Ukraine : Porochenko parle de paix mais fait la guerre, des centaines de morts

Vendredi, 20 juin 2014 - L'exécutif putschiste avait déjà annoncé il y a plusieurs jours la fin de la guerre contre les populations ukrainiennes de l'est et l'ouverture de couloirs humanitaires, mais l'armée de Kiev a continué imperturbable les lourds bombardements contre les villes assiégées du Donbass, et le tragique décompte des morts a continué à monter.

 

Le même scénario semble se répéter maintenant. D'une part, repris a-critiquement par tous les médias les plus importants, le président Petro Porochenko annonce son 'plan de paix' tandis que de l'autre à Lugansk, Donetsk, Kramatorsk, Slaviansk et Marioupol on continue à mourir.

 

L'oligarque sorti gagnant des élections présidentielles du 25 mai a présenté une feuille de route en 14 points, après avoir informé le leader russe Vladimir Poutine.

 

Le plan de Kiev prévoit, entre autres, que Kiev reprenne le contrôle des frontières et tout de suite après décrète un cessez-le-feu auquel devrait suivre l'immédiat désarmement des auto-défenses crées par les populations insurgées contre les putschistes. La feuille de route comprend aussi "la garantie d'un sauve-conduit pour les mercenaires russes et ukrainiens" afin qu'ils puissent se retirer et la "décentralisation de l'état et la protection de la langue russe protégée par des amendements constitutionnels". Mais Porochenko ne parle pas de désarmement des milices néo-nazies aux ordres de Kiev, de la démobilisation des mercenaires étrangers envoyés dans le pays par la multinationale Usa Akademi, et d'autant moins prévoit la punition des militaires et des représentants politiques auteurs d'homicides, de massacres et de tortures à l'encontre le la population civile du sud-est de l'Ukraine.

 

Entretemps l'armée ukrainienne a informé le président du parlement de Kiev Olexandr Turchynov, a fermé à nouveau la frontière avec la Russie qui de son côté a de nouveau réuni ses troupes dans la zone de frontière. "Plusieurs unités d'infanterie mécanisée et de défense anti-missiles, positionnées dans l' Oural et en Sibérie occidentale, ont été alertées sans préavis et sont en train d'être transportées par la route et le chemin de fer à leur aire de destination à beaucoup de kilomètres de distance", a fait savoir le colonel Roschupkin, commandant de la zone militaire centrale russe. "Le but principal de ces événements - a ajouté le colonel - est de vérifier de manière complète l'entraînement des troupes, d'analyser le degré de leur réactivité à accomplir des opérations dans le délais le plus bref, la qualité de leurs capacités de combat et la coordination entre les unités".

 

En fait la situation est tout sauf détendue. Après avoir parlé avec Porochenko, avec Angela Merkel et François Hollande, le président russe a convoqué hier soir une réunion d'émergence des membres permanents du Conseil de Sécurité de Moscou entièrement consacré à la situation ukrainienne.

 

Et c'est le régime de Kiev même à admettre le massacre accompli par ses hommes dans les territoires insurgés, même si les déclarations solennelles des responsables de la junte putschiste doivent de toute évidence être expurgées des éléments de la propagande. Selon le chef des opérations militaires contre les régions rebelles, seulement hier auraient été 300 les volontaires des auto-défenses des Républiques Populaires tués dans les durs affrontements de Yampol et Zakotnoye, dans la région de Donetsk. Le responsable militaire ukrainien a admis la mort de sept soldats de Kiev et 30 blessés, informant que les combats sont encore en cours. Que les morts soient tous des miliciens est assez douteux, étant donné que le même Selezniov a vanté l'emploi massif de l'artillerie et des bombardements aériens contre les ennemis. De leur côté, les auto-défenses des insurgés ont admis avoir été obligés de se retirer dans les deux localités proches de Slavyansk attaquées jeudi par une colonne consistante de moyens blindés et par l'aviation de Kiev. "Nous avons beaucoup de victimes et de blessés" s'est limité à informer un porte-parole des auto-défenses de Slavyansk sans spécifier.

