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Billet de blog 19 nov. 2015

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Beasts of No Nation, l'Afrique les yeux grand fermés*.

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Le 16 octobre dernier, Netflix présentait Beasts of No Nation, sa première production cinématographique. Encensé par une critique aussi unanime que dithyrambique, le film sortait simultanément dans une trentaine de salles outre-atlantique (ce qui le rendait éligible à la course aux Oscars) et sur le portail internet du diffuseur. Deux semaines après son lancement, le champagne était de rigueur, bien que la coupe fut à moitié pleine. Le film totalisait quelques 3 millions de visionnages en ligne (meilleure audience du site pour un long métrage), tout en n'ayant rapporté qu'aux alentours de 50000 dollars pour son premier week-end d'exploitation en salle. Ces chiffres mitigés n’empêcheraient que l'on sirote la coupe, l'essentiel étant assuré. Beasts of No Nation n'avait coûté "que" 6 millions de dollars à la production et 12 millions à l'international pour ses droits de distribution, et pourtant bénéficiait d'une exposition maximale. Salué pour sa qualité, il permettait à la société fondée en 1997 d'accéder au statut de producteur de long métrage. Netflix poursuivait donc son reformatage du secteur de la production de fiction, après avoir fidélisé des millions d'abonnés, transformés en addicts shootés à la consommation compulsive (l'abonné regarde en moyenne 10 programmes TV et 4 films par semaine), le diffuseur entérinait une désacralisation de la production d’œuvres cinématographiques fille de la numérisation, et devenait le "dealer" de ses propres contenus. Une autre innovation après celle consistant à proposer sur son portail des séries à la saison (cf House of Cards) et l'inscrivant dans l'air d'un temps, où la frénésie consumériste est sensée combler le vide s'étant emparé des âmes et accessoirement soutenir un marché compris comme la nouvelle église. Lorsque la quantité remplace la qualité et que la répétition de l'acte se suffit à elle-même, la consommation devient transcendance et redonne vie à Dieu.

Eyes Wide Bullshit.

Les considérations stratégiques et commerciales, exceptée la réception en salles, indiquent donc que le film Cary Joji Fukunaga a atteint sa cible. S'il s'impose indéniablement comme une réussite industrielle, le crédit dont il bénéficie auprès des voix autorisées ayant jugé sa valeur artistique est sujet à caution. Après visionnage, l'esprit non-formaté doit se rendre à l'évidence: les dithyrambes d'une presse au diapason sont loin d'être méritées. Cette œuvre brinquebalante se révèle être on ne peut plus décevante, de part un propos convenu traduisant un univers caricatural, et une totale absence de fond.
La forme masquant les insuffisances, on peut certes comprendre que le produit séduise un public plus en quête de divertissement et d'action que d’introspection et d'investissement intellectuel, mais l'alibi formel n'explique pas tout. Le film parle au public américain en ce qu'il est une peinture fidèle de l'Afrique telle que fantasmée outre-atlantique.
Une terre où la violence s'exerce sans discernement et qui, à l'exception d'obscures luttes entre chefs de guerre assoiffés de sang et de pouvoir, ne peut être expliquée.
De fait, l'Afrique, réduite à la sauvagerie la plus primaire, se pose en contrepoint parfait des États-Unis terre de liberté et d'humanité, l'effet-miroir permettant de polir une image de soi positive et rassurante masquant une part d'ombre.
En 2h17, Beasts of No Nation réussit la performance de concentrer toutes les tares du cinéma américain grand-public lorsque celui-ci s'intéresse, pléonasme des pléonasmes, à ces pauvres africains.

Afin de mettre en lumière ses banales insuffisances, point n'est besoin d'aller chercher très loin. Entre personnages caricaturaux dénués de psychologie ou de réflexion et l'essentialisation de l'Afrique réduite à la barbarie, ce film est l’expression aboutie d'un cinéma américain, incapable de regarder le continent noir autrement que du haut de sa supériorité civilisationnelle supposée.

Que s'est-il passé ?

Cary Joji Fukunaga connu des cinéphiles pour ses long-métrages Sin Nombre (2009) et Jane Eyre (2011) a acquis une renommée planétaire pour son travail remarquable sur la série True Detective dont il a réalisé entièrement la première saison. Les critiques positives et méritées saluant une réalisation magistrale (le plan-séquence des 6 dernières minutes de l'épisode Who Goes There ? restera dans les annales du petit écran) ont apparemment obscurci le jugement d'un microcosme partageant sûrement la vision étriquée du continent noir et des ses habitants qui ressort de Beasts of No Nation.

