Serval
Jouissez de la vie, il est beaucoup plus tard que vous ne pensez
Abonné·e de Mediapart

110 Billets

6 Éditions

Billet de blog 21 oct. 2012

Médiapart n'existe pas. Je le sais j'y suis abonné (Epitaphe)

Serval
Jouissez de la vie, il est beaucoup plus tard que vous ne pensez
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ou est ce qu'on à foiré ? et quand ? Et pourquoi on à laissé faire ce gachis. Et surtout, surtout, il est ou le postulat de départ ? Celui de 2008 s'entend. Celui dont on ne trouve plus de trace.

Il faudrait ériger à coté de la statue du Commandeur Edwy , le bronze que coulent à chacun de ses articles ses groupies claudefransoisesques dans leurs commentaires, prouvant ainsi qu'être dans le courant n'apporte pas forcément la lumière, un autre monument. Un monument aux morts celui là.

Un monument sans nom dessus. A l'Abonné inconnu. Celui qui y a cru et qui a depuis résilié son abonnement submergé par l'écoeurement et sous la pluie de vitriol incessante des thésards du blog. A celui qui s'est abonné par soutien, qui a fait que Médiapart est encore là aujourd'hui et qui voit les pelleteuses des apprentis fachos saccager l'édifice. Pas pour le faire tomber. Non. Pour en faire la citadelle de leur iniquité, le bastion de leur dogmatisme, le Fort Alamo de leurs chimères. 

Voici ce que l'on pourrait mettre en épitaphe pour cet abonné inconnu :  "Heureusement que tu n'es plus là pour voir cette époque misérable. Tu en aurais été malade. Si peu de temps à passé depuis, mais vu d'aujourd'hui on a l'impression que c'était un autre siècle. Maintenant tout n'est plus que creux, infinie vanité et superficiel. Vulgarité et moi-je." 

Mais revenons à notre postulat de départ, et par la même à l'origine. Quand je dis qu'on en trouve plus de trace, c'est parce qu'après avoir fouillé les recoins du net, je n'ai plus retrouvé les vidéos interviews d'Edwy sur youtube entre autres. Mais si j'ai peut-être mal cherché, dans le virtuel, ma mémoire est bien réelle.

Il y était question de Club à l'anglaise, de débats et de pluralisme. Il y était question d'indépendance vis-à-vis des pouvoirs et de tolérance. Il y était question d'amener un lectorat jeune qui ne lisait pas la presse vers les médias d'information et de toucher tous les milieux et toutes les couches sociales.

C'est sur ces idées fortes et novatrices que j'avais adhéré. Avec de nombreux autres dont seule une poignée subsiste et dont on n'entend plus la voix. J'étais là, Passage Brulon, pour la première rencontre. On se pensait pionniers, presque survivants, heureux de se voir et de savoir que le journal existait encore tant les incertitudes financières perduraient. Je suis venu régulièrement y compris entre mes allers retours qui me poussaient à prendre le large et à revenir comme un vieil amant qui ne peut se résoudre à tirer un trait définitif sur sa maitresse même si elle l'agace par ses manies et sa routine.

Que reste t'il de nos amours ?

Mediapart n'est plus un Journal avec ses trois éditions horodatées comme au début. Mais un site. Ce n'est pas anodin. La différence c'est le recul. Libé est un journal du matin qui se fabrique la nuit, Le Monde est un journal du soir qui se fabrique dans le journée. Dans les deux cas il y a des repères, de l'analyse, des prospectives.

Pas sur un site ou un article chasse l'autre, ou l'info coule à flots continus comme sur les chaines de télé. D'un coté on analyse, de l'autre on "rafraichit" le but étant de remonter dans les réferencements de Google plus rapidement. Purement commercial.

Médiapart n'est plus indépendant. Il ne l'a certe jamais été, cherchant sa dépendance depuis sa création. Aujourd'hui, la ligne "Anti" est figée. Plus exactement ce sont les abonnés qui l'ont figée. Prouvant ainsi que la démocratie c'est la dictature de la majorité sur la minorité. Et la majorité anti démocrate et anti-républicaine et donc pro NPA, PC, FG et autres partis satellitaires tenus en laisse par un des trois cités est plus forte que les précédentes qui se sont succédées :

Ségolénatres (en reste t'il ?) ,

Modem (je me souviens de la conférence donnée au siège de Médiapart par Marielle de Sarnez qui était venue par l'entremise de Marie-Anne Kraft. Une chose impossible à refaire dans l'état de délitement actuel),

Villepiniste (très brièvement)

Et enfin la ligne Anti Sarko, Anti mondialisation, Anti-FMI, Anti-DSK, Anti-Hollande, Anti Valls, Anti Traité Européen, Anti-economie, Anti-Anti-Anti,  et j'en oublie au passage.

