Segesta3756
Abonné·e de Mediapart

638 Billets

1 Éditions

Billet de blog 31 août 2014

Segesta3756
Abonné·e de Mediapart

Boeing 777 : ils ne veulent pas nous dire la vérité qu'ils ont découvert - G. Chiesa et P. Cabras

Segesta3756
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

30 août  2014, Giulietto Chiesa pour PandoraTV.it - Parfois les proverbes sont utiles :  "le diable a fait la marmite mais il n'y a pas de couvercle". Il y a quelques jours, ici sur cet écran j'avais souligné les silences américains et occidentaux à propos du Boeing abattu le 17 juillet de la Malaysia Airlines. Nous savons pourquoi ils se taisaient. Il résulte que quatre pays occidentaux se sont construit un pacte : de ne pas faire connaître les résultats de l'enquête de l'abattement du Boeing. Et devinez pourquoi.

D'abord disons tout de suite qui ils sont : Belgique, Hollande, Australie et Ukraine. Ceux qui veulent voir les sources peuvent les lire sur megachip.it dans un article qui est mien et de Pino Cabras écrit pour l'occasion, avec toutes les références nécessaires pour vérifier l'information que je suis en train de vous donner.

Qui a autorisé ces quatre pays ? Mystère, en réalité personne. C'est une décision que ce sont eux qui l'ont pris, on ne sait pas sur la base de quel critère. Et que fait-elle dans ce groupe la Belgique, par exemple, qui a eu dans le dramatique accident, autant de morts que l'Allemagne, soit 4 : mais l'Allemagne dans le groupe n'y est pas. Dans ce groupe il n'y pas la Malaysie qui sur cet avion a eu 44 morts

Que signifie tout ceci ? il est évident que les Occidentaux veulent garder le sac fermé sans témoins pas commodes. La Malaysie est un témoin pas commode. 

Une congrégation de malfaiteurs est donc en train de prendre des décisions très graves sans consulter personne ou plutôt faire connaître ses critères et ses argumentations. De ce groupe restent exclus, je fais remarquer, les Etats Unis, la Grande Bretagne, l'Allemagne, la France, l'Italie. Visiblement il a été assigné à ces pays la tache de gérer le secret. Il est clair comme le soleil que les accusations à la Russie et aux rebelles du Donbass ne tiennent plus debout, visiblement l'enquête des boîtes noires, ils l'ont faite, ils savent ce qui s'est passé, mais alors ils doivent truquer les cartes, ou plutôt ils doivent ensevelir les cartes, et on assigne la tache aux vassaux qui ont probablement déjà été huilés suffisamment, dédommagés parce qu'il y a les compagnies d'assurances qui demanderont des comptes mais visiblement ils ont prévu de payer les parents des morts, les compagnies d'assurances etc. 

Pire, l'Occident offre à l'Ukraine la sortie de secours. Chacun des quatre criminels, puisqu'on ne peut pas les définir différemment, qui nous volent l'information, aura le droit de veto sur la publication des résultats, de telle sorte que les assassins, peut-être volontaires ou peut-être ils se sont trompés, de 298 personnes, pourront rester impunis.

Et tous ceux qui auront accusé Poutine que c'est lui qui a été le responsable, où iront-ils se cacher maintenant ? Et Obama, et la Merkel, et Hollande et Renzi et Barroso qui ont imposé les sanctions à la Russie, où iront-ils se cacher ? non ils n'iront pas se cacher. Que feront-ils ? il y a un seul moyen : se taire, avec la complicité des médias qui ont menti avec eux, et qui ont soutenu leur mensonge, à commencer par les médias italiens, Le Corriere della Sera, Repubblica, La Stampa, les chaînes tv les plus importantes, tous ensemble à mentir. Ou bien quelqu'un devra organiser quelque nouvelle provocation, de que sais-je ? une invasion de la Russie en Alaska, ou une belle bombe quelque part, peut-être dans une capitale européenne, ou un assassinat spectaculaire, à faire endosser de nouveau à Vladimir Poutine, le fameux "dictateur sanguinaire".