A la décharge du réalisateur, le sujet avait tout du casse-gueule et ne souffrait pas que l'on porte des mitaines pour s'en saisir. Malheureusement c'est avec des moufles que Fukunaga en manipule la matière première: l'histoire d'un enfant-soldat plongé dans les horreurs de la guerre.

Le jeune Agu (joué par le débutant Abraham Attah), après avoir été séparé de sa mère et assisté aux exécutions de ses père et grand frère, s'enfuit dans la brousse. Fait captif par des enfants-soldats, la jeune victime se transformera en bourreau, au contact du chef de la bande, le Commandant interprété par Idriss Elba, sorte de Joseph Kony à la sauce cockney, ayant du mal à se débarrasser de son accent londonien.

Ce pitch sans véritable originalité est une mine inépuisable de clichés et de schémas discursifs rebattus, dans laquelle Fukunaga puise allègrement. Une Afrique réduite à l'expression de la violence et de la barbarie comme antithèse d'une Amérique symbole de l'Occident et de l'humanité bienveillante, voilà ce que nous raconte réellement ce drame. Cette histoire est un rappel sans doigté de notre supériorité ontologique s'exprimant par la mise à distance. Distance entre la réalité et le fantasme de la représentation de l'autre, distance entre le scénariste et ses personnages, mise à distance émotionnelle entre le spectateur et les protagonistes du récit.

Mise à distance.

Reprenant la trame du roman éponyme dont est tiré le film, Fukunaga scénarise un récit se déroulant quelque part en Afrique. Ce qui relevait du romanesque dans la forme écrite (une métaphore pour traiter d'une réalité particulière à certains conflits africains) devient sous la forme visuelle une généralité qui, selon la grille de lecture consacrée, ne pourra être interprétée par le public que comme étant une description fidèle de la réalité. Tous les noirs se ressemblant, le procédé narratif du roman devient l'expression de la norme sur la pellicule. En effet, ne pas situer l'action dans un pays, renvoie à l'acception convenue de l'Afrique non pas continent, mais de l'Afrique-pays.

Équivalent du « Il était une fois » nous indiquant un récit se déroulant dans un monde imaginaire, la non-localisation et la non-datation précises induisent un récit ayant vocation à se dérouler n'importe où sur le continent. Nous sommes là dans une Afrique an-historique, hors-humanité. La mise à distance épouse également les contours de la relation que Fukunaga entretient avec ses personnages principaux, Agu et Commandant. Une relation superficielle se traduisant par l'absence totale de profondeur psychologique des protagonistes. Agu et le Commandant ne sont pas développés : ils sont, c'est tout.

On retiendra dans la pléthore d'actes-manqués qui articulent ce long-métrage, le passage à l'acte meurtrier du jeune héros. Le massacre à la machette d'un homme, à genoux et suppliant, se déroule comme une péripétie parmi d'autres, jalonnant le parcours dramatique de la destinée d'Agu. Ce rite initiatique sanglant, où le garçonnet prend une vie pour la première fois, aurait du au contraire, être un moment clef et (dés)structurant de la vie du personnage.
Pourtant, du drame de l'innocence sacrifiée sur l'autel de la folie des adultes, il ne nous sera montré, avec une complaisance relevant du voyeurisme le plus racoleur, qu'une mise à mort gore.
L'absence de motivation de ses actes et la carence de sa caractérisation psychologique, définiront Agu tout le long de la narration, de telle sorte que, malgré la nature horrible ou traumatisante des épreuves qu'il traverse, Agu ne suscite ni sympathie, ni empathie.
 
Alfred Hitchcok soutenait que « Plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film », il n'a visiblement pas été entendu par Fukunaga, tant le personnage de Commandant est caricatural et taillé dans un seul bloc : celui du mal.
Antagoniste du jeune garçon, la faiblesse de sa caractérisation psychologique est encore plus problématique que celle de l'enfant.
Le personnage est à ce point exempt de finesse que ses pratiques pédophiles n'étonnent pas plus qu'elles ne suscitent d'émotion.
Si ce n'est l'étonnement devant l'utilisation grossière d'un ressort dramatique si prévisible...

Pour quelles raisons Fukunaga s'est-il contenté d'effleurer ses personnages du bout des doigts ? Pourquoi n'a-t-il pas tenté de leur insuffler le minimum de profondeur psychologique qui en les humanisant, les aurait rendus attachant ou repoussant ? Est-ce le signe de la paresse ou d'une inspiration en berne, de carences dans la maîtrise d'un sujet complexe, ou d'un manque d’intérêt du démiurge pour ses créations ? Ou tout simplement, est-ce le signe que le cahier des charges, lorsqu'on traite de l'Afrique, n'exige que le minimum syndical ? 

