu’aucun rapport n’a jamais été rédigé. Le FBI s’est fié à la «conclusion» de CrowdStrike qui attribue à la Russie le hacking des serveurs du Comité National Démocrate (DNC) alors que l’entreprise n’a jamais rédigé de rapport final et que le FBI ne lui a jamais demandé de le faire.

Au cours de ses 27 années en tant qu'analyste de la CIA, Ray McGovern a été chef de la section politique étrangère soviétique et préparateur/rédacteur en chef du Daily Brief du président. Il est cofondateur de Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) [litt. « les anciens du renseignements défendent la raison » ou Vétérans du Renseignement pour la Raison].

traduit de l'anglais par Juliette Bouchery

17 JUIN 2019 - PAR RAY MCGOVERN (en exclusivité pour Consortium News)

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Le Département de la Justice l’admet : CrowdStrike, l’entreprise de cybersécurité controversée que le Comité National Démocrate a choisi en 2016, plutôt que de faire appel au FBI, pour examiner ses serveurs informatiques compromis, n’a jamais rédigé de rapport d’enquête, brut ou définitif, pour le gouvernement, parce que le FBI ne lui a jamais demandé de le faire.

La révélation provient d’une motion déposée par le gouvernement dans le cadre de la procédure en amont du procès de Roger Stone, militant Républicain de longue date qui a joué un rôle non-officiel dans la campagne du candidat Trump. La mission de Stone consistait en des déclarations mensongères devant le Congrès, entrave à la justice et intimidation de témoin.

La motion est intervenue en réponse à une demande des avocats de Stone des «rapports non édités» de CrowdStrike ; ils espéraient amener le gouvernement à prouver que la Russie avait piraté le serveur Démocrate. La motion déclare que «Le gouvernement… ne détient pas les informations demandées par la défense.»

Dans leur document, les avocats de Stone précisaient que celui-ci n’avait reçu que trois rapports intermédiaires «édités», ou expurgés. Dans la réponse du gouvernement, une note en bas de page assez stupéfiante du Ministère de la Justice avoue qu’il n’existe pas d’autre version : «Bien que les rapports soumis au prévenu portent la mention "intermédiaire", les avocats du Comité National Démocrate et du Comité Démocrate de Campagne pour le Congrès (DCCC) ont informé le gouvernement qu’ils constituent la dernière version livrée du rapport», dit la note.

Autrement dit, CrowdStrike, à qui le FBI s’est fié pour conclure que la Russie avait piraté le serveur Démocrate, n’a jamais complété de rapport final et n’a livré au gouvernement que trois brouillons expurgés.

Stone à l’entrée du tribunal en février. (Victoria Pickering/Flickr) Stone à l’entrée du tribunal en février. (Victoria Pickering/Flickr)
D’après ce document, ces versions ont été remises au FBI «de leur propre chef» par les avocats du Comité Démocrate. La motion déposée au tribunal nous donne cette citation des avocats du Comité : «Aucune information expurgée ne concernait l’attribution de l’attaque à des agents russes.»

Dans la motion déposée par les avocats de Stone, ils argumentent : «Si l’État russe n’a pas piraté les serveurs du Comité National Démocrate, du Comité Démocrate de Campagne pour le Congrès, ou de John Podesta [le responsable de la campagne de Hillary Clinton], Roger Stone est inculpé d’entrave d’une enquête du Congrès dans un complot russe non confirmé… La question de savoir si oui ou non le Comité Démocrate a été piraté est un élément central de sa défense.»

La réponse du Ministère de la Justice : «Le gouvernement n’a pas besoin de prouver que les Russes ont piraté le Comité Démocrate pour prouver que le prévenu a fait des déclarations mensongères, fait pression sur un témoin, et entravé la justice dans le cadre d’une enquête du Congrès en rapport avec une ingérence électorale.»