Exercez votre imagination, les services secrets sont là pour ça, ils travaillent 24 heures sur 24, pour cette chose, et donc ils auront besoin de suggestions. Entretemps cependant ils y aura le travail pour les groupes parlementaires, en Italie et en Europe, qui est-ce qui rendra des comptes pour cette insulte à notre intelligence et à notre démocratie ? et quand commencerons-nous à demander à l'ambassade de Belgique, de Hollande, d'Australie et d'Ukraine de sortir le magot qu'ils sont en train d'essayer de tenir au frais et aux tv que demanderons-nous, qui continuent de se taire ? Voilà.

Commençons à nous défendre, il est très important de commencer à nous défendre. Et bon voyage à tous autour du soleil, comme toujours.

http://www.youtube.com/watch?v=8GbykRqWQOU

 L'article sur le site megachip.globalist.it de Giulietto Chiesa et Pino Cabras

 Boeing : ils ne veulent pas nous dire la vérité qu'ils ont découvert

30 août 2014 - Les clés du mystère de la 'Ustica ukrainienne' sont gardées fermement dans les mains du gouvernement de Kiev, qui pourra décider s'il va le garder pour soi. Les résultats de l'enquête sur l'épave du Boeing de la Malaysia Airlines abattu le 17 juillet 2014 sur le quadrant sud-oriental de l'espace aérien ukrainien sont secrets et pourront le rester à la discrétion de quelques pays concernés, parmi lesquels la même Ukraine.

La spectaculaire révélation est restée ignorée pendant plusieurs semaines, malgré que plusieurs insoupçonnables sources ukrainiennes en eussent déjà parlé, parmi lesquelles l'Agence Interfax-Ukraine et l'agence philo-gouvernementale UNIAN. Les grands médias occidentaux ne l'ont pas reprise.

La nouvelle est la suivante : l'Ukraine, les Pays Bas, l'Australie, la Belgique ont signé, en date du 8 août, un "Non Disclosure Agreement", soit un accord pour ne pas faire connaître les résultats obtenus jusqu'ici par l'enquête sur le vol MH17. C'est le porte-parole du procureur général de l'Ukraine, Jurij Bojcenko qui en a parlé pendant un briefing qui s'est tenu le 12 août.

Le représentant de la magistrature ukrainienne a défini cet accord à quatre "sans précédents". Il a été en effet signé, non rituellement, pendant que les autorités compétentes étaient en train de mener l'enquête, "sans l'implication des ministères des affaires étrangères des pays" concernés. Par conséquent, le niveau politique du gouvernement est occulté, tandis que la décision formelle sur le secret d'Etat reste de la compétence, en apparence, seulement à un niveau "technique". 

En réalité, le poids politique de l'accord international est confirmé par un passage successif. Après la signature, en effet, la Verkhovna Rada (le Parlement de l'Ukraine) a ratifié l'accord et a consenti à la participation additionnelle aux phases techniques de l'enquête de la part d'un personnel spécialisé de la Malaysie, pays directement intéressé et frappé par la tragédie.

L'équipe de signataires (et décideurs) inclut donc, en plus de l'Australie, deux pays clef de l'OTAN, la Belgique et les Pays Bas, bien que la Belgique ait eu seulement 4 victimes. Mais n'inclut pas - au siège des décisions - la Malaysie. Cependant le vrai pays-clef est l'Ukraine, soit le premier responsable du contrôle de son espace aérien, qui obtient une sorte de droit aux "omissions" par le partenaire de l'enquête.

Les résultats de l'enquête seront publiés une fois qu'elle sera complétée seulement si un accord de consensus de toutes les parties qui l'ont signé prévaut. Soit : chacune des parties, si elle a intérêt, a un droit de veto sur la publication. Le tout "sans avoir à offrir des explications ultérieures".

On peut être certain que cet accord insolite à quatre n'empêchera pas la Russie de soulever la question en termes juridiques et politiques sur la plan international. Jusqu'à maintenant l'ICAO (International Civil Aviation Organisation) n'a pas réagi à la nouvelle.

