Sortir de l'euro ? Il y a deux manières (de gérer la transition)

La tentative de sauver la monnaie unique à coups de déflation des salaires dans les pays périphériques de l'Union pourrait être vouée à l'échec. L'éventualité d'une désintégration de la zone euro n'est donc pas du tout évitée. Le problème est que les modalités de désarrimage de la monnaie unique sont multiples et chacune retomberait de différentes manières sur plusieurs groupes sociaux. Il existe en effet des modalités de "droite" et des modalités de "gauche" de gérer une éventuelle sortie de l'euro. Mais existe-t-il une gauche en mesure de diriger le processus ?  par Emiliano Brancaccio

La tentative de sauver la monnaie unique à coups de déflation des salaires dans les pays périphériques de l'Union pourrait être vouée à l'échec. L'éventualité d'une désintégration de la zone euro n'est donc pas du tout évitée. Le problème est que les modalités de désarrimage de la monnaie unique sont multiples et chacune retomberait de différentes manières sur plusieurs groupes sociaux. Il existe en effet des modalités de "droite" et des modalités de "gauche" de gérer une éventuelle sortie de l'euro. Mais existe-t-il une gauche en mesure de diriger le processus ? 

par Emiliano Brancaccio

(article publié pour la première fois le 3 juillet 2013, ndt)

La crise de l'Union monétaire européenne a été interprétée de plusieurs manières. Une clé de lecture particulièrement fructueuse analyse les difficultés de la zone euro à la lumière d'un conflit non résolu entre les capitaux des pays qui en font partie : en particulier, entre les capitaux solvables situés dans les pays "centraux" et les capitaux potentiellement insolvables situés dans les pays "périphériques" de l'Union. Parmi les nombreux indicateurs de cet affrontement il faut signaler l'accentuation des divergences entre les taux d'insolvabilité. Selon les données de Credit Reform, en 2011 en Allemagne les faillites d'entreprises ont diminué de 5,8% et aux Pays-Bas, elles ont diminué de 2,9%. Au contraire, en Italie, au Portugal, en Espagne et en Grèce nous constatons une augmentation continue des entreprises déclarées insolvables, avec des hausses respectivement de 17, 18, 19 et 27%. Ces divergences, sans précédent, trouvent d'ultérieures confirmations en 2012. À l'écart entre les données sur les défauts de paiement suit alors, logiquement, une accélération des processus d'acquisition des capitaux faibles par les plus forts. [...]

[...] Ceux qui parlaient jadis d'un risque  de "mezzogiornificazione" européenne avait raison : au sens où le dualisme économique qu'on considérait comme un simple cas spécial, caractéristique des seuls rapports entre le Nord et le Sud de l'Italie, semble aujourd'hui s'être élevé au rang de cas général, représentatif des relations entre les pays centraux et les pays périphériques de l'Europe toute entière. Si on s'en tient donc aux dynamiques en cours, dans un arc de temps non particulièrement étendu les pays périphériques de l'Union pourraient être réduits au rang de fournisseurs de main-d'œuvre à bon marché ou, tout au plus, à de simples actionnaires minoritaires de capitaux dont la tête pensante aura tendance de plus en plus souvent à être située dans le centre du continent.

Bien sûr, considérer une issue de ce genre comme une certitude serait une naïveté téléologique. En effet, elle rencontre une forte résistance de la part des représentants politiques des capitaux périphériques. Les développements de l'affrontement qui en découle, tout intérieur aux structures capitalistes européennes, à l'état des faits actuels restent incertains. Ceux qui espèrent encore en une recomposition des intérêts avec les capitaux centraux de l'Union, appellent sans cesse à une réforme des structures institutionnelles européennes, qui re-équilibre les rapports entre les pays membres ou permette au moins d'atténuer les effets terribles de la "mezzogiornificazione" des périphéries. Jusqu'à présent, cependant, cela n'a consisté qu'en vains espoirs.

