Jean-Jacques Aillagon lui est président de l’établissement public du château de Versailles (comme l’a été Christine Albanel, elle est devenue ministre de la culture après). Le président de l'établissement public national à caractère administratif de Versailles se bagarre pour garder son poste depuis des mois, mais ne peut rien contre son âge qui va lui faire toucher la limite. Quel est l’enjeu de cette bagarre sur du poussiéreux culturel? L’enjeu est le projet pharaonique de l’implantation du nouveau stade de Roland Garros, projet démarré il y a deux ans et que Jean-Jacques Aillagon veut boucler, coute que coute, avant son départ. Evidement ce projet a les mêmes ingrédients que l’hôtel de la marine. Culture, classement historique du site, mais surtout argent avec des ouvertures sur des marches qui ne concernent pas la culture! Le projet prévoit la construction d’un stade dans un site acceuillant 50 000 personnes par jour, pour un tournoi de tennis, dans le coté gauche de la perspective des jardins, des bassins du château de Versailles, vue soit disant imprenable de la chambre du roi Louis XIV et de la galerie des glaces. L’emplacement du futur stade a été occupé par l’armée (point commun hôtel de la marine) a des bâtiments d’une hauteur limitée (inférieure à la hauteur des arbres) et est située en face du pavillon de la Lanterne, ancienne résidence du premier ministre, actuelle résidence, affectée depuis mai 2007, au Président de la république (pratique pour aller au tournoi). Cette vue imprenable de la chambre du roi va donc prendre une belle claque sur le coté gauche à moins d’enterrer le futur stade (capacité d'acceuil du public du Parc des Princes) au pays des rois. Le plus drôle c’est que sur des dizaines de kilomètres de vue imprenable, la bonne parole passe dans cette plaine de Versailles et personne n’a le droit de construire, encore moins en hauteur ! Il manquerait plus qu’un clocher de mormons jaillisse à Villepreux dans le projet de leur centre européen…qui n’a jamais vu le jour. Un préfet y a veillé…préfet aux abonnés absents pour le stade de Roland Garros à Versailles.Notre ministre actuel de la culture a du travail, c’est le tuteur des vielles pierres classées monument historique. S’il a une compétence en pierre, il ne l’a pas sur le béton.Mais moi au Grand Palais je connais la réponse, nous allons faire des commissions !!!!Nous en faisons déjà pour nous au Grand Palais depuis l’absorbation des RMN par le Grand Palais, mais nous nous appelons cela "conseil" d'administration et "conseil" d'orientation stratégique (encore un mot militaire).Donc nous allons en faire pour l’hôtel de la marine, et pas qu’une seule !La première est prévue par l’appel d’offre lancé le 27 novembre 2010 du ministère du budget.La deuxième est prévue par le président de la république lors de ses magnifiques vœux, chez moi au Grand Palais, cela résonne encore (l’acoustique du Grand Palais c’est quelque chose à entendre !), mais l’actuel ministre n‘a pas encore créé cette commission…remarquez il n’y a pas urgence, la clôture de l’appel d’offre fini le 7 février 2011 à 12:00( dans 2 jours ouvrables), il faudra sélectionner 4 candidats…qui remettront des copies pour juillet 2011.La commission des finances de l’assemblée nationale s’en charge aussi…encore eux ? C’est cette commission des finances qui s’est permis de faire passer la Loi de juillet 2010 pour permettre la « location » de l’hôtel de la Marine. Ils vont donc veiller à défendre leur travail.Pendant ce temps le Sénat a voté une loi culturelle qui arrive à l’assemblée nationale par la navette. Une commission culturelle va se créer à l’assemblée pour étudier le devenir des bâtiments culturels ? Il parait que non.Alors devant chez moi au Grand Palais, collé sur les champs Elysées, à coté du Petit Palais, il y a Georges Clemenceau avec qui je vais m’entretenir régulièrement, c’est tout près, plus près que JARNAC pour le pèlerinage.