L'essentiel c'est qu'il n'y ait pas de fuite des atomes crochus des extrèmes gauches qui font le coeur du réacteur du site. Donc feuilletonnage de l'actu, "Parti pris" à répétition, et libre cours donné à toutes les pétitions pour d'obscurs prisonniers de n'importe quelle dictature, les appels aux manifs pour tous les pretextes même la lutte contre un junte à 10000 km de la ou le lynchage d'untel ou d'untel. Purement financier.

Il faut dire qu'il y a eu Géraldine. A sa décharge, elle n'est pas forcément responsable. Elle fait le boulot qu'on lui demande de faire : L'exécutrice des basse oeuvres. Celle dont la morgue et les réponses à l'emporte pièce démontrent le mépris de la rédaction pour ses lecteurs.  Le retour de la censure et aussi de ligne éditoriale partisane appliquée au Club. Plus question de s'ébattre sur des sujets divers. Que nenni. Il faut pour la Une des lecteurs des articles en rapport avec la ligne du journal. On favorise les afficionados, on envoie aux oubliettes les autres opinions et par le biais des "Invités de Médiapart" , on occupe le terrain et on amuse la galerie avec d'obscurs chercheurs d'observatoires tout aussi nébuleux et dont on se demande si la cour des comptes ne devrait pas se pencher dessus. Ou alors il s'agit de collectifs fantoches dont l'existence éphemère se limite à un billet sur Médiapart. Purement coercitif.

Géraldine ou la castration chimique.

Mais tout cela n'est pas le plus important.

La ou Médiapart à perdu son pari, c'est avec les jeunes et la population

Le portrait type de l'abonné est celui d'un enseignant retraité. Il y a peu de jeunes lecteurs sur Médiapart. La faute peut-être à une maquette singeant le Monde et qui est usée par rapport à Slate ou à Rue 89 pour ne citer qu'eux. La faute aussi à la ligne stigmatisant toujours plus. Oubliant qu'un cadre moyen est souvent un ouvrier qui a réussi sa carrière et qui ne comprend pas qu'on le traite de nanti, de salaud ou de valet du patronat. La faute enfin à cette excessivité dans les parti-pris qui font de Médiapart non pas un journal indépendant mais un site orienté. L'image de Médiapart, c'est l'anti-sarkozysme. Et c'est tout. Et bientôt cela deviendra l'anti-hollandisme. Purement démagogue.

Un journal indépendant se doit d'être un contre pouvoir systématique, pas d'être systématiquement contre le pouvoir.

Bref Médiapart, je parle du journal crée sur les postulats d'Edwy Plenel en 2008, n'existe pas. Mais le même Edwy Plenel vous en convaincra mieux que moi. 

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
En Inde, après l’attaque contre Rushdie, le silence éloquent des politiques
« Les Versets sataniques » ont été interdits en Inde, son pays natal, en 1988. Un an avant la fatwa prononcé par l’Iran contre Salman Rushdie, qui allait faire de sa vie un enfer. Son agression aux États-Unis en fin de semaine dernière n’a suscité aucune réaction officielle, dans un pays où les condamnations au nom du respect des croyants hindous se multiplient.
par Côme Bastin
Journal
Franquisme : des historiens démontent les thèses révisionnistes relayées par « Le Figaro »
La publication dans un hors-série du « Figaro » d’un entretien-fleuve avec l’essayiste d’extrême droite Pío Moa, pour qui les gauches sont entièrement responsables du déclenchement de la guerre civile en Espagne en 1936, suscite l’indignation de nombreux historiens. Retour sur une entreprise de « falsification ».
par Ludovic Lamant
Journal — Amérique Latine
Au Chili, la menace d’un refus plane sur la nouvelle Constitution
Face aux crispations sur certains points de la nouvelle Constitution, le gouvernement chilien prévoit déjà des réformes au texte en cas d’adoption par référendum le 4 septembre. Une position défensive qui témoigne de l’étroitesse du chemin vers la victoire du « oui ». 
par Mathieu Dejean
Journal — Amériques
Le jeu dangereux du Parti des travailleurs avec les militaires
Créé par Lula en pleine dictature, le PT, une fois au pouvoir, a malgré tout entretenu des relations cordiales avec l’armée brésilienne. Puis des tensions sont apparues, jusqu’à faire revenir officiers et généraux dans l’arène politique, en faveur de Jair Bolsonaro.
par Jean-Mathieu Albertini

La sélection du Club

Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·e·s, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart