A Bagdad, un attentat dans une église catholique de rite syriaque, le dimanche 31 octobre pendant la messe, a fait 52 morts et une centaine de blessés.
Les évêques de France ont exprimé leur indignation et leur solidarité avec les chrétiens d'orient. Le dimanche suivant, le 7 novembre, une lettre par laquelle les archevêques syriaques du Moyen-Orient demandent le soutien des catholiques français a été lue dans toutes les églises de France.
Eric Besson n'a pas manqué une si belle occasion de jouer du violon pour les catholiques. Le soir même, lors d'un point presse diffusé à la télévision, il a déclaré que la France va accueillir 36 Irakiens blessés dans cette attaque ainsi que 21 membres de leurs familles. L'opération sera menée « main dans la main » avec le ministre des Affaires étrangères. Les Irakiens atterriront à Orly le lundi 8 novembre à 20H25. Le ministre en a profité pour souligner que 1.300 chrétiens d'Irak ont déjà été accueillis en France depuis novembre 2007 à la demande de Nicolas Sarkozy.
Les évêques français, eux, sont parfaitement dans leur rôle. Au contraire, ce n'est pas le rôle du ministre de l'Immigration d'accueillir des étrangers menacés dans leur pays en raison de leur appartenance religieuse. On pourrait d'ailleurs demander à Eric Besson pourquoi il n'a pas fait venir des Irakiens blessés la semaine précédente dans un attentat contre une mosquée. Sa charité est sélective.
Une fois de plus, le principe de laïcité de la République est violé par ce pouvoir politique qui ne recule devant rien pour attirer des électeurs. Faut-il rappeler les signes de croix de Nicolas Sarkozy au Vatican?