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Billet de blog 17 janv. 2022

Raoult au Congo : la chloroquine et l’autorité charismatique.

Le phénomène Raoult peut s'appréhender comme une évolution du biais d'argument d'autorité. Il est question du développement l'autorité charismatique comme dérive de l'autorité institutionnelle ; et aussi de la quinine, ancêtre de l'HCQ, et de son usage dans Tintin au Congo, ainsi que des relations complexes et ambiguës entre histoire coloniale et politique sanitaire.

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Ce billet constitue une version améliorée et actualisée d'une première publication d'août 2021 sur le site www.culture-islam.fr

Le professeur Didier Raoult est devenu célèbre lorsqu’il est parvenu, au cours du mois de mars 2020, et alors que des milliers d’équipes de chercheurs et de médecine clinique luttaient pour tenter de juguler la pandémie de Covid19, à imposer dans l’opinion française et internationale le débat concernant une molécule en particulier : l'hydroxychloroquine. Ses conséquences sur l'imaginaire et les choix de l'opinion publique et des décideurs ont été majeurs, dramatiques et inquiétants. Tentons ici de reprendre les deux éléments constitutifs : l'autorité charismatique, la résistance populaire au protocole scientifique et l'imaginaire colonial qui lie les deux. 

L’attachement du professeur Raoult à l’hydroxychloroquine (ci-après HCQ) tient sûrement à son expérience réussie contrer la coxiellose dans le nord de la région PACA en 1996. C’est en effet à cette occasion qu’il s’était fait connaître et avait fini par obtenir le grade de directeur de recherche. Il avait alors noué avec son médicament miracle une relation personnelle et passionnelle. Mais il ne s’agit pas de la seule cause. Un deuxième facteur de son imprudence épistémique et de sa fuite en avant réside également dans le résultat d’une étude chinoise de janvier et février 2020 qui concluait à un effet du HCQ sur le virus du Sars-Cov2. Bien sûr, l’expérience en éprouvette n’était pas réplicable car la dose utilisée était mortelle pour tout organisme vivant complexe. Toutefois, ce fut sans doute le déclencheur du délire collectif mondialisé auquel nous avons eu droit par suite de l’empressement des pires autocrates néolibéraux de proclamer sa supposée « découverte » comme panacée qui devait permettre de renvoyer au plus vite le peuple à son travail.

Par ailleurs, l’anthropologie historique permet quelques clefs de compréhension du phénomène collectif auquel nous avons assisté, en particulier le concept de holy man, l'« homme saint », une forme d’autorité charismatique propre à l’Antiquité tardive (Brown, 1971). Elle parvient à se glisser dans les béances laissées par l’effondrement des autorités instituées. L’autorité charismatique prend l’ascendant, et à l’instar de certains clercs du Haut-Moyen-Âge, qui, juchés sur leur dignité officielle, avaient commencé à contester l’ordre ecclésiastique urbain et impérial devant la foule des laïques.

Un exemple frappant de ce phénomène a été décrit par un moine de Haute-Mésopotamie, à propos d’un candidat au miracle du nom de Maruta, établi dans le village de Hah en 770 dans le sud-est de l’actuelle Turquie et se prétendant capable de guérir tous les maux : “et dès lors il n’y fut plus d’interruption sur les routes qui conduisaient à cet endroit.” Comme l’IHU de Marseille, l’aura et le prestige de ce diacre autoproclamé prophète lui avait permis de diriger vers son bourg et son monastère pèlerins et revenus :

“Ainsi tous les pays se mettaient en mouvement et venaient vers lui. On lui apportait des billets, avec de l’or, de l’argent, des objets précieux. Il faisait des aumônes, de longues prières, puis se levait et aspergeait le peuple de cendre, en disant : « Que Dieu soit apaisé! ».”

Le chroniqueur décrit la diffusion virale des informations concernant ses prétendues miracles à tout le nord du Moyen-Orient, au gré des contacts entre caravaniers. Face aux tentatives de démontrer l’inefficacité de ses prétentions thaumaturgiques, ses partisans n’hésitaient pas à menacer les paysans de leur “envoyer le grillon et la sauterelle”.

Les recettes médicamenteuses étaient aussi fantaisistes et aléatoires que celles de notre guérisseur national :

 “Il faisait l’huile de cette manière : il récitait dessus une prière, puis il crachait dedans et la consacrait par son crachat.”

A ceux qui ne se laissaient pas impressionner et se plaignaient de ne pas avoir reçu la guérison “ils disaient : « Parce que tu n’as pas la foi, tu n’es pas guéri” car en effet, l’astuce reposait sur le biais du survivant :

“Il ne disait jamais rien de plus que : « Si tu as la foi, dans quarante jours tu seras guéri. » Et sous cette condition d’attendre la guérison pendant quarante jours, il les renvoyait.”