Certains avaient espéré que la crise européenne aurait pu être une occasion d'ouvrir un débat politique sur les déséquilibres structurels générés par le régime actuel d'accumulation entraîné par le financement privé, et sur la nécessité de le remplacer par une vision moderne de "plan", qui aurait conféré aux pouvoirs publiques le rôle de créateurs de première instance de nouvel emploi. Jusqu'à présent, cependant, ces questions n'ont presque pas pris racine dans le débat européen, même pas à gauche, et encore moins entre les institutions. À un niveau plus modeste, même l'espoir des partis progressistes de ressouder l'unité européenne par l'adoption de "standards" salariaux et du travail a immédiatement naufragé face à l'opportunisme de la social-démocratie allemande, hostile à toute idée d'une coordination européenne de la négociation. Et de plus, même l'espoir minimal des gouvernements périphériques, d'atténuer la crise financière par le biais d'une union bancaire et une assurance européenne connexe de dépôt, semble faillir devant l'opposition des Allemands, intentionnés à favoriser même dans le domaine bancaire des processus de centralisation du capital de type darwinien. 

La déflation salariale est en train de se révéler inefficace 

En l'état actuel, la tentative de résoudre le conflit entre capitaux européens reste confiée à un seul remède, bien défini ces derniers mois par la Banque centrale européenne : la crise des capitaux situés dans les pays périphériques, et la conséquente 'mezzogiornificazione' des périphéries européennes, pourraient être atténuées seulement par une réduction des coûts de main-d'oeuvre par unité de produit. C'est-à-dire que s'ils réduisaient le coût unitaire de main-d'œuvre, les pays périphériques pourraient récupérer la compétitivité et seraient donc en mesure de réduire leur déficit à l'extérieur sans avoir recours à des politiques d'austérité, ou tout au moins, avoir recours à un degré moindre de ce qu'ils font aujourd'hui. Cette proposition rencontre aujourd'hui de nombreux partisans dans les institutions européennes : Lorenzo Bini Smaghi, un ancien membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, est l'un de ses partisans les plus explicites. Sans doute, elle a au moins le mérite de clarifier que les problèmes de la zone euro concernent principalement les comptes extérieurs des pays membres, et non pas les comptes publics.

Mais quelle est l'ordre de grandeur de la mutation que ce remède impliquerait ? Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, il y a quelques temps tenta d'estimer la réduction des coûts de main-d'œuvre qui serait nécessaire pour rétablir l'équilibre des comptes extérieurs des pays périphériques : dans les mêmes conditions, les salaires nominaux devraient connaître un effondrement de 20 à 30%. De plus sèchement, en uneseule fois : en substance, le travailleur portugais qui est payé aujourd'hui 1000 euros, dès demain devrait en prendre 700. En vérité, lorsqu'il la formula pour la première fois, en 2006, Blanchard appela cette option "exotique", considérant qu'elle était politiquement invraisemblable. Cependant, la crise a rendu praticables même les solutions les plus audacieuses et violentes.

Mais, sommes-nous certains que l'idée de restaurer l'unité de classe des capitaux européens tout en déchargeant le fardeau du rééquilibrage sur les salaires sera couronnée de succès ? Sommes-nous certains, autrement dit, que la réduction des coûts de main-d'œuvre dans les périphéries consentira de recomposer l'affrontement capitaliste en acte et permettra donc de sauvegarder la structure institutionnelle actuelle de l'Union ?

Pour essayer de répondre prenons le cas de la Grèce, qui présente un certain nombre de particularités, mais qui a plusieurs fois anticipé les tendances de toutes les périphéries de la zone euro. Et bien, en Grèce entre 2008 et 2012 on enregistre une baisse moyenne des salaires monétaires (nominaux) de trois points de pourcentage, un effondrement des salaires réels de dix-huit points, et une chute de la part des salaires dans le revenu national sur quatre points. Il est également intéressant de noter que le salaire minimum fixé par la loi a chuté de 2011 à aujourd'hui de 44%, de 877 à 490 euros. Ce sont des chutes colossales. Pourtant, malgré de telles chutes, et en dépit d'une politique de dépression des revenus sans précédent historique, la Grèce a cependant fermé 2012 avec un déficit extérieur de 3 points de pourcentage par rapport au PIB. Le pays donc, continue à importer plus qu'il n'exporte.