 

Moscou a fait savoir que plus de 400.000 citoyens ukrainiens se sont mis à l'abri en Russie depuis mars et selon le Service fédéral de l'immigration sont en train et seront régularisés selon la loi en vigueur. Jusqu'à aujourd'hui 1.000 citoyens ukrainiens ont été régularisés comme le prévoit la normative sur la reconnaissance des citoyens de pays étrangers en tant que réfugiés et environ 6.000 personnes ont été légalisées sur la base de la loi sur le statut temporaire des citoyens étrangers. Un nombre considérable de citoyens ukrainiens a reçu un permis de séjour temporaire en Russie, et certains ont reçu un permis de travail, selon Moscou.

 

Marco Santopadre

 

http://contropiano.org/internazionale/item/24774-ucraina-poroshenko-parla-di-pace-ma-fa-la-guerra-centinaia-di-morti

https://www.facebook.com/ucrainaantifascista/photos/pb.587994241281834.-2207520000.1403369324./633193526761905/?type=3&theater

En Italie nombreuses sont les manifestations, dans plusieurs grandes villes, qui se relaient, souvent devant les immeubles institutionnels, afin d'alerter sur la guerre civile dans le Donbass. La dernière est celle qui s'est déroulée hier à Catane en Sicile, et a confronté les citoyens à un ambassadeur visiblement dépassé par cette opposition ouverte, et la dénonciation explicite des crimes du régime de Kiev. 

 

Catane. Contesté l'ambassadeur ukrainien qui célèbre le nazi Bandera

 

Vendredi 20 juin 2014 - Au cri de "Vive Bandera" - c'est-à-dire en célébrant le chef des milices ukrainiennes collaborationnistes d'Hitler - l'ambassadeur d'Ukraine en Italie, Yevhen Perelygin a repliqué aux protestations des adhérents au comité de solidarité à l'Ukraine antifasciste en occasion de sa visite au rectorat de l'Université de Catane (Sicile).

 

Ce sont les références culturelles et politiques du nouveau gouvernement ukrainien, un gouvernement prêt à seconder les intérêts des grandes puissances occidentales (USA et UE), qui agresse son peuple avec des politiques anti-sociales et qui massacre et bombarde sans discrimination les civils de son propre pays. Nous nous demandons comme le recteur Pignataro, l'administration communale et tous les professeurs et tous les académiciens de l'Université de Catane aient pu recevoir un tel personnage. Quel exemple donne la plus haute institution de la ville ?

 

"De notre part nous poursuivons notre mobilisation en soutien de la résistance populaire et antifasciste ukrainienne" écrivent dans une note les antifascistes catanais qui se sont donnés rendez-vous aujourd'hui à l'université pour constester l'ambassadeur ukrainien invité par les autorités.

 

Rédaction Contropiano 

 

http://contropiano.org/politica/item/24776-catania-contestato-l-ambasciatore-ucraino-che-inneggia-al-nazista-bandera

 

 

Le point de Giulietto Chiesa du 20 juin sur Pandora TV : bilan des affrontements.

 

Est arrivé le moment de faire un bilan de ce qui est en train d'arriver en Ukraine, et le bilan qui est en train d'arriver de plusieurs sources est précis, très précis dans les chiffres, le bilan qui vient du gouvernement de la néo-république de Novo Russiya qui unit les deux régions qui sont en train de combattre contre le gouvernement de Kiev. C'est un bilan impressionnant soit qu'il vienne d'une partie soit qu'il vienne de l'autre. Leurs chiffres sont celles-ci :

 

2890 soldats et officiers du gouvernement de Kiev tués aux combats depuis le 2 mai au 17 juin, soit seulement une partie du temps qui a couru depuis le début de la guerre ;

 

4 avions de chasse Sukoï 25 abattus ;

 

19 hélicoptères, beaucoup plus que ceux qui sont annoncés par Kiev ;

 

1 Ilyushin 76, le grand avion de transport ;

 

10 chars armés capturés, 4 blindés ;

 

122 chars d'assaut ;

 

plus de 200 véhicules et camions capturés des forces rebelles.

 

Les chiffres des morts du côté des rebelles sont tout autant impressionnants :

 

517 seulement les civils tués ;

 

579 les blessés ;

 

si on ajoute les soldats qui ont combattu, les partisans qui ont combattu contre le gouvernement de Kiev et qui sont en train de combattre, le bilan atteint le chiffre de 904 personnes, 1031 blessés ; si on fait la somme des uns et des autres, selon les sources de Novo Rossiya nous sommes proches des 4.000 morts.

