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Billet de blog 23 oct. 2021

REGARD DU PETIT HOMME DU PEUPLE

Comprendre l'austérité qui nous attend. Les difficultés économiques auxquelles nous devrions probablement nous préparer, d'une activité économique en berne, incluant en même temps le dérèglement du climat mais aussi difficultés financières compte tenu de l'inflation

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  • Comprendre l'austérité qui nous attend. Les difficultés économiques auxquelles nous devrions probablement nous préparer,  d'une activité économique en berne, incluant en même temps le dérèglement du climat, mais aussi difficultés financières compte tenu de l'inflation, de la hausse des prix à la consommation particulièrement ceux de l'énergie entrainant inéluctablement la baisse du pouvoir d'achat, les perfusions du gouvernement français pour exemple, à l'instar du chèque énergie et/ou de l'indemnité-inflation limitent à peine les dommages collatéraux des ménages, qui par définition, attitude que l'on pourrait qualifier immédiatement de populiste. Mais dirons nous, vaut mieux cela que rien, n'est-ce pas?

À ceci s'ajoute l'éventualité d'une augmentation des salaires qui finalement demeure en stagnation soumise elle-même à une rude modération salariale dont la productivité bien sûr force la raison, tout cela faisant face à une crise sanitaire qui se perpétue provoquant en même temps un manque de confiance des marchés financiers à la reprise durable. Cette analyse primaire qui rend indubitablement dubitatif et incrédule le plus fervent des citoyens et des concitoyens, au point de générer le scepticisme vis-à-vis des pouvoirs publics et de se poser ultimo la question du complotisme, du conspirationnisme. N'y a-t-il pas là un désir délibéré des politiques, des gouvernements, des gouvernants, des dirigeants des multinationales qui eux-mêmes sont subordonnés au pouvoir hégémonique des GAFAM, ceux-ci qui économiquement détiennent et dominent à l'heure actuelle la planète, de laisser pourrir une situation, dans l'espoir de basculer vers un Nouveau Monde et de ce nouvel ordre mondial une nouvelle société, une nouvelle économie et écologie à travers de nouvelles énergies dites de transition écologique compte tenu il est vrai, du changement climatique que nous ne pouvons ignorer.

Transition qui elle-même, en effet est porteuse d'espoir pour l'humanité, la nécessité de passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables est justifiée et impérative. Nous ne pouvons à cette heure nous payer le luxe de nous constituer climatosceptique en raison de l'urgence perceptible. Ce dont la majorité des terriens comprend très bien aujourd'hui, les enjeux pour le bien des humains et de notre mère Nature, quoique parallèlement les énergies renouvelables elles-mêmes entrainent aussi à la dégradation de la terre puisqu'il faut extraire du sol les différents métaux pour la conception des divers appareils liés à ce sujet, mais nous pourrons dans un premier temps nous consoler de la diminution de carbone dans l'atmosphère et du risque d'accident de centrales nucléaires qui étaleraient leur radioactivité sur des siècles. Et ensuite, à la prochaine étape,  mettre sur pied des solutions alternatives à ces forages de ressource minière qui sans nul doute détériorent l'environnement.

Nous sommes tous naturellement responsable de notre planète, toutefois ce sont les gouvernements qui sont coupables de la dégradation de la nature. Ils doivent donc maintenant payer pour remédier à cette situation, sans contrainte financière pour le peuple. Force d'ailleurs est de constater, que les pays qui  sont les plus ou très pollueurs, dont la Chine, le Brésil, l'Inde, la Russie, l'Australie, l'Arabie saoudite, producteurs et exportateurs  d'énergie fossile, ont du mal à coopérer avec l'écologie, donnant la primauté à l'économie, le bizness et pour certain faire vivre leur système oligarchique au détriment du climat dont les États-Unis eux-mêmes ne sont pas en reste. Ces nations ainsi citées ont le pouvoir de faire respirer la terre si elles y mettent de la bonne volonté dans le temps court qui leur est accordé, pour interagir du phénomène climatique qui menace sérieusement la planète et par déduction l'humanité. Économie sans climat, est de non-sens, mais si nous nous occupons du changement climatique nous pourrons alors remodeler l'économie.

Cependant, dans ce pandémonium , cet imbroglio écologie, économie, où sont donc les repères pour le commun des mortels? Que seuls les dirigeants au sommet des nations, de leurs acolytes et de leurs épigones comprennent du haut de leurs accords à travers les groupes de pression, les lobbys, kermesse réservée à un groupe d'initié, une élite, le sérail snobant le peuple, est-ce vraiment démocratique?