La précipitation de la crise grecque enseigne que la féroce tentative de sauver l'Union à coups de déflation salariale pourrait elle aussi être vouée à l'échec. Si c'était le cas, le choix de sortir de l'euro et de dévaluer deviendrait la dernière carte pour tenter de rééquilibrer la balance vers l'extérieur des pays périphériques. 

Sur une "exit strategy" de l'euro la gauche est en retard 

Dans un tel scénario, il est curieux que les gauches insistent encore aujourd'hui avec la litanie réductrice selon laquelle "sortir de l'euro serait l'enfer." Comment fait-on, autrement dit, à ne pas comprendre que la confiance paresseuse en de telles expressions apodictiques rend vain tout effort de compréhension des réelles dynamiques en cours et accentue la marginalisation politique de tous les héritiers, plus ou moins dignes et directs, de la tradition du XXe siècle du mouvement ouvrier ? Bien entendu, une explication raffinée de la loyauté inébranlable de la gauche à la monnaie unique pourrait se situer dans la tendance historique des représentants des travailleurs à chercher leur propre antagoniste dialectique dans le grand capital, là où par contre avec les petits capitaux ils peinent même seulement à engager une lutte pour la reconnaissance.

Si les termes du discours étaient ceux-ci, on pourrait même approfondir la question. La vérité de notre temps, cependant, se situe à un niveau décidément plus bas : l'adhésion à outrance de la gauche à l'euro constitue aujourd'hui un simple reflet narcissique, un écho d'un temps qui fut, lorsque la mondialisation avançait sans obstacles apparents et on s'illusionnait de pouvoir recueillir résiduellement quelques fruits, ou même seulement quelques miettes. Avec le regard encore tourné vers cette phase dépassée, la gauche paraît aujourd'hui plus que jamais hors du temps historique. Même à cause de cela, son positionnement actuellement compte peu ou rien dans les évolutions de la crise de l'Union.

La désintégration éventuelle de la monnaie unique et à la limite la remise en cause du même marché unique européen dépendront des résultats d'un match qui se jouera à l'intérieur des structures de la propriété du capital européen, à l'égard duquel le travail et ses représentations résiduelles apparaissent plus subordonnées que jamais. Le problème est que, au-delà de la caisse de résonance médiatique favorable à l'euro, malgré les engagements pris par la BCE dans la fourniture de liquidités, et étant donné l'évanescence des décisions prises jusqu'à présent au niveau européen pour le feu vert aux programmes d'investissements publics dans les régions plus en  difficulté, ce jeu-là continue à se développer le long d'un chemin qui à long terme rend l'Union monétaire insoutenable.

Dans ce scénario, possible que la gauche refuse même seulement d'engager une réflexion sur les décisions à prendre dans le cas d'un effondrement de l'Union ? Possible que jusqu'à aujourd'hui, manque un point de repère sur une stratégie de sortie de l'euro qui permette de protéger les intérêts du travail subordonné ? La question, prenons garde, est cruciale. Les modalités d'abandon d'un régime de taux de change fixe comme la zone euro sont en effet nombreux, et chacune peut avoir des conséquences différentes sur les différents groupes sociaux. En d'autres termes : il y a des façons "de droite" et des façons "de gauche" de gérer une éventuelle sortie de l'euro. Et la gauche est nettement en retard.

Depuis longtemps qui écrit a tenté d'insister sur ce point, pour la vérité avec peu de succès. Le débat italien de politique économique semble en effet désormais réductible à une simple dispute entre partisans du changement irrévocable et défenseurs des monnaies flottantes, comme si l'ordre du discours politique pouvait être reconduit en dernière instance à un choix de régime de value. Pourtant, il suffirait de jeter un oeil à la littérature des années 70 du siècle dernier pour comprendre que, au moins du point de vue des rapports sociaux de production, la question est beaucoup plus complexe.