 

Les chiffres des Nations Unies qui de toute évidence sont des observateurs assez distraits, parlent en tout de 356 morts, inférieur et de loin même à ce qui est reconnu par le gouvernement de Kiev, lequel annonce 257 les civils tués dont 14 enfants et 147 militaires. Même ces chiffres, bien que clairement sous-dimensionnées sont elles aussi impressionnantes.

 

Voilà : comment appelle-t-on cela ? comment l'appelons le silence de tous les mass médias italiens, de toutes les télévisions et de tous les journaux, qui n'écrivent plus une ligne, ne montrent  pas une image de cette tragédie ? voulons-nous appeler cela mensonge ? et appelons-là mensonge ! voulons-nous l'appeler conscience sale ? appelons-la conscience sale. Ou bien appelons tout cela lâcheté et irresponsabilité collective, voyez un peu de vous-mêmes.

 

 

Je termine habituellement mes commentaires en disant bon voyage autour du monde, mais devant ces chiffres et devant notre comportement et notre honte d'occidentaux, viendrait l'envie de l'arrêter ce monde, tout entier. Et bonne chance à tous.

Il Punto di Giulietto Chiesa - 20 giugno 2014 © PandoraTV

http://www.youtube.com/watch?v=gOKiTyVZMrw

 

 

Les Russes résidents en Europe ont peut-être remarqué combien d'internautes sont à l'affût de la traduction des vidéos qui reprennent des témoignages des habitants du Donbass. Parmi les nombreuses vidéos, Nicolai Lilin un jeune écrivain russe vivant en Italie depuis 2004, a choisi de traduire deux témoignages de jeunes du Donbass, qui se sont joints aux milices d'auto-défense de Slavyansk. On trouve son blog sur le site du journal d'investigation L'Espresso.

 

 

Une jeune guerrière du Sud-Est ukrainien enlève le passe-montagne et parle à la caméra 

 

 

"Bonjour, je m'appelle Elena, je me trouve dans la ville de Slavyansk. Je vis dans cette ville, je suis née et ai grandi ici. Je suis entre dans la défense populaire parce que je ne pouvais plus supporter l'horreur des agressions que nous sommes en train de subir. Dans notre ville il n'y pas d'électricité, dans les maisons il n'y a pas d'eau, les gens vont la chercher aux fontaines.

 

L'armée ukrainienne est en train de nous bombarder tous les jours, sur ordre de la junte putschiste de Kiev. Ils sont en train d'employer contre nous l'artillerie, les avions de guerre. Ils lancent des bombes sur les les centres habités. Les citoyens restent sans leurs maisons, ils n'ont rien à manger, ils sont obligés de vivre dans les caves. Des familles entières, même avec des enfants petits, vivent sous terre. Pas tous ont pu laisser la ville, ici sont restés la majeure partie des civils. Jusqu'à quand serons-nous obligés de supporter ces injustices ? Comment est-ce possible que le gouvernement envoie contre son propre peuple une armée composée par on ne comprend pas qui : des extrémistes de Secteur Droit (organisation néo-nazie ukrainienne sponsorisée par le gouvernement actuel, ndt), mercenaires ou simplement des délinquants communs.

 

La propagande ukrainienne dit qu'entre nous il y a des mercenaires, des tchétchènes, des soldats de Kadirov. Je n'ai vu encore aucun d'eux. Nous sommes de simples personnes, citoyens de Slavyansk, nous défendons notre ville. Nous voulons vivre, non pas exister, mais vivre.

YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=BCrWuH3DIeI 

Ici se passent des choses terribles. Il y a quelques jours un avion militaire ukrainien s'est caché derrière un avion civil de ligne. Lorsqu'il est passe sur la ville il est descendu, a bombardé une zone habitée dans les environs, un petit village qui s'appelle Semyonovka, et puis il s'est caché de nouveau derrière l'avion avec les civils à bord. Nous l'avons vu mais nous n'avons pas pu l'abattre, parce que nous aurons sûrement pu détruire aussi l'avion civil. L'armée ukrainienne veut nous provoquer pour créer un cas médiatisé, pour ensuite dire que nous sommes des terroristes qui détruisent les avions civils.

