Bonjour!
Je me disais ce matin, à la lecture de différents articles de mon journal préféré, que jouer avec les mots qui disent l'effroi des maux devrait être tâche de "salut public".
Aussi ai-je chopé à la volée le mot "discrimination" afin de le palper dans tous les sens, le humer, le mater, et enfin le décortiquer, sans prétention linguistique, juste pour essayer de jouer avec.
En effet, ce mot revient bien souvent, connoté positivement ou négativement, accolé à plein d'autres: baraqués footballeux, noirs ou jaunes travailleurs au noir, Tunisiens en "goguette à la Villette", fous délinquants aux délinquantes folies, précaires non assistés par le prêt-"care", Roms égarés de la route de Rome, meufettes sujettes des mâles machos, etc.
Tu dis "crimination?" Au nom de la Nation? Des crimes contre elle?
Bof, cessons ce délire!
Discriminer, il me semble que c'est établir des différences, des distinctions; sans doute pour mieux connaître chacun des objets ou sujets de cette différentiation; non? Ah!
Pourtant, si discriminer c'est envisager de reconnaître équitablement les parties ainsi distinguées, alors dans une société donnée il convient d'admettre, et de considérer, question de topologie, la place de chacun; de la prendre en compte.
De cautionner ainsi la complexité d'un groupe humain et les règles et exigences dudit groupe. Et par voie de conséquence, de partir de ces différences pour établir le partage équitable des droits et besoins de toutes les "catégories" prises en compte (et en respect).
En quelque sorte, sortir de la bouillie entropique des amalgames, reconnaître en la ratatouille sociale chacun de ses ingrédients, et ne pas assimiler mais assortir.
Bon appétit
JCD