La situation de Raja Benslama s'aggrave, comme le révèle ce site d'infos tunisien et l'on peut tout craindre de l'acharnement des islamistes contre cette universitaire et psychanalyste bien connue, qui a le front de s'opposer aux menées anti-démocratiques du parti Ennahda.
Dernière minute:
A la suite du mandat d’amener lancé contre Raja Ben Slama, professeur à la la Faculté des lettres, des Arts et des humanités de la Manouba, le 21 février 2013 et des poursuites judiciaires engagées contre elle, sur la base d’une loi abrogée après la Révolution, pour un délit d’opinion en relation avec une critique adressée à un constituant du parti Ennnadha sur un plateau de télévision , l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires et le syndicat de base de la Faculté des lettres, des Arts et des humanités de la Manouba appellent les universitaires, les associations de la société civile à un meeting de solidarité avec Raja Ben Slama et de protestation contre cette nouvelle instrumentalisation de la justice le mardi 26 février 2012 à 12h30 à la salle Hassan Hosni Abdelwahab qui prendra les mesures susceptibles de mettre fin à ces poursuites.
Pour le syndicat de base Khaled Nouicer
pour l’ATDVU Habib Mellakh
Tunis, le 25 février 2013
Après le mandat d’amener lancé contre la professeure Raja Ben Slama, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires dénonce cette décision et exprime sa solidarité avec la professeure menacée d’arrestation
Un mandat d’amener a été lancée contre l’universitaire Raja Ben Slama, professeur de littérature arabe à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, le 21 février 2013 et elle a été informée que des poursuites judiciaires avaient été engagées contre elle sur la base d’une loi abrogée après la Révolution, pour un délit d’opinion en relation avec une critique adressée à un constituant du parti Ennnadha.
Face à cette décision grave qui porte atteinte à la liberté d’expression et qui vise à réduire au silence les voix libres, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires exprime sa solidarité sans faille avec Raja Ben Slama et dénonce ce nouveau procès qui s’ajoute à la liste des poursuites judiciaires intentées contre plusieurs intellectuels et créateurs et particulièrement Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.
Elle considère le recours à ce genre de poursuites comme une nouvelle tentative de la part des autorités d’instrumentaliser la justice et de l’impliquer dans des controverses intellectuelles, un soutien, une couverture aux campagnes savamment orchestrées menées par certaines parties pour porter atteinte à la liberté d’opinion et museler l’intelligentsia tunisienne et leur légitimation.
Elle appelle, pour toutes ces raisons, les autorités concernées à l’abandon de toutes les poursuites à l’encontre de Raja Ben Slama, de tous les universitaires et les créateurs tunisiens.
Pour le bureau de l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires
Habib Mellakh
26/02 à 14h15:
LES PAGES FACEBOOK DES ASSOCIATIONS TUNISIENNES DIFFUSANT LA PETITION SONT BLOQUEES
Merci de diffuser et de signer cette pétition qui a recueilli près de 500 signatures en quelques heures depuis son lancement: c'est une bonne nouvelle pour la sécurité de Raja Benslama mais c'est loin d'être suffisant. N'hésitez pas à saisir vos propres réseaux et à faire tourner et signer cette pétition.
Pétition en défense de Raja Benslama
Pour la défense des libertés en Tunisie
Les signataires de la présente pétition dénoncent les poursuites pour délit d’opinion, engagées par le pouvoir islamiste en Tunisie contre Raja Benslama, psychanalyste et professeur à l’université de Tunis. Ils s’indignent qu’un mandat d’amener ait été lancé contre elle, le 21 février 2013, pour avoir critiqué un dirigeant du parti Ennahda à l’Assemblée constituante. Ils découvrent avec stupéfaction que le Ministre de la justice a autorisé ces poursuites sur la base d’une loi abrogée, après la révolution. Ils constatent que les agressions et les persécutions contre les intellectuels (artistes, journalistes, universitaires, humoristes, etc.) s’amplifient de jours en jours. Le doyen de la Faculté des lettres de La Manouba est trainé devant les tribunaux, depuis plus d’un an, sous des prétextes fallacieux. Devant ces graves atteintes aux droits et aux libertés, ils exigent des autorités tunisiennes l’abandon de toutes les poursuites. Ils demandent aux dirigeants des États européens d’adopter une position ferme face au parti Ennahda et à son supposé « islamisme modéré ».
signer la pétition: ici