En juillet 2016, des milliers de courriels provenant du serveur Démocrate étaient publiés par WikiLeaks. Ces courriels révélaient que le Comité Démocrate s’était ingéré dans le processus des Primaires de l’élection présidentielle pour favoriser, dans la course à l’investiture du parti, l’ancienne Secrétaire d’État Hillary Clinton plutôt que le Sénateur Bernie Sanders. En 2018, les États-Unis ont inculpé 12 agents des renseignements militaires russes pour avoir prétendument piraté le serveur Démocrate et livré ces courriels à WikiLeaks.

Comey n’a pas d’explication

Les documents remis au tribunal montrent qu’à un moment de vives tensions dans la campagne présidentielle de 2016, alors que feu le Sénateur John McCain, entre autres, décrivait le «piratage» russe comme un «acte de guerre», le FBI s’est contenté de trois «brouillons» expurgés livrés par CrowdStrike plutôt que d’enquêter directement sur le prétendu piratage.

Puis, dans son témoignage devant le Congrès, James Comey, à l’époque Directeur du FBI, a avoué qu’il avait choisi de ne pas prendre le contrôle des ordinateurs «piratés» du Comité Démocrate, n’avait pas envoyé les experts informatiques du FBI pour les inspecter, mais éprouvait quelques difficultés à expliquer pourquoi.

Dans son témoignage, il admet que les «bonnes pratiques» auraient exigé que les experts enquêteurs aient physiquement accès aux ordinateurs. Et pourtant, le FBI a décidé de s’en remettre à une investigation faite par une entreprise payée par le Comité Démocrate.

Les soupçons se sont développés quand Comey a commencé à désigner CrowdStrike comme «les pros qu’ils ont embauchés». Les doutes se sont fait plus intenses quand il a décrit CrowdStrike comme «une entité de haut niveau». Car dans les faits, la réputation de fiabilité et d’objectivité de l’entreprise était ternie bien avant que le Comité Démocrate ne la recrute.

Comey en 2013 avec Robert Mueller et Barack Obama. (Wikimedia Commons) Comey en 2013 avec Robert Mueller et Barack Obama. (Wikimedia Commons)
Dimitri Alperovitch, co-fondateur de CrowdStrike, est un adversaire du président russe Vladimir Poutine et un membre de premier plan de Atlantic Council, un Think Tank anti-Russe à Washington. CrowdStrike déclare avoir déterminé que la Russie avait piraté le serveur du Comité démocrate parce qu’ils avaient trouvé des lettres cyrilliques dans les méta-données, ainsi que le nom du responsable en chef soviétique [?] . Le genre d’indices qu’auraient laissés des amateurs.

En mars 2017, Voices of America a publié un article expliquant que CrowdStrike avait été obligé de «réviser et retirer des déclarations avancées pour étayer leurs conclusions d’un piratage russe au cours de la dernière élection présidentielle.»

Le rôle initialement joué par CrowdStrike

Le 24 juillet 2017, dans un mémoire adressé au président, les Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS : « les anciens du Renseignement défendent la raison ») soulignaient abondamment cette chronologie édifiante :

Le 12 juin 2016, Julian Assange annonce que WikiLeaks s’apprête à publier «des courriels en lien avec Hillary Clinton».

Le 14 juin 2016, l’entreprise CrowdStrike (au parcours professionnel douteux et avec de multiples conflits d’intérêt), sous contrat avec le Comité National Démocrate, annonce qu’un programme malveillant a été détecté sur le serveur Démocrate et affirme que des preuves montrent qu’il a été infecté par les Russes.

Le 15 juin 2015, ‘Guccifer 2.0’ confirme la déclaration des Démocrates, revendique la responsabilité du «hack», déclare être la source de WikiLeaks et publie un document – l’enquête criminelle démontrera qu’il a été artificiellement contaminé par des «empreintes digitales russes.»