Parmi les aspects fondamentaux qui devraient être examinés il y a par exemple les soi-disant "ventes au rabais" ("fire sales"), comme Paul Krugman les définit ; à savoir, la possibilité que le désengagement de l'euro et la dévaluation conséquente de la monnaie, puissent  déterminer une chute de la valeur des capitaux nationaux d'une telle ampleur qu'ils mettront les pouvoirs publics face au choix entre favoriser d'éventuelles acquisitions étrangères ou bien les contrer. En raison de ses implications sur les rapports de production, la première solution peut être décrite comme "de droite". La deuxième option à l'opposé comme relevant des stratégies "de gauche". Cette dernière option, cependant, exigerait une remise en cause, au moins partielle, non seulement de la monnaie unique mais aussi du marché unique européen, quoi que pensent les "libre-échangistes de gauche". Les choses, comme on peut le constater, se compliquent. 

Sortie de l'euro "de droite" ou "de gauche": les effets sur les salaires 

La question des "fire sales" est cruciale, mais ses implications ne relèvent pas d'une lecture immédiate. Pour essayer de saisir dans des termes plus immédiats les différences entre une option de sortie de l'euro "à droite" et une option de sortie "à gauche", dans ce contexte il peut être alors opportun d'attirer l'attention sur deux seules variables : le salaire réel et la part des salaires dans le revenu national. À cet égard, plusieurs études ont signalé que l'abandon d'un taux de change fixe et la dévaluation conséquente résultent souvent corrélés à une réduction du salaire réel, soit à une perte de pouvoir d'achat des rétributions. Parmi les recherches les plus influentes, il convient de mentionner une étude de Eichengreen et Sachs sur les effets des dévaluations qui eurent lieu durant les années 30, et une contribution de Lucas et Fallon sur les résultats des crises de la value qui eurent lieu dans les années 90.

Les résultats de recherches plus récentes, cependant, suggèrent une lecture plus articulée des données disponibles. Considérons neuf cas de désengagement d'un taux de change fixe ayant eu lieu dans les deux dernières décennies : la Finlande, Grande-Bretagne, Italie et Suède en 1992, la République tchèque et la Corée du Sud en 1997, l'Argentine et la Turquie en 2001. Nous notons que dans deux des neuf cas, à la dévaluation suit un salaire réel stationnaire dans l'année suivante, tandis que dans les sept autres cas, on enregistre une réduction. L'ampleur de la baisse peut être modeste, comme c'est arrivé en Italie (de moins d'un point de pourcentage), ou bien peut être énorme, comme dans le cas du Mexique (moins treize points) et de l'Argentine (moins trente points). Dans les années suivantes, les tendances sont plutôt diversifiées : dans certains cas, le déclin se poursuit, dans d'autres, la reprise est immédiate. Dans tous les cas sauf un, cependant, cinq ans après la dévaluation les salaires réels reviennent aux niveaux antérieurs à elle, et parfois les dépassent. 

En ce qui concerne par contre la part des salaires - c'est-à-dire la part de revenu national à laquelle les travailleurs ont droit - la tendance est plus univoque et moins rassurante. Dans tous les cas examinés, un an après la dévaluation la part des salaires se réduit. Et dans tous les cas, sauf un, cinq ans après la chute de la part des salaires est encore plus importante: en Suède, la baisse de deux points de pourcentage, en Grande-Bretagne de cinq points, en Finlande de neuf points, et en Turquie jusqu'à douze points. Le lien vers le désengagement du taux de change fixe est évident dans de nombreux cas : en Italie, par exemple, dans les cinq années précédant la dévaluation la part des salaires reste à peu près stationnaire, tandis que dans les cinq années successives il chutes jusqu'à cinq points de pourcentage.

