Kristin Larsen travaille comme femme de chambre dans un hôtel de Chicago. Elle quitte sa maison le matin à 6 heures pour prendre un bus qui la conduit à l'hôtel. Sa fille Diana quitte la maison à 7 heures pour prendre un bus qui la conduit au lycée. Elles se retrouvent le soir vers 6 heures. C'est une vie calme et régulière. Kristin est divorcée et vit seule avec sa fille. Ce matin là, vers midi, Kristin sortait de la chambre 5218 qu'elle venait de faire lorsque deux individus dans le couloir la saisirent violemment par les bras. C'était des hommes habillés de noir qu'elle n'avait jamais vus. « Voici ce que tu vas faire, dit l'un d'eux. Dans la chambre 5220, il y a un client qui fait ses bagages. Tu vas entrer, puis sortir aussitôt en courant et en criant qu'il t'a violée. Ton supérieur arrivera et tu lui raconteras en pleurant qu'il a voulu te déshabiller, qu'il t'a jetée sur le lit et t'a forcée à lui faire une fellation. » Kristin se débattit et refusa énergiquement de faire ce qu'il lui demandait. « Tu as intérêt à nous obéir, dit l'autre, parce que ta fille est en danger, tu ne le sais pas, mais nous, nous le savons, et si tu nous obéis bien sagement elle sera protégée. Nous sommes dans une organisation puissante. De plus tu recevras 50.000 dollars pour ce service et tu n'entendras plus parler de nous. »
« Avant de commencer, dit le premier, il faut que tu saches que le directeur de l'hôtel préviendra la police. Le client sera arrêté et on te demandera de le reconnaître parmi plusieurs hommes alignés derrière une glace sans tain. Voici sa photo. Tu la regarderas bien pour t'en souvenir, puis tu la jetteras. Ainsi, tu pourras le reconnaître quand il sera présenté dans les locaux de la police, et on le mettra en prison. N'aie pas pitié de lui, c'est un homme qui ne vaut pas cher et nous avons de bonnes raisons pour l'éliminer. »
Tout se passa comme prévu. Kristin apprit par un lieutenant de police que l'homme était Jesse Rubino, le célèbre joueur de baseball. Il fut jugé et condamné. Kristin toucha ses 50.000 dollars et n'entendit plus jamais parler de ses agresseurs. Mais par précaution elle quitta le pays avec sa fille sans laisser d'adresse.
Toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existé serait une pure coïncidence.