Son emprise reposait en effet sur les mêmes subterfuges rhétoriques  : dire le moins en suggérant le plus :

“À quiconque leur disait : « Craignez Dieu, cet homme est un imposteur, «ils répondaient : a Que dit-il de mal? Il ne dit autre chose que: Jeûnez et priez. » 

L’auteur anonyme de la chronique est également révolté, comme bien des opposants à Raoult, de sa subversion de l’ordre hiérarchique :

“Il se tenait sur un siège élevé comme un évêque, bien qu’il eut seulement reçu l’ordre du diaconat.  […] cet audacieux, non seulement bénissait, mais il faisait même le signe de la croix et imposait la main sur la tête des prêtres.”

Or, c’était bien armé de la légitimité de l’autorité institutionnelle que ce leader charismatique œuvrait : “Il faisait aussi l’huile de la prière, alors même que plusieurs prêtres se trouvaient réunis près de lui, et la leur donnait.” Finalement, son autorité charismatique lui permettait de s’affranchir de la tutelle institutionnelle qui l’avait pourtant propulsée au départ. Afin de commander, il était en mesure de harceler et menacer toute autorité institutionnelle équivalente qui aurait contesté ses pouvoirs :

“Un évêque ou un moine ne pouvait aller là, ni dire quelque chose, sans s’exposer à être tué par les habitants de ce village qui disaient : « Vous êtes jaloux de lui. »”

Le Professeur Raoult manie l’argument d’autorité de son propre diplôme pour écraser l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique. Le monastère des raoultiens reçoit la visite de nombreux pèlerins et venus recevoir les soins dispensés par son pouvoir thaumaturgique, à grand coup d’illusions logiques dignes de l’apologétique tardo-antique. Ce rouleau compresseur surfant sur l’effondrement de la légitimité des autorités instituées, repose également sur l’éclosion d’une culture universelle de plus en plus égalitaire, mais où les populations, théoriquement libérée de la servitude et de l’obéissance aveugle, n’ont jamais été initiées au protocole et à la méthode qui permet, en science, de vérifier si ce que professe le maître est bien un fait, ou seulement une opinion.

Toutefois, au delà de ce mécanisme après tout bien connu – même si notre classe politique, logiquement délégitimée, semble incapable de le comprendre pour y faire face – le système Raoult reflète d’autres aspects de la déliquescence de l’imperium occidental. C’est un fait trop peu noté : le fameux remède miracle de Raoult, n’est pas inconnu de ceux qui ont l’habitude de vivre ou de se rendre dans la zone intertropicale. En fait, il s’agit de l’évolution d’un composé chimique naturellement présent dans un arbuste andin appelé quinquina (genre Cinchona), à partir duquel on produit la quinine depuis deux siècles. L’antipaludéen constitue pour ainsi dire le plus vieux médicament dont l’efficacité a été scientifiquement démontrée à être encore en usage aujourd’hui. Bien entendu, depuis un siècle, l’industrie pharmaceutique est parvenue à synthétiser plusieurs molécules dérivées, dont la célèbre chloroquine et son amélioration, l’hydroxychloroquine. Il pourrait être pertinent d’évoquer cet autre moteur possible du mécanisme qui a transformé Didier Raoult en rebouteux national.

En effet, alors que les Européens procédaient à la conquête du monde grâce à la supériorité de leurs techniques militaires, elles-mêmes soutenu par l’efficacité de leur industrie et par la soumission de leur classe ouvrière et de leur soldatesque, ils y prodiguaient généreusement leur science médicale miraculeuse. Celle-ci devint sans doute un des principaux arguments de légitimation de la domination coloniale et le ṭabīb autrefois arabo-musulman devint le toubab, le médecin colonial, puis la totalité des « blancs » en général. L’association entre la pénétration coloniale et les soins, et inversement entre résistance à celle-ci et refus de la médecine moderne est évoqué par Alexis de Tocqueville au milieu du XIXe siècle:

“L’administration française, avec sa rage réglementaire ordinaire, s’est épuisée en efforts pour soumettre les indigènes à ces règles, règles excellentes en elles-mêmes, mais qui ne valent pas la peine de nous aliéner les indigènes.  Deux fois la visite du médecin a été imposée aux Musulmans et deux fois retranchée sur leurs plaintes ; des Arabes disaient que la liberté de conscience leur avait été assurée et que cette liberté était violée par les visites en question).”

