Veille actualité :
Côtes-d'Armor : un chantier d'un million d'euros pour agrandir cette université ambitieuse, Actu, 15/01/2026
L'université catholique de l'Ouest a engagé un grand chantier sur son campus de Guingamp (Côtes-d'Armor). Un besoin pour un établissement qui développe son offre de formations. La construction d’un deuxième amphithéâtre (124 places) et d’une nouvelle grande salle de cours (56 places) devrait s’étaler sur une année. Les deux nouveaux équipements seront donc opérationnels fin 2026. Ils sont en cours de réalisation sur un terrain nu, mis à disposition par la Ville de Guingamp dans le cadre d’un bail emphytéotique.
“Chaque étudiant est aussi un client” : l’université privée qui bouscule l’Allemagne, Courrier international, 15/01/2026
Avec plus de 130 000 étudiants et 200 formations, l’IU Internationale Hochschule attire ceux que le système allemand exclut. Mais, derrière le discours de justice éducative, se cachent des diplômes contestés et des étudiants fragilisés, selon “Der Spiegel”
« Ils veulent une université fermée aux classes populaires et aux étudiants étrangers » : Coppélia Moreau face à la justice au nom des « sans-fac », L’humanité, 13/01/2026
Convoquée devant la police après une plainte pour diffamation de l’université Paris-Nanterre, la jeune étudiante en anthropologie et militante de l’Unef ne veut pas se laisser intimider.
Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, appelle à "un débat profond sur le rôle de l’enseignement supérieur public", Midi libre, 13/01/2026
Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, a présenté ses vœux ce mardi 13 janvier. L’occasion de faire le bilan des actions réalisées, mais aussi de se projeter sur les projets à venir. "Ce que l’on peut nous souhaiter pour 2026 ? Un budget, bien sûr, un peu plus de considération, évidemment, mais surtout une nouvelle loi de programmation sur l’enseignement supérieur public. Il faut un débat profond sur notre rôle dans la société !" Ainsi se sont conclus, ce mardi 13 janvier, les vœux du président de l’Université.
La guerre du numérique éducatif, stephane germain, Président de l'association TousPourEDD Réseau francophone d'éducation au développement durable, Mediapart, Billet de blog, 12 janvier 2026
Le numérique éducatif est en plein essor. Sa capacité de facilitation des apprentissages fait son succès. Celle-ci semble décuplée avec l’arrivée de l’intelligence artificielle. Cependant, derrière un engouement généralisé de façade se cache une véritable guerre de position entre acteurs publics et acteurs privés, porteurs chacun d’une vision diamétralement opposée du modèle éducatif de demain.
Inscription à l’Université Reims Champagne-Ardenne : les frais multipliés par 10 pour les étudiants étrangers, L’est-Eclair, 11/01/2026
L’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Urca) vient d’annoncer une explosion des tarifs des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors-UE. Alors que cette décision est vivement dénoncée par l’intersyndicale, l’université a mis en place un groupe de travail pour établir une grille d’exceptions
Loi Yadan : non à une police de la pensée !, Collectif d'organisations contre la loi Yadan, Mediapart, Billet de blog, 10/01/2026
La proposition de loi n°575, sous couvert d’une lutte légitime et nécessaire contre l’antisémitisme, présente un « risque sans précédent pour les droits fondamentaux d’expression et d’association », alerte un ensemble d'organisations palestiniennes, organisations juives, associations et collectifs d’universitaires et de chercheurs, d’avocats, de professeurs de droit, syndicats et collectifs professionnels ou étudiants, organisations antiracistes.
« Les universités sont comme les passagers du Titanic » : les finances des facs françaises dans le rouge, Le Parisien, 10/01/2026
Président de l'université de Bordeaux, et aux affaires depuis plus de vingt ans, Dean Lewis est particulièrement qualifié pour apprécier l'état de disette financière du système universitaire français. Pour lui, l'État doit prendre ses responsabilités alors que plusieurs établissements sont déjà dans le rouge. Une enquête récente de France Universités indiquait que sur 73 universités, on avait plus de 60 établissements qui annonçaient un chiffre déficitaire fin 2025. Depuis 2023, les universités font face à de nouvelles dépenses contraintes (les revalorisations du point d'indice des fonctionnaires, la contribution aux pensions, ou la nouvelle protection sociale complémentaire des agents de la fonction publique) décidées par l'État mais non compensés. Et forcément ça se traduit par la construction de budgets initiaux déficitaires. Ce qui devrait être le cas en 2026 pour toutes les universités.
Avec 700 disciplines et 13 000 inscrits, cette "université" pas comme les autres rencontre un grand succès, France 3, 10/01/2026
L'université populaire européenne forme 13 000 "étudiants" à Strasbourg dans 700 disciplines différentes. C’est une institution plus que centenaire qui vient d’emménager dans ses nouveaux locaux à Strasbourg : l’université populaire européenne est un hub de connaissances riche de 700 cours différents pour se cultiver, se former ou encore entretenir son corps. La suite d'une longue tradition de partage des savoirs.
«On va regarder ce qui va, ce qui ne va pas» : visite sans annonce pour le ministre de l’Enseignement supérieur à Angers, Ouest-France, 09/01/2026
Philippe Baptiste est revenu sur les assises sur le financement des universités, lancées la veille. " On va regarder ce qui va, ce qui ne va pas, voir aussi l’hétérogénéité des financements et les ressources propres de l’université. Il y aura un compte rendu à la fin du mois de mars. " "Il avertit d’emblée : ce n’est pas la promesse de financements revus à la hausse. Plus tôt dans l’après-midi, le ministre a été reçu par des étudiants et syndicats, soucieux d’exprimer leur mécontentement."
