Que faire? Voter blanc ou le blanc bonnet?

Que faire? Voila la question que je me pose depuis le soir du premier tour de l’élection présidentiel.

Que faire? Voila la question que je me pose depuis le soir du premier tour de l’élection présidentiel.

On se retrouve le derrière entre deux chaises. Les deux chaises sont inconfortables. L’entre deux est encore plus désagréable. Je m’étais habitué à ne pas avoir de chaise, car je n’avais pas le droit de vote. Assis par terre et y rester plutôt que de s’assoir entre deux positions inacceptables? Accepter car rester par terre serait de creuser encore plus profondément le trou et de se retrouver dans un puits. Mais favoriser le seul choix de continuer dans la direction suivit depuis les cinq dernières années et espérer que l’Europe ouvrira, en fin, les yeux et ne recommencera pas le scenario imposé aux grecs, que l’humain reviendra au centre des préoccupations. Mais dans cinq ans le moins pire n’amènera-il pas le pire?

Je suis entre deux chaises.

Rester par terre serait-il « cracher dans la soupe » ? Cette soupe qu’on nous servira au fin fond d’un puits qu’on creuse en votant « business as usual », cautionnant les politiques de chiffres et des courbes insensés comme si de rien n’était. Continuer que leur « économiquement correcte » ait le pas sur l’humain. Continuer de vouloir atteindre les pourcentages absurdes au dépend de l’humain. Creuser le puits  avec nos propres ongles.

Pouvons-nous espérer un rééquilibrage après les élections législatives?

Le désespoir me dit qu’ « il est inutile de regarder devant vous, car devant c’est derrière et la nuit c’est le jour »1, ou « there is no escape from corporations that rule the "world" »2.

Et pourtant l’espoir me murmure que « un autre monde n’est pas seulement possible mais il est en route. Par les jours calmes, je peux l’entendre respirer »3.

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1:  Extrait de "La solitude" de Léo Ferré.

2: Arundhati Roy (ici)

3: Arundhati Roy, Confronting Empire

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