Il faut en convenir, d'après les canons hollywoodiens, l'homme africain se trouve à la périphérie de l'humanité et il ne faudra pas compter sur Fukunaga pour l'en extraire...

Surenchère et superficialité.

Ne se souciant que peu de ses personnages, Fukunaga apporte plus de soins à la forme, tout en ne parvenant pas à donner une identité à son œuvre qui soit en mesure de la distinguer du film basique de genre « africain ».
Dans Beasts of No Nation, la violence, employée avec une complaisance certaine, ne soutient aucun propos, si ce n'est celui établissant la sauvagerie incoercible de l'africain, ravalée qu'elle est au rang d'artifice remplissant les vides structurels du scénario. Elle est aussi, dans sa représentation visuelle crue et triviale, l'expression du manque de proximité affective entre le réalisateur et les acteurs du drame qu'il traite, un manque au sens de l'identification, caractérisant la relation du public américain (et occidental) avec l'homme africain personnage de fiction.

Cette distance permettant toute les outrances visuelles, on la retrouve à 79ème minute du film dans une séquence durant laquelle le pillage d'une maison se conclue par le viol d'une femme que le jeune enfant-soldat, sous l'emprise de la drogue, imagine être sa mère. Si la scène du viol, inutilement complaisante interroge, que dire de la continuité de celle-ci où l'on assiste en gros plan et en rupture totale avec les conventions cinématographiques, à la mort d'une fillette écrasée à coups de bottes?
Ces profanations jubilatoires, évoquant malgré elles les macabres cartes postales figurant des lynchages, en désacralisant le corps noir sanctifient le corps blanc.
Ce corps noir marqué par des stigmates d'autant plus visibles et profondes que l'écart entre blanc et noir est grand, abonde en représentations sanguinolentes tout le long de Beasts of No Nation.
La prétention artistique du réalisateur amène à comparer ces corps déshumanisés et violentés à une toile sur laquelle l'artiste peindrait son œuvre. Cette peau noire qui depuis Amistad de S. Spielberg est la toile lacérée sur laquelle l'artiste blanc exprime son humanité.

Revenir sur les prétentions artistiques décelables dans le travail de Fukunaga, amène indirectement à souligner l'usage paradoxal que celui-ci fait de la référence évidente à La Ligne Rouge de Terrence Malick, à de très nombreuses occasions durant le film.
Plans en contre-plongée de la canopée laissant filtrer la lumière, fondus enchaînés, voix-off, séquence finale sur la plage, autant de rappels de ce classique du film de guerre, sorti en 1998 qui donnent une forme acceptable à Beasts of No Nation.
Acceptable seulement, car où Malick tutoyait lyrisme et perfection, en insufflant la vie et une psychologie complexe à ses multiples protagonistes (que ce soit les personnages interprétés par Sean Penn, Jim Caviezel, Nick Nolte ou Ben Chaplin), Fukunaga ne crée que des caricatures archétypales sans saveur ni intérêt, en refusant de rompre la distance entre lui et son sujet.
En cédant à une fascination malsaine pour la violence, Fukunaga s'éloigne du maître Malick.
Le drame psychologique et historique escompté cède malgré lui la place à un slasher de série B dans la lignée de la franchise Hostel d'Eli Roth...

De l'exploitation commerciale de l'enfance bafouée à Invisible Children.

L'image des employés de l'ONU, spectateurs impuissants d'une barbarie qu'ils ont pourtant mission de combattre et d'éradiquer, est l'autre message subliminal qu'il faut retenir de Beasts of No Nation, subliminal car il ne viendrait pas à l'idée que Cary Fukunaga ait agi à dessein.
Mais peut-on ignorer ce sentiment désagréable, persistant après visionnage, d'avoir ingurgité à son insu une publicité de 2h17 de la campagne Kony 2012 ?

Les similitudes idéologiques et argumentaires entre la grand-messe virale ayant œuvré, selon un humanitarisme bêtifiant, à la hype Joseph Kony chef de la LRA**, lancée par l'association Invisible Children en 2012 et Beasts of No Nation sont évidentes pour peu qu'on s’arrête quelques instants sur des points bien précis.