« Dans le privé, ça s'appelle une cessation de paiements » : l'université de Rouen taille dans ses effectifs pour cause de déficit, Le Parisien, 09/01/2026
Pierre-Emmanuel Berche, enseignant-chercheur en physique et Pierre Hebert, informaticien, tous deux encartés à la FSU anticipent une véritable « cure d'austérité ». « Avec ce budget qui nous prive de 5 millions d'euros sur 35 millions d'euros de crédits de fonctionnement, nous craignons que les CDD soient ceux qui partent en premiers et que les licences ou les masters qui ferment ne rouvrent jamais, déplorent les deux fonctionnaires. C'est une politique à courte vue avec des étudiants qui vont nous quitter et que nous ne reverrons jamais. Malheureusement, on fait porter sur les dépenses un problème qui vient des recettes que l'État ne garantit plus. » Et la suite pourrait leur donner de nouvelles sueurs froides. La direction prévoit déjà un budget rectificatif début 2026 pour tenter de réduire le déficit de quelques millions d'euros supplémentaires. Une manière pour l'université de rentrer dans les clous et de pouvoir verser les salaires jusqu'à la fin de l'année prochaine.
La Fondation Sorbonne Université : 23 millions d'euros levés depuis 2009, Les echos, 09/01/2026
Le mois dernier, la Fondation Sorbonne Université donnait sa soirée annuelle de remerciements à ses généreux donateurs, dans l'un de ses auditoriums, à Jussieu. Rien à voir avec les somptueux dîners de gala de l'Opéra de Paris ou du Louvre : il s'agissait pour la fondation de mettre en avant ses recherches stratégiques, avec cette année l'IA pour thématique.
Campus La Rochelle, une nouvelle marque pour renforcer l’attractivité de l’université, Sud ouest, 09/01/2026
La Communauté d’agglomération de La Rochelle lance une campagne de communication au profit de l’université, qui doit faire face à la « concurrence » nationale et à la baisse démographique. « Les études au niveau national montrent que le nombre de jeunes va diminuer en France dans les années à venir, remarque Gérard Blanchard, élu rochelais et président de l’université. On commence à le voir au lycée, ça touchera l’université vers 2029-2030. Il est prévu une baisse de 20 % en 2032. Cette campagne arrive donc à point nommé. »
80 % des universités en déficit : comment l'État contraint l'enseignement supérieur et la recherche au pire, L'Humanité 07/01/2026
« Cette situation s'explique en majeure partie par les mesures salariales pas ou insuffisamment compensées par l'État. » Selon le Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesup-FSU), « plus de 80 % des universités et des établissements d'enseignement supérieur publics ont dû voter un budget en 2025 en déficit », souvent parce que la SCSP ne tient pas compte de l'inflation. « On a absorbé un boom démographique, plus 70 000 étudiants depuis 2017, sans compensation et soutien de l'État, détaille Emmanuel de Lescure, le secrétaire général du syndicat, auprès du journal. Ce qui fait que la dotation moyenne par étudiant et le taux d'encadrement sont en baisse. » Des élus jusqu'à la direction, « tout le monde fait le même constat ».
L’université n’est pas le champ de manœuvre de la propagande belliciste du gouvernement : non à la venue du général Mandon à la Sorbonne !, communiqué syndical
De tous côtés les bruits de bottes s’amplifient. Ainsi, dans le même temps qu’il annonce la suppression des concours d’enseignement en 3e année de licence, pourtant issus de sa propre réforme de la formation des enseignants, le gouvernement Macron/Lecornu/Geffray/Baptiste débloque plus de 10 milliards d’euros pour la construction d’un porte-avions. Non à la venue du général Mandon à la Sorbonne ! Cette conférence ne doit pas se tenir !
Non au budget de guerre ! Défense du service public de l’ESR ! RASSEMBLEMENT LUNDI 26 JANVIER À 17H PLACE DE LA SORBONNE
Veille communiqué SNESUP-FSU :
Certains groupes parlementaires et les organisations patronales ont lancé de nouvelles offensives pour obliger les salarié·es à travailler le 1er mai, seule journée fériée obligatoirement chômée, rémunérée et symbolique pour les travailleurs·euses à l’international. C'est le sens de la proposition de loi adoptée au Sénat, « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » largement appuyée par le gouvernement de l’époque, qui a engagé la procédure accélérée, comme si l’urgence était de faire travailler les salarié·es le 1er mai !
Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l'état actuel du budget (pas de PLF voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignant·es et CPE (à Bac+3) n'était pas assurée pour la session 2026. À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l'effet d'un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiant·es qui se préparent actuellement. Ces candidat·es, et les enseignant·es qui assurent les préparations, se retrouvent dans une situation totalement intenable ! Ils et elles sont déstabilisé·es car plongé·es dans l'incertitude au moment où au contraire il faudrait qu'ils et elles puissent travailler en toute sérénité. Cette situation est inacceptable, surtout lorsqu'elle est provoquée par un gouvernement qui prétend restaurer « l'attractivité du métier ».
Les organisations syndicales françaises, CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires expriment leur plein soutien aux mobilisations en cours en Iran, qui se déroulent dans un contexte d’effondrement économique, d’hyper inflation et d’explosion de la pauvreté.
Rassemblement le samedi 17 janvier 2026 à 15h, Place du Panthéon
C'est avec tristesse que nous avons appris dimanche le décès de notre camarade Jean Malifaud. Maître de conférences à l'université Paris 7, il était membre du SNESUP-FSU depuis 1968 et a occupé différentes fonctions dont celle de secrétaire national jusqu'en 2011. Nos pensées vont à sa famille comme à ses proches et à tous les camarades qui l'ont connu.