 

Ici il n'y a pas de terroristes, il y a des personnes simples qui sont sorties de leurs maisons pour défendre leur ville. Des personnes qui ne peuvent plus supporter toute cette horreur. Ici il y a des enfants, des personnes âgées, des vétérans de la Deuxième Guerre Mondiale qui sont obligés de revivre des moments dramatiques. Est-ce possible que au gouvernement ne soit resté rient d'humain".

 

Un autre défenseur de Novo Rossiya enlève la cagoule et raconte sa vie de combat dans la résistance de la ville de Slavyansk.

ГЕРОИ: Роман,ополченец Славянска (с11): Если не будем обороняться-нас вырежут © ГЕРОИ сегодня

 https://www.youtube.com/watch?v=WbZifVfs7qw


Mais quel terroriste, je suis un jeune de la campagne !

 

"Salut, je m'appelle Roman. J'ai pris la décision de porter les armes. J'ai toujours été contre les armes, mais j'ai du prendre cette décision pas facile lorsque l'armée ukrainienne a commencé à massacrer nos enfants, nos mères, les citoyens pacifiques, nos pères, nos grands-pères. J'ai décidé de faire la guerre contre ces personnes sans humanité qui sont en train de massacrer la ville de manière criminelle, qui la bombardent avec des missiles… Depuis deux jours nous sommes  sous le bombardement constant. Ils sont en train de nous massacrer malgré la fête de la Sainte Trinité. Il y a beaucoup de morts parmi la populations civile. Je vois ces horreurs tout les jours : les gens faits en morceaux, leurs corps dans la rue, les jambes, les bras, les viscères …

 

Nous aidons nos citoyens comme nous le pouvons, nous les défendons de l'armée ukrainienne. Beaucoup d'entre eux ne me comprenaient pas. Certains amis au début ont désapprouvé mon choix de faire partie des défenseurs de la ville. Ils ne comprenaient pas ce qui était en train d'arriver à nous tous. Après cependant, ils ont vu comment la situation empirait, ils ont compris pourquoi je me trouve ici. Pour qui je combats. Qui je défends.

 

J'ai vécu ici depuis toujours, dans la campagne. Je m'occupais du travail dans les champs, j'aidais les artisans dans la menuiserie, les travailleurs dans les fermes. Je cultivais le blé, je faisais des travaux artisanaux, les semailles et la récolte. Je suis un gars simple de la campagne.

 

Notre ville pour le moment est sans électricité, sans le gaz, sans eau. Les militaires ukrainiens ont fait exploser les tuyaux qui fournissent l'eau, le gaz. Ils ont endommagé les câbles de haute tension.

 

La population pacifique nous aide, ils nous apportent ce qu'ils ont, ils partagent avec nous le dernier morceau de pain. Ils supportent et grâce à eux nous parvenons à défendre cette ville. Nous resterons jusqu'à la fin.

 

Le gouvernement ukrainien a déclaré que nous sommes des terroristes. Que nous sommes séparatistes. Nous ne sommes ni les uns ni les autres. Beaucoup me connaissent, dans mon quartier et en ville. Ils savent que je suis un gars de la ferme, ils savent comment je travaillais, en ramassant du foin, en trayant les vaches…

 

Je voudrais m'adresser à ces mères qui ont envoyé ici leurs fils avec l'armée ukrainienne, qui massacre son propre peuple. Ces femmes qui ont envoyé leurs maris, leur pères. Mesdames, prenez-les et emmenez-les loin d'ici. Ils en sont morts déjà cinq mille, tout autour de Slavyansk. Vos maris et vos fils. A vous on dit qu'ils ont disparu. Qu'ils ont déserté. Ce n'est pas vrai. Ils se trouvent ici, dans la campagne il y a beaucoup de fosses communes, dans lesquelles ils sont ensevelis. Venez les chercher. S'ils sont vivants, emmenez-les à la maison. Contre qui ont-ils combattu ? Je fais partie du peuple, j'ai une famille, deux enfants et une très belle femme. J'ai deux parents. Emmenez vos enfants, avant qu'il ne soit trop tard. Je ne suis pas un séparatiste, je ne suis pas un terroriste. Je suis le peuple qui s'est armé pour défendre sa maison, sa famille, ses enfants.

