Guerre Armenie Azerbaïdjan

De l'urgence d'arrêter le conflit. Remettre Erdogan à sa place de dictateur. Bouger l'ONU.

Certes, vous pourrez toujours m’accuser de prendre parti pour l’Arménie, puisque ce sont en partie mes origines. Mais je ne jouerai pas à ce jeu. Dans ce conflit, au jour du 27 septembre 2020, je ne sais pas qui a commencé. Et est-ce si important de porter un doigt accusateur ? Les morts resteront les morts, les souffrances aussi, quel que soit le coté. Je sais seulement, en tant que Français ayant séjourné plusieurs semaines en Arménie pour des raisons professionnelles (entre septembre 2018 et juin 2019), qu’il ne se passait pas une semaine sans qu’on entende parler d’escarmouches aux frontières, bien souvent des tirs provenant de l’Azerbaïdjan, auxquels répondaient les soldats arméniens. Modeste témoignage, même si je n’ai pas vu de mes yeux ces agressions d’un coté ou de l’autre. Il reste cependant un problème majeur : la frontière commune entre la Turquie et l’Arménie, le premier pays étant gouverné par un dictateur sans scrupule qui vient attiser la haine dans ce conflit au lieu de tenter l’apaisement. Bien sûr, ce sont les intérêts de ce monsieur qui priment avant les catastrophes auxquelles on pourrait assister. Car l’Arménie est un petit pays, une république, et toutes les armes sophistiquées du monde sont aujourd’hui capables de l’anéantir. Mais combien de dégâts aussi de l’autre coté, car je connais le courage de la population arménienne qui a déjà beaucoup subi de par sa très longue histoire.

Le monde entier est responsable de cette situation. Soit disant, il n’est pas possible de reconnaitre un pays conquis par la force. J’évoque ici, on l’aura compris, le Haut-Karabagh, la République indépendante de l’Artsakh. Alors, si cela est vrai, les Etats-Unis d’Amérique blanche devraient être restitués à son seul peuple : Les Indiens d’Amérique, eux aussi victimes d’un génocide. C’était avant ! avant quoi ? L’humanité n’existerait-elle donc que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ? A cause du Droit International qui n’a de nom que son innocuité ? Car quels sont les pouvoirs coercitifs de l’ONU, qui reste soumise à ce droit de véto insupportable ayant prouvé moult fois son incapacité à résoudre quoi que ce soit (Allez demander aux Palestiniens, par exemple) ? Et d’ailleurs, pourquoi le siège de cette organisation est-il situé dans un pays qui ne le mérite pas ? Un pays qui est aujourd’hui gouverné par un être d’une vulgarité sans précédent, abjecte. La raison échappe chaque jour à la lumière. L’invective a remplacé la dialectique. Le soliloque a pris le pas sur le dialogue. On ne s’entend plus, les gouvernants sont sourds, ou alors, pire, autistes.

Il est urgent d’arrêter l’accroissement exponentiel de la violence dans le Caucase. Chacun doit rentrer chez lui et boucher les canons de l’enfer. L’Europe est géographiquement très proche et pourrait très vite être impactée par un déferlement d’armes hautement destructrices.

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