LE 18 JUIN 2017
ULTIME RÉSISTANCE
Les nombreux partis politiques opposés au mouvement « En Marche » témoignent tous de leur inquiétude à l’idée que le président Macron puisse bénéficier d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Prenons-en acte. Mais pourquoi, dans ces conditions particulières, ne pas oublier les habituels clivages politiciens, au profit d’une entente de circonstance, propice à un report systématique des voix des candidats opposés à Macron, en faveur de celui ou de celle arrivé en premier derrière « En Marche » ?
Certes, une telle cohésion oppositionnelle serait susceptible d’entraîner l’élection d’un certain nombre de députés F.N.
Mais que représenterait l’éventuelle élection d’une quinzaine d’élus de ce parti, comparé à l’augmentation de la C.S.G., à la révision du Code du travail et autres décisions prises par ordonnances ?
Cette période singulière nous impose de rejeter les egos partisans, qui, en cette occurrence particulière, apparaissent de plus en plus caducs,
Semblerait-il à ce point rocambolesque de songer enfin, pour une fois au moins, aux inégalités qui se mitonnent à notre insu, de façon apparemment un peu plus subtile, mais tout aussi préjudiciables aux plus modestes.
Considéré de ce point de vue, le souci légitime d’une meilleure prise en compte des plus faibles, sans doute serait-il judicieux, voire urgent, que le fameux Front républicain s’efface, au moins provisoirement, au profit d’un véritable front social.
Serge Livrozet