HOMMAGE ET DOMMAGES

Tentons d'appréhender les comportements singuliers de Macron

HOMMAGE ET DOMMAGES

Commençons par l’hommage. Il s’adresse à Nicolas Hulot pour sa probité mise au service d’une attitude conséquente, dans la mesure où il a montré le courage de refuser de continuer à servir une cause sans obtenir les moyens indispensables pour la mener à bien.
Poursuivons par les dommages. Eux, nous les devons à Macron et à son gouvernement (exclusion faite de Hulot, qui continuait d’avaler les couleuvres du pouvoir macroniste).
Constat qui me conduit directement à aborder le fonds de ce papier : les DOMMAGES.
Nul Français ne peut ignorer que dans le cochon tout serait bon. Boutade franchouillarde qui m’a finalement conduit à aimer le cochon.
A l’inverse, chez Macron, rien n’est bon. mais tout est abscons. La conclusion qui s’impose et que vous subodorez certainement, c’est que je n’aime pas Macron. Et je m’en vais vous en expliquer les raisons de façon succincte.
Il existe des personnages particulièrement doués pour se présenter chaque jour sous des masques différents. Macron appartient à ceux-là. Ses pirouettes politiques ne manquent pas de sel.
Après la CSG (pour l’augmentation de laquelle il avait annoncé la couleur avant son élection), le voici qui vient de décider de cesser d’indexer les retraites sur l’inflation. Résultat perte du pouvoir d’achat des retraités de 2%. Ajoutés au 1,7% de la CSG, nous obtenons une ponction de 3,7% sur les pensions.
Se pose dès lors une question : à quoi va donc bien pouvoir servir ce prélèvement déguisé sur les revenus des retraités ? À combler le trou de la sécu ? À rapprocher le déficit des normes européennes ? Au titre d’une telle alternative, nous aurions pu comprendre et même, à la rigueur, approuver.
Pour l’instant, en tout cas, rien ne laisse penser que Macron ait envisagé d’opter pour l’un ou l’autre des termes de l’alternative. Ce qui ne l’a pas empêché de trouver très vite un usage très différents à ces fameux 3,7%. Dans la foulée, il a déjà décidé de réduire de 50% le prix du permis de chasse. De quoi se poser deux questions : Notre cher, mais alors très très cher, président préparerait-il une chasse à courre dans les jardins de l’Élysée ou bien dormirait-il en chien de fusil à l’exemple de tout bon chasseur ?
Qu’en conclure, sinon que, par ses choix aussi particuliers qu’imprévisibles, Macron en arrive à armer les chasseurs et à tirer dans le dos de ces bons à rien de retraités.
Ainsi, après avoir chouchouté ses potes du CAC 40 et du SBF 120, le voici qui se met à caresser les chasseurs. (Dans le sens du poil. Ça va de soi.)
Ce constat confirme à l’envi le préambule de ce texte : rien, mais vraiment rien, ne saurait être bon dans l’abscons Macron.
A ce stade de mes modestes réflexions, une seule conclusion me paraît s’imposer : aux prochaines élections, forts de l’expérience des deux précédents quinquennats et de celui en cours, montrons du courage et de l’audace, votons pour un cochon.

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