 

Ces personnes qui ont été appelées par l'armée ukrainienne ont été trompées, leur gouvernement leur a menti. Il y a quelques années nous avons fait le service militaire obligatoire ensemble, je faisais mon service à Hmelnitsk, dans la province de Nikolaev. Je veux vous demander : à qui faites-vous la guerre ? Ce sont nos actuels gouvernant illégitimes qui vous envoient, avec l'aide de l'armée des Etats Unis d'Amérique, avec des mercenaires. Pourquoi ? Contre qui ? Ici il n'y a pas de terroristes. Nous sommes le peuple, chaque personne ici est le peuple qui défend sa propre terre.

 

Les autorités qui je reconnais sont mes camarades, avec lesquels nous sommes en train de lutter épaule contre épaule et nos citoyens civils. Seulement eux représentent pour moi les autorités. Eux nous supportent et nous les défendons. Un grand exemple pour moi est Vasili Ivanovitch Chapaev (un des commandants légendaires cosaques, ndt).

 

Nous n'avons pas assez de personnel. Ici arrivent plusieurs personnes. Même les invalides. Pour nous aider à combattre. Eux ils combattent avec nous épaule contre épaule. Jusqu'à la fin. C'est pour cela que je m'adresse à ceux qui sont assis sur leurs canapés, en regardant la télé, en se servant d'internet, ils manient les ordinateurs. Venez, aidez-nous à défendre notre ville. Pour pouvoir revenir tranquillement après sur les canapés, regarder la télé et manier les ordinateurs". 

 

 

Nicolai Lilin, blog "Il vento dell'Est", 20 juin 2014

 

http://lilin.blogautore.espresso.repubblica.it/

 

 

INFORMATION DU 21 juin 2014  -  Un poste de frontière russe a été bombardé

 

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné il y a juste quelques heures une série d'entraînements militaires à surprise de toutes les troupes de la Russie centrale pour en tester le temps de réaction en cas d'alerte. les entraînements dureront une semaine, et intéresseront tous les corps de l'armée russe.

 

L'annonce de Poutine arrive le jour après le bombardement d'un poste de frontière russe avec l'Ukraine frappé justement hier par des tirs de mortier des milices de Kiev. Un fonctionnaire des douanes russes a été grièvement blessé et les bureaux sont lourdement endommagés. Les coups explosés par l'artillerie ukrainienne et tombés à l'intérieur du territoire russe, sont nombreux. La réaction de Moscou a été dure : le ministre des Affaires Etrangères Sergej Lavrov a immédiatement demandé à Kiev des explications sur ce qui est advenu, "c'est une provocation explicite", a déclaré Lavrov, "dont le but est d'empêcher la mise en acte des accords de Genève pour la cessation du conflit ukrainien". 

 

Du reste ce n'est pas le premier épisode de ce type. Dans ces derniers jours au moins trois chars armés ukrainiens avaient dépassé la frontière à l'intérieur du territoire russe. S'éloigne ainsi la perspective d'une désescalade de la tension dans le sud-est de l'Ukraine.

 

Ne convainc pas le plan de Kiev pour mettre fin à la crise, présenté en 14 points par le président Porochenko qui s'était vanté d'avoir encaissé l'accord préventif de Poutine. Porochenko a été durement démenti par l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Churkin, lequel a dit "il est prématuré de parler de notre soutien au plan du président Porochenko, ne serait-ce que parce que nous ne l'avons pas encore vu". Un cessez le feu unilatéralrefusé par le Kremlin donc, pour lequel manque l'élément fondamental :la participation de toutes les composantes au processus de  pacification, inclus bien entendu les activistes philo-russes de l'est du Pays.

 

Et entretemps continuent les bombardements à tapis de Kiev, qui cette nuit a de nouveau employé des bombes au phosphore. Un car qui transportait des enfants a été touché, heureusement ils ont survécu à l'attaque. Et selon des sources officielles de Kiev seraient au moins 12 les soldats ukrainiens tués et 25 ceux  blessés dans les combats en cours dans la zone de Slovyansk. Beaucoup plus selon des informateurs locaux qui parlent de plus de 100 soldats tombés. 

PTV News 21 giugno 2014 - Bombardato posto di frontiera russo © PandoraTV

http://www.youtube.com/watch?v=qASNgBELSOQ

 

 

 

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