Avion abattu. Pour Moscou il y avait un avion chasseur ukrainien sur la même route

Mardi 22 juillet 12h40 - Dans une guerre il est normal que les deux parties donnent des versions décidément opposées des mêmes événements. Notre presse ne fait pas exception est rapporte seulement la version des nazis au gouvernement en Ukraine, sponsorisée par les Etats Unis.

 

C'est pour ça que nous essayons de donner aussi des informations "différentes", afin que les lecteurs puissent se former une opinion avec quelques données en plus à leur disposition.

 

Le Ministère de la Défense de la Fédération Russe, par exemple, communique avoir vérifié que sur la route du Boeing 777 malais volait un avion chasseur de l'aviation ukrainienne, un Su-25.

 

La même source communique que les contrôles ont montré comment l'avion malais avait dévié de 14 km de la route après avoir survolé Donetsk.

 

Sur la même page de NTV ils écrivent comment dans la même période de temps étaient en vol deux autres avions civils (Copenhagen-Singapour et Copenhagen- Dehli) et l'avion malais avait soudainement réduit la vitesse d'environ 200 km/h. Ce qui devrait signifier que les pilotes de l'avion abattu s'étaient alarmés ; pour quelle raison, cela devrait être enregistré dans les deux boîtes noires.

 

Lesquelles, juste ce matin (22.07) dans une absolue mais non relevée contradiction avec ce que les leaders occidentaux et les médias de régime sont en train de répandre à tout vent ("ils détruisent les preuves"), ont été consignées aux uniques sujets qui en avaient droit : la société aérienne et les experts du gouvernement malais. 

 

Les experts malais ont signé un protocole avec les dirigeants des forces philorusses. "Au nom du gouvernement malais nous remercions la République de Donetsk de nous avoir rendu les deux boîtes noires, qui sont de propriété de la Malaisie. Je constate qu'elles sont pratiquement intactes", a ensuite déclaré un des techniciens malais.  

 

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Sur le site de Kommersant on lit aujourd'hui, entre autres, que

 

<Il sera possible de dire pour quelle raison l'avion ait dévié de la route seulement après avoir déchiffré les enregistrements de bord et les colloques des pilotes avec le service d'assistance ukrainien, a déclaré le responsable de la direction opérationnelle de l'Etat Major Andrej Kartapolov. Celui-ci a précisé qu'un avion civil peut effectuer une déviation si sensible dans les limites du couloir aérien ou sur ordre du service d'assistance aérien, ou bien afin de contourner un front de tempête et la manoeuvre doit recevoir obligatoirement l'assentiment des services à terre.>

 

En outre, comme déclaré par Kartapolov, le jour du désastre du Boeing 777, la section de la défense anti-aérienne ukrainienne dans la région de Donetsk comptait "trois ou quatre" systèmes ZRK (Zenitnyj Raketnyj Kompleks : système de missiles anti-aérien) "Buk-M1 et le couloir aérien de l'avion abattu rentre dans leur zone opérationnelle. Comme preuve, le Ministère (de la Défense) a présenté des photos depuis l'espace des lieux dans lesquels sont disloqués les ZRK ukrainiens, prises du 14 au 18 juillet. Dans ces photos, on voit qu'une des batteries "Buk" dans le jour de l'abattement du Boeing se trouvait dans l'aire du village de Zaroshenskoe, 50 km plus à l'est de Donetsk et 8 km plus à sud de Shakhtersk, près du territoire contrôlé par les milices volontaires. Seulement le 18 juillet la batterie abandonnait la position.

 

Et toujours le représentant de l'Etat Major a déclaré que le 17 juillet les chaînes radio 9S18 "Kupol M1" du système "Buk" firent enregistrer une intensité particulière de travail : dans le jour dans lequel le Boeing fut frappé, étaient en fonction 9 stations radio et le jour suivant seulement 4. D'ailleurs, au Ministère de la Défense on n'a pas fourni d'informations sur le relèvement du lancement de missiles "terre-air" dans la zone dans laquelle fut abattu le Boeing ; mais l'information de la fourniture aux milices du Donbass de tout type d'armement, même du type "Buk", avec lequel a été abattu l'avion, a été démentie.

 

A été démentie aussi l'information officielle ukrainienne selon laquelle au moment de l'abattement du Boeing dans la zone de Donetsk il n'y avait pas d'avions militaires, - a été enregistrée "l'altitude de vol de l'avion de l'aviation militaire ukrainienne, probablement un Su-25" en direction de l'avion civil malais, "de plus l'avion chasseur se trouvait à 3-5 km de celui-ci". De son côté le responsable de la direction des forces aériennes russes Igor Makishev a ajouté que le service d'assistance aérienne russe, "ayant demandé à l'avion apparu de se qualifier", ne reçut de réponse, étant donné que, probablement, il n'était pas équipé du système de double reconnaissance, comme il est d'usage pour les avions militaires. Après que le Boeing disparut des radars, l'avion militaire, selon ses propres mots, "fit barre sur l'aire dans lequel était tombé l'avion civil". (traduction du russe de Fabrice Poggi)

 

Et des doutes sérieux commencent à circuler aussi parmi les philo-américains les plus insoupçonnables et fidèles. Nous lisons dans "Il Giornale" (quotidien italien) : 

 

extrait de "Il Giornale" 

 

"Washington continue à ne montrer aucune preuve concrète. Une circonstance assez étrange étant donné que l'aire de l'abattement était sûrement sous le contrôle des avions Awacs en vol dans les cieux de la Baltique et des satellites CIA prêts à recueillir des preuves sur l'implication russe dans le conflit. La carence des satellites états-uniens apparaît encore plus étrange à la lumière des photos exhibées hier par le chef du contre-espionnage ukrainien Vitaly Nayda. Dans les images on voit trois systèmes anti-aériens Buk 1, du même type que ceux qui auraient abattu le Boeing, se déplacer depuis les aires rebelles vers la frontière russe. Les photos prises dans la nuit successive à la tragédie prouveraient que les trois blindés ont été fait rapidement rentrer en Russie. Mais comment se fait-il que les systèmes d'observation satellitaire américains étudiés et projetés pour identifier l'émergence de menaces imprévues sur des territoires hostiles n'en aient pas signalé l'arrivée ? Et comment se fait-il que, plusieurs heures après le crash, les mêmes satellites américains n'aient pas saisi les mouvements des systèmes d'arme enregistrés par contre par l'intelligence ukrainienne ? Ce sont des étrangetés qui font réfléchir. Et douter. Aussi, parce que la première victime de toute guerre est toujours la vérité."

 

 

source Sonja Esther S 

 

reproduit et introduit par la Rédaction de Contropiano :

 

http://contropiano.org/internazionale/item/25395-aereo-abbattuto-per-mosca-c-era-un-caccia-ucraino-sulla-stessa-rotta

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