L'impuissance de l'ONU à régler seule les crises africaines est une convergence mais ni la seule, ni la plus significative. En effet, la campagne de l’association comme le film misent sur l'émotion en lieu et place de la réflexion comme levier des masses. Les uns dans un but politique les autres dans un but commercial (pouvant, il est vrai, être aisément récupéré par la sphère politique).
Cette substitution de la réflexion par l'émotion, est l'une des clefs de voûte d'un pouvoir totalisant, s'exerçant sur les corps et les âmes. Cette caractéristique du pouvoir que Serge Tchakhotine assimilait à un viol des foules, n'est autre que la propagande politique***.
L'aveuglement par les larmes masquant la réalité, commun à la campagne virale d'Invisible Children et à Beasts of No Nation est favorisé par le rôle devenu prépondérant des contenants de productions numériques, tels que YouTube ou Netflix, et autres réseaux sociaux, mettant à portée du plus grand nombre les éléments de langage de l'émocratie.  
L'émocratie, définie comme le gouvernement des hommes par la manipulation des émotions et de l'instrumentalisation de la morale binaire (le Bien contre le Mal), se retrouve dans la rhétorique néoconservatrice ayant préempté le débat public étasunien.
Elle est évidement à la base des campagnes de communication telles que #Bringbackourgirls ou celle concernant l'épidémie d'Ebola et sert particulièrement efficacement les visées impérialistes des États-Unis. Ainsi, la conversion populaire à la problématique « africaine » des enfants-soldats, réussie par la campagne Kony 2012, a permis à l'Oncle Sam d'étendre son programme impérialiste Africom**** dans la joie et l'allégresse générales, tout en masquant ses réelles motivations hégémoniques sur les matières premières africaines.

Le film de Fukunaga, en ce qu'il réaffirme les thématiques de l’incapacité des africains d'assurer eux-mêmes la protection de leurs enfants, de la barbarie endémique prévalant sur le continent, de la nécessité morale pour tout homme de bonne volonté d'intervenir pour mettre fin à cette hécatombe, participe de cette propagande silencieuse mais efficace produite par le gouvernement américain, avalée à grande lampée par la société civile américaine et relayée consciemment ou non par la machine à rêve hollywoodienne.

Final Cut.

Après analyse, il est difficile de souscrire à l'enthousiasme entourant le film de Cary Fukunaga, sauf à faire sien le cadre discursif réducteur et déshumanisant dans lequel le cinéma hollywoodien se plaît à contenir sa représentation de l'Afrique et des africains, car lorsqu’il s'agit d'Afrique, Tarzan, l'homme-singe, sorti en 1932, n'est pas loin. Le continent noir auquel fait référence l’œuvre de Fukunga, un continent-pays où les déterminismes raciaux sont les causes des souffrances des hommes, où les réalités géopolitiques n'ont pas d'influences sur les guerres l'embrasant, ce continent n'est autre que le fantasme caressé par un Occident assailli par sa culpabilité.
On aura beau jeu de séparer production artistique et politique, rien n'y fera. Hollywood a de tout temps joué le rôle de caisse de résonance et de mégaphone à la propagande officielle. Extraire ce film de son contexte historico-politique, est se priver d'une grille d'analyse éclairante et d'une fenêtre de lecture offrant un panorama à couper le souffle sur la porosité existant entre propagande politique et divertissement grand-public.

Le cinéma étant également l'extériorisation d'une sensibilité personnelle, les interrogations sur la perception du continent noir qui serait celle du réalisateur demeurent nombreuses.
Bien que le film ait été tourné entièrement au Ghana, la distance entre les hommes n'a pas été réduite, au contraire, le metteur en scène s'est évertué à la solidifier.

Cette employée de l'ONU apparaissant à la 76ème minute, évacuée à toute vitesse, sans pouvoir s'arrêter, analyser et agir, qui se fait une idée en coup de vent de ce qu'il se passe, ressemble étrangement au réalisateur, qui à l'arrière de ce véhicule à 6 millions de dollars imagine la vie des enfants au bord de la route et la destinée de ce pays sans nom. 

Simple film de divertissement pour américain en mal de sensations, oublieux de la violence irrationnelle qui règne dans son propre pays, il pourrait récolter une nomination aux Oscars. 

Ceci ne saurait constituer une surprise, tant il caresse la supériorité de l'homme blanc américain dans le sens du poil, en lui présentant une image absolument négative le valorisant. 

Le spectateur recherchant à comprendre ce monde, sera prié d'aller voir ailleurs pour accéder à un contenu informatif ou une fiction de qualité, Beasts of No Nation se regardant le cerveau déconnecté, l'âme débranchée, et les yeux grand fermés...

AHOUANSOU SÉYIVÉ

* Clin d’œil au titre dernier film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut.

** LRA: Lord's Resistance Army, mouvement ougandais militaire entré en rébellion en 1988.

*** Le Viol des foules par la propagande politique, ouvrage de Serge Tchakhotine paru en 1939.

**** Africom (United States Africa Command ou Commandement des États-Unis pour l'Afrique ), déclinaison africaine de l'impérialisme américain sur le sol africain, créée en 2007par le DoD (United States Departement of Defense)

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