Insomnie Des Damnés

J’éteins la lumière. Je ferme les yeux. Il fait noir.

J’éteins la lumière. Je ferme les yeux. Il fait noir. Je m’assoupie. Je reprends conscience de mon cœur qui bat. C’est marrant comme il s’accroche à la vie en toute hâte, l’idée comme la brume que je ressens. Le cœur ne lâche pas un seul battement. Il sent comme moi la mort qui rode autour de moi comme une louve. Le cœur prend peur et s’en va en battement rapide. Le mal d’être.

J’avance pour regarder de près d’autres idées dans l’océan de ma conscience: la bêtise et la haine des hommes dans la rue, à la télévision, à la radio, du gauche, de droite, du centre ; on cherche les boucs émissaires ; je suis un bouc émissaire, un leurre pour détourner l’attention de certains demeurés pour les amener plus facilement à l’abattoir des urnes à coup de promesses des lendemains meilleurs ; cocu toujours cocufié et la bienveillance assassinée à coup de pub et de spots électoraux.

J’ouvre les yeux et le sommeil léger n’est plus qu’un souvenir lointain. J’allume et je me dis que l’enfer c’est vivre sans la dignité.

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