Les carnets de l’Ifpo - La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient

Un lieu pour se désintoxiquer de l'hystérie se répandant actuellement dans fils de discussion à l'acoustique de mots tels que "islam" ou "arabe".

http://ifpo.hypotheses.org/

La présentation de l'Ifpo par Wikipedia ici. Quant au site web, il faut surtout y faire un tour. Vaste panel d'articles présentant des recherches en SHS permettant une désyntoxication des poncifs éculées aboutissant tous, bien que prenant des chemins différents, à penser que l'Occident serait tragiquement voué à "se choquer" contre la civilisation "arabo-musulmane". Un outil pour essayer d'élever le débat, en sortant de la paranoïa et l'hystérie visant à essentialiser les Arabes. Par exemple en prenant l'histoire récente de l'Irak, trop méconnue, où on voit combien l'impérialisme occidental et ses intérêts économiques ont pesé plus lourd que le facteur religieux interne, bien que celui-ci ait constitué une arme politique aussi du temps de Saddam. 

En signets :

- les articles de Steven Duarte présentant schématiquement les définitions des mots "islamisme", "traditionalisme", "conservatisme", "réformisme" et "modernisme":

Islam, islamisme, fondamentalisme… Qui nomme ? les journalistes, les chercheurs ou les acteurs ?

27 DÉC, 2014

C’est dans le cadre d’une thèse de doctorat (Duarte 2014) sur le réformisme musulman contemporain, que s’est posée à nous la question difficile de la terminologie appliquée aux auteurs réformistes musulmans depuis les indépendances, et plus généralement, aux qualificatifs employés à l’endroit des acteurs de l’islam contemporain. Nous tenterons ici d’en rendre compte et d’apporter une esquisse typologique raisonnée facilitant la compréhension des phénomènes qu’ils tentent...

L’islam, les chercheurs et les journalistes (suite et fin)

8 JUIL, 2015 

Précis de quelques termes galvaudés : traditionalisme, conservatisme, réformisme et modernisme Dans un précédent article (Duarte 2014b), nous avons tenté de clarifier la terminologie appliquée à l’endroit des mouvements de l’islam politisé. Pour ce faire, nous avons étudié deux substantifs : islamisme et fondamentalisme. Nous proposions de faire tomber en désuétude « islamisme/islamiste(s) » pour la dangerosité de l’amalgame auquel ce vocable et ses dérivés conduisent, reprenant ainsi une... 

- l'article de Zahra Ali sur le statut de la femme en Irak :

8 MAR, 2015

Fragmentation de l’Irak et droits des femmes

Depuis la prise de Mossoul par l’État Islamique en Irak et au Levant (Da’ech) en juin 2014, la division définitive du territoire irakien sur des bases ethno-confessionnelles – Kurdes au Nord, Arabes sunnites à l’Est, et Arabes chiites au Sud – semble inéluctable.

L’affaiblissement de l’État et l’implosion sociale et économique de la société irakienne remonte au moins aux bombardements de la coalition militaire menée par les Américains en 1991, à la campagne de répression menée par le régime ba’thiste de ses populations kurdes et chiites, doublée de la catastrophe humanitaire résultant de l’embargo économique qui fut imposé à sa population. La chute du régime de Saddam Hussein, provoquée par l’invasion américaine de 2003, a plongé l’Irak dans une violence opposant notamment les populations arabes sunnites et chiites et un chaos politique sans précédent. L’Irak n’a jamais été aussi fragmenté que depuis l’invasion américaine. L’administration américaine a, dès les premières années de l’occupation, institutionnalisé cette fragmentation en érigeant un système politique reposant sur des bases ethno-confessionnelles. Elle a pris une forme très concrète dans la division du territoire (partiellement occupé par Da’ech depuis l’été 2014), ainsi que dans la vie des Bagdadis dont la plupart vivent entre les murs de quartiers divisés entre sunnites et chiites. Mais il existe aussi une réalité de cette fragmentation souvent négligée : sa dimension de genre.

la suite sur le site de l'Ifpo

Rassemblement de la Ligue des Femmes Irakiennes (al-Rabitah) sur la place Firdaws au centre de Bagdad, le 8 mars 2012, photo Zahra Ali Rassemblement de la Ligue des Femmes Irakiennes (al-Rabitah) sur la place Firdaws au centre de Bagdad, le 8 mars 2012, photo Zahra Ali

 

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