Le VIPS ne croit pas que ce timing des 12, 14 et 15 juin relève d’une simple coïncidence. Il suggère plutôt une manœuvre préventive pour associer la Russie à tout ce que WikiLeaks pourrait être sur le point de publier et de «démontrer» que cela provient d’un hack russe.

Bill Binney, ancien directeur technique de la NSA et membre de VIPS, a déposé un affidavit* dans l’affaire Stone. Ce document déclare : «WikiLeaks n’a pas reçu de données volées du gouvernement russe. Les métadonnées intrinsèques des fichiers WikiLeaks, accessibles au public, démontrent que les fichiers acquis par WikiLeaks ont été livrés via un médium tel qu’une clé USB.»

La préférence pour CrowdStrike, les explications au Congrès

Pourquoi James Comey, Directeur du FBI, n’a-t-il pas tout simplement insisté pour accéder aux ordinateurs du Comité National Démocrate ? Il aurait certainement pu obtenir les autorisations nécessaires. Début janvier 2017, en réaction aux affirmations des médias selon lesquelles le FBI n’avait jamais demandé l’accès, Comey a déclaré aux enquêteurs du Comité du Sénat sur le Renseignement qu’il y avait eu «de multiples demandes à différents niveaux» pour accéder à plusieurs serveurs du DNC. «En fin de compte, l’accord a été que l’entreprise privée nous transmettrait ce qu’ils verraient» a expliqué Comey, en décrivant CrowdStrike comme une compagnie de cybersécurité «très respectée».

À la question de Richard Burr, à la tête du Comité, qui lui demandait si l’accès direct aux serveurs et appareils aurait aidé le FBI dans son enquête, Comey a répondu par l’affirmative. «Nos enquêteurs opteraient toujours pour un accès direct au matériel ou au serveur impliqué ; c’est la meilleure preuve.»

Cinq mois plus tard, une fois Comey éjecté de son poste, Burr lui a offert une seconde chance par le biais d’une série de questions pleines d’égards, un échange visiblement bien répété :

BURR : Et le FBI, dans cette affaire, et contrairement à d’autres affaires dans lesquelles vous avez pu enquêter… avez-vous jamais eu accès aux ordinateurs qui ont effectivement été piratés ? Ou avez-vous dû vous fier à une tierce personne pour vous fournir les données relevées par elle ?

COMEY : Dans le cas du Comité National Démocrate… nous n’avons pas eu accès aux appareils eux-mêmes. Nous avons obtenu les informations d’enquête pertinentes de la part d’une entité privée, une entité de haut niveau, qui avait fait le travail. Mais nous n’avons pas eu d’accès direct.

BURR : Pas de contenu ?

COMEY : C’est cela.

BURR : Mais le contenu ne joue-t-il pas un rôle important dans une enquête, en contre-espionnage ?

COMEY : Effectivement, bien que le briefing donné à mon équipe – mon équipe de l’époque – est qu’ils ont reçu les informations dont ils avaient besoin de la part de l’entité privée pour comprendre l’intrusion au printemps 2016.

Plus révélatrices encore sont les questions de Will Hurd, membre de la Commission du Renseignement de la Chambre des Représentants. Will Hurd est un ancien de la CIA où il a fait dix ans de carrière. Le 20 mars 2017, alors qu’il était encore directeur du FBI, Comey a trahi un très net malaise en essayant d’expliquer à la Commission pourquoi le FBI n’avait pas insisté pour obtenir l’accès physique aux ordinateurs du Comité Démocrate et pour mener sa propre enquête.

HURD : Donc il s’est écoulé un an à peu près entre la notification initiale de problèmes potentiels sur le réseau des Démocrates et la publication de cette information, quand elle est arrivée sur WikiLeaks.

COMEY : Oui, monsieur.

HURD :… à quel stade le Comité Démocrate a-t-il ouvert l’accès au FBI pour que vos techniciens puissent relever ce qui s’était passé ?