Face à la puissance et à l’autorité des toubabs, certaines confréries traditionnelles se rebellaient et interdisaient à leurs élites l’école du toubab, mais aussi déjà parfois l’infirmerie du toubab et le vaccin du toubab, à grand coup d’illusions logiques et d’arguments d’autorité. Bien qu’éculées, leurs diatribes sentencieuses continuaient de peser sur les peurs et les mentalités de leurs ouailles et, jusqu’à aujourd’hui, nourrissent les convictions de « Boko Haram » (le book est ḥaram). Or, par un fascinant retournement de l’histoire, c’est aujourd’hui au cœur de l’Occident que les marabouts institués, terrifiés de se voir supplanter ou par un antagonisme obsessionnels avec le pouvoir politique, dispensent une contre-médecine : ils s’opposent aux méthodes de validation scientifique au risque de la santé de tous, et notamment de leurs affidés. Et pourtant, cette transition ne tient pas que du hasard, le système Raoult est peut-être en partie lui-même le produit dérivé d’une mutation du complexe de supériorité colonial.

En effet, ça n’aura pas échappé à la sagacité du badaud, on apprend de sa page Wikipédia, que le guérisseur de l’Occident est né à Dakar en 1952, au cœur de l’Afrique Occidentale Française (AOF) où il passa ses premières années d’écolier. Médecin militaire, son père quitta le Territoire d’Outre Mer tout juste indépendant, en 1961, et gagna la « métropole » pour poursuivre sa carrière là où l’État français s’était rapatrié. Comme beaucoup de ces toubabs d’Afrique, il fut difficile d’envisager migrer au-delà de l’arc méditerranéen, dont le climat doux protège des grisailles du reste de l’hexagone, et, accessoirement, où une partie de la hiérarchie coloniale s’est complaisamment reproduite après les accord d’Evian. Dès lors, une partie des logiques locales, y compris certains affects anti-parisiens, revêt une forme de reproduction d’un idéal pied-noir, celui que seuls les Rhodésiens avaient osé tenter : répudier la puissance impériale qui, pourtant, avait institué et garanti leur domination, pour préserver leur privilège blanc malgré tout, envers et contre tous. L’importance de l’imaginaire d’une colonisation civilisatrice et positive se poursuit dans l’esprit de bien des Français, a fortiori chez ceux qui sont tributaires ou héritiers des légitimations qu’en un autre temps on leur avait fourni pour justifier leur domination dans les colonies où ils s’étaient établis. En soi, même s’il serait temps de la déconstruire, cette idéologie sous-jacente n’est pas surprenante, et ne peut suffire à condamner les personnes.

Néanmoins, l’obsession raoultienne autour de l’HCQ a cela de particulier que s’il y eut bien un médicament qui fut massivement produit pour les provinces tropicales des Empires européens, c’est bien la quinine. Dans l’imaginaire des colons, et de tous les Européens, le don de quinine revenait à prodiguer santé et longévité aux pauvres indigènes. Ainsi, en 1930, toujours avec l’humour décalé qui le caractérise, Hergé s’amuse que Tintin soit capable de soigner la fièvre de cheval d’un pauvre congolais avec une simple quinine. Le résultat est immédiat, l’homme se lève, se coiffe de son chapeau, s’empare de son arc et de ses flèches, et part « à la chasse ».

La réaction du sorcier du village, ainsi concurrencé par la toute puissance savante du gentil blanc  ne se fait pas attendre : « Ce petit blanc li a pris trop d’autorité. Bientôt, li Noirs n’écouteront plus moi, leur sorcier. Il faut en finir avec li petit Blanc ». Le marabout trouvera immédiatement l’appui d’un « méchant blanc » (anglo-saxon), bien décidé à empêcher le civilisateur de sauver les indigènes.

La quinine avait suffi à ravir tout un royaume africain à l’autorité traditionnelle de son homme saint et, ce faisant, un jeune blanc de 15 ans est devenu, grâce aux bienfaits de l’industrie pharmaceutique, leur nouveau sorcier. Nul doute que le papa de Didier, et son fils après lui, s’est alors pris à rêver de sauver l’Afrique de son obscurantisme comme Tintin, avec l’aisance du remède miracle. Or, incidemment, il existe dans le système Raoult quelques autres aspects qui le rattachent au Congo. Ainsi, comme le souligne la chercheuse Elisabeth Bik qui a entrepris de passer au crible la méthodologie appliquée par l’IHU de Marseille pour parvenir à publier des centaines de papiers par an pendant plus d’une décennie, tout un ensemble d’articles concernant des souches bactériennes isolées en Afrique équatoriale « ne mentionnent ni approbations éthiques des autorités locales, ni auteurs locaux) ».