Les résultats obtenus sont confirmés ultérieurement si on élargit l'ensemble des pays qui font l'objet de l'analyse. Dans tous les cas, il se dégage une gamme de tendances, en fonction d'une multiplicité de facteurs qui ne sont pas tous facilement déchiffrables. Ces résultats aident à clarifier, cependant, un point essentiel: l'effet d'une explosion possible de la monnaie unique européenne sur les rapports entre les classes sociales n'est pas déterminable de manière univoque. Autant doit être considérée risible l'idée, très répandue à gauche, selon laquelle l'abandon de l'euro conduirait inexorablement à une dévaluation d'une ampleur telle à générer un effondrement vertical des salaires réels, autant résulte non fondé l'argument de ceux qui excluent la possibilité d'un impact négatif sur les salaires et la distribution du revenu. Cependant, il est certain qu'un élément subsiste : la sortie d'un régime de taux de change fixe peut avoir un impact plus ou moins négatif sur le pouvoir d'achat des travailleurs et sur la répartition du revenu national, selon qu'il existe des mécanismes institutionnels - échelle mobile, contrats nationaux, prix administrés , etc. - capables de fixer les salaires à la dynamique des prix et de la productivité. Exclure ces mécanismes implique, substantiellement, une sortie de l'euro "de droite". Les prendre en compte signifie prédisposer une sortie "de gauche".

La question des salaires et de la distribution est seulement une partie des énormes problèmes découlant de l'insoutenabilité de la structure actuelle de l'Union européenne. Essayer de l'affronter de manière factuelle nous aide cependant à sortir d'une lecture manichéenne et extrémiste de la phase. Les données nous disent que à l'extérieur de l'euro il n'est pas du tout certain qu'il y ait un enfer pire que celui qui nous entoure déjà, mais il n'est pas non plus acquis que l'on puisse même seulement entrevoir le soleil d'un nouvel avenir. Quoi qu'il en soit, le processus historique est en évolution rapide : dans l'un comme dans l'autre cas, le pire que les représentants résiduels du travail puissent faire est de rester à regarder passivement.

Bibliographie

Brancaccio, E. (2012).“Current account imbalances, the Eurozone crisis and a proposal for a European wage standard”. International Journal of Political Economy, vol. 41, Numéro 1.

Brancaccio, E. (2013). Discussioni con Lorenzo Bini Smaghi, Faculté des sciences économiques "G. Fua ", Ancône, le 15 mai.

Brancaccio, E., Passarella, M. (2012). L'austerità è di destra. E sta distruggendo l'Europa, Basic Books, New.

Eichengreen, B., Sachs, J. (1984). "Exchange rates and economic in recovery in the 1930s", NBER Working Paper Series, n ° 1498.

Fallon, P., Lucas, RE (2002) "The impact of financial crises on labor markets, household incomes and poverty : a review of evidence", The Wolrd Banck Research Observer, vol. 17, n. 1.

 

Extrait d'un article publié dans Alternative per il socialismo, n. 27, juillet-août 2013. La reproduction est autorisée en précisant l'extrait et la source.

source

http://www.emilianobrancaccio.it/2013/07/03/uscire-dalleuro-ce-modo-e-modo-3/

 

Mercurio

Emiliano Brancaccio (Naples, 1971) enseigne l'Economie politique et l'Economie internationale auprès de l'Université du Sannio, à Benevento. Il a publié des articles sur plusieurs revues académiques internationales, parmi lesquelles le Cambridge Journal of Economics et la Review of Political Economy. Il est l'auteur de plusieurs essais publiés par Palgrave Macmillan, Routledge, Feltrinelli, et de l'introduction à J.M. Keynes, Esortazioni e profezie (Il Saggiatore). Il a été invité comme rapporteur dans des conférences et des séminaires organisés, entre autres, par l'Université Bocconi de Milan et par l'Ecole Normale Supérieure de Pise. Dans le domaine de la vulgarisation il a participé à plusieurs revues et quotidiens, parmi lesquels Limes et Il Sole 24Ore. Il a promu le "monito degli economisti" (l' "avertissement des économistes") sur la crise de la zone euro, publié en septembre 2013 sur le Financial Times. Il a participé à quelques émissions d'approfondissement sur les chaînes RAI,Sky TG24, La7 et Radio24.

Son blog :

www.emilianobrancaccio.it 

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