COMEY : Eh bien, nous n’avons jamais eu un accès direct aux machines. Au printemps 2016, le Comité Démocrate a recruté une entreprise qui, au bout du compte, nous a transmis son enquête, à partir de ce qu’ils avaient relevé sur le système.

HURD : … Donc, le [directeur du FBI] a notifié le Comité Démocrate en amont, avant qu’aucune information ne soit postée sur WikiLeaks et quand – vous n’avez toujours pas – on ne vous a jamais donné accès à aucune des machines techniques ou physiques qui ont été – qui ont été piratées par les Russes.

COMEY : C’est exact, mais nous avons obtenu l’enquête des professionnels qu’ils ont recrutés, ce qui – une fois de plus, les bonnes pratiques sont toujours d’avoir accès aux machines elles-mêmes mais là – mon équipe me dit que c’était un substitut approprié.

Comey court-circuite l’accord avec Assange

Assange: Comey a fusillé l’accord. (YouTube) Assange: Comey a fusillé l’accord. (YouTube)

Le témoignage de Comey, le 20 mars 2017, devant la Commission du renseignement de la Chambre des Représentants, est intervenu au moment où il sabordait des négociations entamées depuis plusieurs mois entre Assange et des avocats représentant le Ministère de la Justice des USA et la CIA, visant à accorder une immunité limitée au fondateur de WikiLeaks. En échange, Assange proposait (1) d’éditer les informations de la CIA qu’il pourrait publier à l’avenir et (2) de fournir des preuves techniques et des échanges sur la question de «qui n’avait pas participé aux publications du Comité National Démocrate.»

John Solomon, journaliste d’investigation, a révélé cette histoire en citant celui qui jouait un rôle d’intermédiaire entre WikiLeaks et le gouvernement, sur la base «d’entretiens et de documents internes au Ministère de la justice livrés aux enquêteurs du Sénat.» Il semble plausible qu’Assange proposait de prouver que la Russie n’était pas la source de WikiLeaks pour les mails du serveur Démocrate, ce qu’Assange n’a cessé de répéter.

Et cela, bien entendu, Comey ne le voulait surtout pas.

Le 31 mars 2017, WikiLeaks a publié les révélations les plus dommageables à ce stade, tirées de ce qu’ils ont baptisé le « Vault 7 » - un trésor de cyber-outils de la CIA, leaké à partir des dossiers de la CIA. Ces dossiers divulguent l’existence de l’outil «Marble Framework» («cadre de marbre»), qui permet à la CIA d’entrer dans les ordinateurs, de masquer leur intrusion, et d’attribuer le hack de façon mensongère à d’autres en laissant des indices révélateurs… comme des lettres cyrilliques par exemple.

Les documents de la CIA montraient également que l’outil «Marble» avait été utilisé en 2016.

Deux semaines plus tard, Mike Pompeo, à l’époque directeur de la CIA, a décrit WikiLeaks comme un «service de renseignement non-étatique et hostile», et les US ont mis la pression sur l’Équateur, qui avait donné l’asile à Assange, pour qu’il soit expulsé de l’ambassade de Londres. Ce qui a été fait le 11 avril, avec son arrestation. Le jour même, il était inculpé pour violation des conditions de sa libération sous caution dans le cadre d’une enquête suédoise, qui a depuis été close. Assange a été condamné à 50 semaines dans la prison de haute-sécurité de Belmarsh.

On peut parier que Comey s’inquiète encore de voir Assange ou l’un de ses associés fournir des «preuves techniques» suffisantes pour prouver «qui n’a pas participé aux publications sur le Comité Démocrate.»

Mais à quoi pensaient-ils ?

À l’audience du 20 mars 2017 de la Commission du Renseignement de la Chambre des représentants, le député Trey Gowdy a couvert Comey d’éloges en disant qu’il était «incroyablement respecté». À ce stade, Gowdy ne cherchait vraisemblablement pas à faire de sous-entendu. Aujourd’hui, ce ne serait peut-être plus le cas.

