Manifestation à Paris pour la régularisation des sans-papiers

Samedi 19 décembre, Barbès-Rochechouart, Paris. Plusieurs milliers de personnes se sont réunies ce jour dans le cadre de la journée internationale des droits des travailleurs migrants adoptée en 1990 par l’Assemblée Générale des Nations Unies (toujours non ratifiée par la France). Parti vers 15h30 en direction de République, le cortège réunissait un nombre conséquent d’organisations de gauches.

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Parti vers 15h30 en direction de République, le cortège réunissait un nombre conséquent d’organisations de gauches. Parmi elles l’Union syndicale Solidaires, la CGT Ile-de-France, la CNT, la Ligue des Droits de l’Homme et des militants de plusieurs partis politiques dont Lutte Ouvrière et le Nouveau Parti Anticapitaliste.

La manifestation s’est déroulée dans le calme sous les chants et battements de tambours de collectifs de sans-papiers qui revendiquaient leurs droits à vivre, travailler et circuler dignement et librement. Arrivée aux environs de 17h sur la place de la République, près du mémorial en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, la mobilisation s’est achevée avec la prise de paroles de militants syndicaux, pour la plupart sans-papiers, heureux de constater l’ampleur de l’initiative. Etaient présents également dans le même esprit de combativité des militants pour la liberté du peuple palestinien, de l’association Droit au Logement, et du collectif La Chapelle en Lutte. Ces derniers étaient accompagnés de réfugiés soudanais et érythréens pour la plupart, laissés pour compte par la mairie de Paris après leur expulsion du lycée Jean-Quarré dans le 19ème arrondissement il y a plusieurs semaines.

Conclusion dressée par la majorité des participants à la manifestation : le gouvernement empêche les salariés sans haute qualification de migrer vers la France. La loi Cazeneuve sur « le droit des étrangers », sur le point d’être adoptée par les parlementaires va en effet dans ce sens et confirme la volonté du pouvoir « socialiste » de trier et diviser la classe ouvrière en « bons » et « mauvais » travailleurs.

Solidarité avec tous les travailleurs, avec ou sans-papiers !

Pour l’accueil digne des réfugiés et la liberté de circulation !

Vive la liberté de manifester et que soit immédiatement levé le liberticide état d’urgence !

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