Bien que les médias et les gouvernements occidentaux eussent déclaré immédiatement leur "certitude" sur qui aurait été responsable de l'abattement, les experts internationaux admettent que pour l'enquête sur les fragments du Boeing 777 malaysien il faudra plusieurs semaines. La deuxième phase concernera les recherches sur les restes des victimes du désastre du vol MH17.

Le grand silence médiatique qui a désormais enveloppé l'affaire laisse présumer que les résultats de l'enquête soient effectivement gardés secrets et que la conclusion finale ne sera pas diffusée (ou bien qu'elle le sera seulement quelques années après, lorsque les causes politiques du désastre auront déjà perdu leur importance, remplacées par d'autres tragédies.

On soupçonne que des résultats provisoires de l'enquête démontrent dès aujourd'hui que les responsables du désastre ne soient ni à Moscou ni parmi les rebelles de Donetsk.

Giulietto Chiesa & Pino Cabras

source :

http://megachip.globalist.it/Detail_News_Display?ID=108721&typeb=0&Boeing-non-vogliono-dirci-la-verita-che-hanno-scoperto

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Politique
À La France insoumise, le flou de la réorganisation suscite des inquiétudes
Si des garanties sont données aux militants insoumis en vue d’améliorer l’implantation locale du mouvement, la composition de la nouvelle direction, restée jusque-là à la discrétion d’une poignée de cadres, fait craindre de mauvaises surprises.
par Mathieu Dejean et Pauline Graulle
Journal — Éducation et enseignement supérieur
Une école plus si obligatoire
Pour faire face à la menace de coupures d’électricité cet hiver, le gouvernement a brandi une possible fermeture des écoles le matin, au coup par coup. Cette politique repose, trois ans après l’épidémie de Covid, la question de l’obligation d’instruction des enfants, un principe sans cesse attaqué.
par Mathilde Goanec
Journal — Énergies
EDF face aux coupures d’électricité : la débâcle énergétique
Jamais EDF ne s’était trouvée en situation de ne pas pouvoir fournir de l’électricité sur le territoire. Les « éventuels délestages » confirmés par le gouvernement attestent la casse de ce service public essentiel. Pour répondre à l’urgence, le pouvoir choisit la même méthode qu’au moment du Covid : verticale, autoritaire et bureaucratique.
par Martine Orange
Journal
Les gueules noires du Maroc, oubliées de l’histoire de France
Dans les années 1960 et 1970, la France a recruté 80 000 Marocains pour travailler à bas coût dans les mines du Nord et de la Lorraine. La sociologue Mariame Tighanimine, fille d’un de ces mineurs, et la journaliste Ariane Chemin braquent les projecteurs sur cette histoire absente des manuels scolaires. 
par Rachida El Azzouzi

La sélection du Club

Billet de blog
Mourir en démocratie — La fin de vie, une nouvelle loi ? (le texte)
Les soins palliatifs, et donc la sédation, ont désormais des alliés ne jurant que par eux pour justifier l’inutilité d’une nouvelle loi. Mais les soins palliatifs, nécessaires, ne sont pas une réponse à tous les problèmes. Si c'est l'humanité que l'on a pour principe, alors l'interdit actuel le contredit en s'interdisant de juger relativement à des situations qui sont particulières.
par Simon Perrier
Billet de blog
Fin de vie, vite
Le Comité Consultatif National d’Éthique considère « qu’il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir, à certaines conditions strictes, avec lesquelles il apparait inacceptable de transiger ». Transigeons un peu quand même ! Question d’éthique.
par Thierry Nutchey
Billet de blog
Fin de vie : faites vivre le débat sur Mediapart
En septembre dernier, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu un avis qui rebat les cartes en France sur l'aide active à mourir, en ouvrant la voie à une évolution législative. Conscient que le débat autour de la fin de vie divise la société, le président de la République lance un débat national. Nous vous proposons de le faire vivre ici.
par Le Club Mediapart
Billet de blog
Récit d'une mort réussie
Elle avait décidé de ne plus souffrir. En 2002, La loi sur l'euthanasie venant d'être votée aux Pays-Bas elle demanda à être délivrée de ses souffrances.
par françois champelovier