Au moment où le Russiagate se métamorphose en Deep-Stategate, le Ministère de la Justice étasunien lance une investigation sur les origines du Russiagate et le rôle supposé des agences de renseignement. Reste à voir si John Durham, procureur à la tête de l’enquête, interrogera Assange, ce que le Conseiller juridique spécial Robert Mueller n’a jamais fait.

Certains de mes vieux amis du FBI, comme d’autres, ont beaucoup de mal à croire que Comey, et d’autres responsables haut placés de la Justice, du Renseignement et de la Sécurité, aient pu en prendre à leur aise avec la Constitution et le Droit, et vivre un mensonge pendant plusieurs années.

«Comment ont-ils pu croire que ça passerait ?» est la questions récurrente. La réponse est trompeuse et très simple, Comey lui-même l’a donnée dans un moment de franchise, apparemment involontaire, dans son livre prétentieux, A Higher Loyalty, dans lequel il écrit : «Je prenais des décisions dans un environnement dans lequel Hillary Clinton allait certainement devenir le prochain président.»

Il n’y aurait aucun problème, bien entendu, si Mme Clinton avait remporté l’élection. C’était ce qu’ils pensaient tous, et cela explique probablement qu’ils aient fait si peu attention à ne laisser aucune trace écrite ou informatique de leurs activités. Chez ces grands responsables, tout en haut de la pyramide, ces «entités de haut niveau», les techniques les plus élémentaires du «métier» sont oubliées quand ils sont sûrs qu’elle, et eux, sont les vainqueurs inévitables, et que ce sont des promotions, et non des mises en accusation, qui les attendent.

Reportages supplémentaires de Joe Lauria

Lectures de fond sur le Deep State-Gate

https://www.investmentwatchblog.com/doj-admits-fbi-never-saw-crowdstrike-report-on-dnc-russian-hacking-claim/

https://www.thegatewaypundit.com/2019/06/figures-fbi-doj-never-obtained-the-unredacted-crowdstrike-reports-on-russian-hack-of-dnc-server/

https://consortiumnews.com/2019/03/13/vips-muellers-forensics-free-findings/

https://consortiumnews.com/2019/04/16/vips-fault-mueller-probe-criticize-refusal-to-interview-assange/

https://consortiumnews.com/2019/05/03/orwellian-cloud-hovers-over-russia-gate/

https://consortiumnews.com/2017/07/24/intel-vets-challenge-russia-hack-evidence/

http://raymcgovern.com/2017/05/17/beneath-the-corporate-mediadeep-state-campaign-to-remove-trump-and-thwart-detente-with-russia/

https://consortiumnews.com/2019/06/13/ray-mcgovern-doj-bloodhounds-on-the-scent-of-john-brennan/

https://consortiumnews.com/2018/11/14/clappers-credibility-collapses/

https://raymcgovern.com/2019/01/06/transcript-when-clapper-was-asked-real-questions/

http://www.baltimoresun.com/news/opinion/oped/bs-ed-hacking-intelligence-20170105-story.html

http://www.baltimoresun.com/news/opinion/oped/bs-ed-trump-russia-phony-20170517-story.html

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*Affidavit : c'est une déclaration écrite que quelqu'un fait après avoir promis officiellement de dire la vérité. Un affidavit peut servir de preuve devant un tribunal. (Cambridge Dictionary) Wikipedia français traduit "affidavit" par "déclaration sous serment".

Source de l'article : https://consortiumnews.com/2019/06/17/fbi-never-saw-crowdstrike-unredacted-or-final-report-on-alleged-russian-hacking-because-none-was-produced/

SUR LE RUSSIAGATE SUR CE BLOG :

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Le problème dans le rapport de Mueller publié jeudi est qu’il tient pour acquis que le gouvernement russe s’est ingéré dans les élections. Trump devrait contester ce point, selon VIPS (16.04.19).

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