Cette défaillance est d’autant plus manifeste dans le cas spécifique d’une étude sur une bactérie découverte chez une femme pygmée en bonne santé. Il n’y est fourni aucune donnée concernant le lieu de résidence de la personne, à part d’être au « Congo » : il n’est même pas précisé s’il s’agit du Congo Brazzaville (RC, ex-Français) ou du Congo Kinshasa (RDC, ex-Belge). Outre l’absence d’autres détails normalement requis, comme par exemple le mode de vie de l’individu ou le transport de l’échantillon, qui tend à invalider toute sa pertinence scientifique, le soucis du pays d’exercice n’a que peu tourmenté l’équipe au moment de publier. Mieux, le comité d’éthique finalement consulté se trouvait en France… et la souche a été nommée Marseille-P3296T, comme si la forêt équatoriale poussait dans les calanques de la cité phocéenne. Enfin, est-il nécessaire de relever qu’en plus aucun auteur d’un pays d’Afrique équatoriale n’a cosigné l’étude ? Pour conclure, Elisabeth Bik s’interroge sur le fait que cette pratique « pourrait être considérée comme de la science néocoloniale ».

Il est probable que l’IHU est loin d’être le seul centre de recherche à cultiver ce genre de pratiques. Néanmoins, cette remarque n’a pas été contestée sur le fond par les intéressés, pas même en prétextant qu’ils n’avaient pas réussi à trouver un seul médecin à Kinshasa qui voulût participer à leur étude. En revanche, sa remarque a valu à Elisabeth Bik une ignominieuse attaque médiatique, qui s’est ajoutée à une offensive judiciaire pour « harcèlement, chantage et extorsion » lorsqu’elle avait cru bon rire des allusions d’un des ministres de Raoult qui n’avait trouvé d’autre réponse à ses critiques scientifiques que de la soupçonner sans aucune preuve de travailler pour « Big Pharma ». Elle avait alors présenté son IBAN sur twitter, se déclarant ouverte à toutes les donations. L’autorité charismatique n’émerge pas du néant, elle se juche sur son diplôme officiel, et n’hésite pas à recourir aux systèmes contre lesquels elle prétend lutter lorsqu’il s’agit d’écraser la concurrence, a fortiori lorsque celle-ci ne joue pas dans la cour des arguments d’autorité et des mandarinades.

Par ailleurs, volontairement ou non, le débat sur l’HCQ n’a pas seulement fait les affaires des oligarques occidentaux qui ne voulaient pas confiner leur économie, elle est aussi venue au secours de l’incurie sanitaire de bien des régimes des pays en développement. D’une part, SANOFI, à défaut de travailler sérieusement à un vaccin, s’était félicité de pouvoir produire en masse ce remède prometteur… jusqu’au moment ou le makhzen marocain eût pris le contrôle des lignes de production qui, découvrait-on alors, avaient été délocalisées depuis longtemps dans l’ancienne colonie. Peine perdue toutefois pour les malades du Maroc : il suffit de contempler la carte des pays recommandant encore l’HCQ à la fin de 2020 pour comprendre à quel point ceux des pays qui n’ont pas assez de soignants, de respirateurs ou d’accès à des vaccins performants ont été tentés de l’utiliser comme un placebo abordable pour tenir leur population au calme. Malheureusement, le Covid sévère touche avant tout des personnes âgées qui sont aussi souvent cardiaques, une comorbidité pour laquelle l’HCQ est formellement contre indiquée. Dès lors, l’impact sur la mortalité des malades hospitalisés pour Covid sévère dans bien des pays pauvres devra forcément être réévalué. Les conséquences désastreuses de cette folie nationale française sur les trop nombreux pays où la France a encore une influence culturelle et universitaire, notamment via des institutions comme l’IHU, reste à découvrir.

En conclusion, Didier Raoult continuera encore un an à diriger son petit empire confrérique en inféodant des médecins et chercheurs, notamment ceux qui, dans le monde arabe et africain désespèrent de trouver de la part de l’ancien colonisateur des financements qui fussent fondés sur l’équité, la raison, la neutralité et le collectif. Il poursuivra peut-être sa guerre personnelle contre l’establishment au risque de détruire le peu de crédit qu’avaient encore les institutions politiques et scientifiques de l’Occident, en particulier celles qui le méritent. Une chose est certaine pourtant, la quinine qui avait été promulguée par les toubabs comme le remède à tout, aura fini par se retourner contre l’envoyeur ; un peu comme les plans d’ajustement structurel testés en Afrique dans les années 1980 ont fini par s’abattre sur l’Union Européenne dans les années 2010.

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