Basculement qui s'opère non de manière  progressive et en douceur, mais de manière violente et brutale,  exposant inévitablement la population mondiale, qui dans ces circonstances douloureuses cause la débâcle des plus fragiles, des plus faibles à des évènements dont ils ne sont point les auteurs, les fautifs, mais qui malheureusement deviennent bel et bien, la grande victime expiatoire en sacrifice sur l'autel des puissants du globe. Dès lors, qui accuser, qui croire? Car, chacun dira: ce n'est pas de ma faute, je n'y peux rien, c'est celle de la crise. Alors, vers qui se tourner lorsque les responsables internationaux deviennent eux-mêmes irresponsables. Les États-Unis d'Amérique ont une tête à qui parler en cas de crise, bon gré mal gré, contrairement à l'Union européenne qui ne sait toujours pas à quel saint se vouer quand la bise fut venue, puisque pas de leadership, aucune tête dirigeante à qui demander des comptes par le peuple sauf si évidemment, nous nous référons en demi-teinte au moteur franco-allemand. Les nations de l'Union semblent profiter d'un système dont bien entendu elles ne sont ni responsables ni coupables de rien en cas d'échec, puisqu'il suffira de faire appel à la planche à billets de la BCE Banque centrale européenne pour rétablir la situation à coup d'injection de milliards d'euros dont le peuple lui-même remboursera demain et dans les années à venir à la dure réalité de la sueur de son front.

Somme toute, l'évidence de cette situation conduit de facto à réfléchir sur la crise d'un système mondial, d'une doctrine, d'une idéologie à bout de souffle, ceux des mécanismes du capitalisme, du néolibéralisme, rétrospectivement en regard du passé des années précédentes certes, révélant certainement de son efficacité en bon gestionnaire de récession lors des différentes crises de la fin du vingtième siècle faisant principalement référence aux chocs pétroliers de 1973 et 1979.

En outre de notre grande nostalgie, nous ne pouvons oublier que si les Trente Glorieuses ont eu  une forte croissance, cela est dû au fait que cette période a tiré sa source d'une politique des théories keynésiennes. Ceci étant dit, ce libéralisme dont nous pourrions devenir légitimement les laudateurs fait manifestement de nous aujourd'hui les contempteurs, car il signifie aussi la globalisation des violences sans frontières, des crises écologiques, des paniques boursières.  C'est donc aussi là, l'occasion de s'interroger encore bien davantage sur les directions à suivre et les voies de délestage à engager en perspective du présent avenir 2022, pour tenir compte en l'occurrence  des élections présidentielles françaises. Voire de même, bien plus loin, bien plus tard se projeter pour les années futures et les prochaines décennies, afin que nous n'ayons plus à dépenser nos énergies à des sorties de crise  perpétuelles, mais plutôt à élaborer des dispositifs fiables et pérennes pour  éviter cette prosternation à des crises systémiques. Si le marché a sa loi et sa vertu, le politique, lui a l'esprit des lois afin de mettre en oeuvre des politiques publiques correctrices pas seulement en aval mais aussi en amont de tout effondrement économique. C'est au politique de garantir dans la complexité du libre-échange un levier qui permet de réguler les dérives et de se prémunir de tout crash. Indiscutablement, le politique ne peut être un spectateur contemplatif du marché, mais un acteur bienveillant. Nous devons continuellement faire accroitre le rôle du marché sans prédominance sur le rôle du responsable politique qui doit rendre des comptes à travers ce compromis, tel un pacte Marché-Politique dont ce dernier doit être suprême contrairement à certains organismes comme le FMI qui efface le politique au profit du marché. Ainsi, si le peuple ne peut demander des comptes au  libre-échange du marché, il le pourra donc  au politique  qui l'emporte tangiblement sur celui-ci.

Il en va de la responsabilité des consciences des politiques et de ceux qui gouvernent à travers les historiens et les économistes qui de leurs travaux en découlent des résultats réduisant substantiellement les accidents conjoncturels. Probablement il devra se lever de nouveau Kondratieff et des Keynes aiguisés du vingt-et-unième siècle oeuvrant sur l'instabilité ainsi que les inégalités du capitalisme et de leur verve, livrant leur théorie face à ceux qui détiennent le pouvoir économique, afin qu'entre autres d'incliner leurs ardeurs vers une politique sociale pour la cause du bien commun, quand il est dit dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 aout 1789 de l'article premier: Les hommes naissent et demeurent libre et égaux en droit les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Ce dont nous pourrons et devrons offrir à coup sûr aux générations nouvelles, sachant adéquatement qu'à cette heure, le choix ne s'impose plus  ......Qu'en sera-t-il ?

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