Convergence... oui mais vers ou?

C’est en tant qu’habitant de ma commune, de mon pays et de ma planète que j'écris ici, c’est aussi en tant que militant pour un meilleur monde. Les combats sont multiples, Je n'ai pas réponse à tout mais pourtant Nous les avons ces réponses!

Ces dernières semaines, j'ai eu l'occasion de rencontrer de nombreuses personnes d'ici et d'ailleurs, on a parlé du monde que l'on subit celui dans lequel on est né, dans lequel on à grandi et qui n'est pas le notre, on a imaginé d'autres mondes dans lequel il nous plairait de vivre, des mondes nouveaux idéalisés collectivement, du prêt à construire ensemble.
Ensemble, ce mot est fondateur, c'est celui qui ressort partout des nuits debout.
Ensemble avec nos idées, avec nos projets et surtout nos différences.
Nous sommes, Nous voulons, Nous construisons.

C'est cette unité du Nous qui fait force, c'est la première chose à préserver car si Nous le perdons Tu sera seul, toi aussi, moi aussi, tout seul face à Eux. Eux qui ruinent notre planète et nos existences, pas par envie mais par individualiste au nom de TINA There Is Not Alternative, l'argument de la dame de fer pour justifier l'austérité outre manche. Outre Rhin c’est la culpabilisation du chômeur qui est prôné par Peter Hartz et ses lois homonymes qui on déréglementé le marché du travail ... en France on a Denis Kesller qui en 2007, sous mandat du CNPF (ancêtre du MEDEF) dévoilait le plan, je cite « défaire méthodiquement le programme du CNR », qu’est ce que ça veux dire ? très simple, vous prenez tout ce qui a été fait entre 1946 et 1954 et vous faites table rase.
La cible est donc la sécurité sociale, les caisses de retraites et l’assurance chômage, toute cette protection sociale mutualiste, pilliers de la lutte contre l’exclusion et les inégalités dan notre société. Si la destruction du programme des jours heureux ne suffit pas, je vous invite à découvrir la merveilleuse histoire de Denis Gautier Sauvagnac condamné en appel en 2015 pour abus de confiance, il à en effet retiré au moins 17millions d’euros des caisses de l’UIMM (plus grosse influence interne du MEDEF) pour je cite « fluidifier le dialogue social »…. Je vous laisse traduire.

Venons en au dialogue social et arrêtons les attaques d’individus, Ce dialogue social est mis en avant pour dire que Nous ne sommes pas capable de parler de nos conditions de travail et de nos conditions de vie.
Comme si le fait d’être et d’y vivre ne suffisait pas a nous rendre légitime pour parler de Nous.
Comme si Eux avaient une meilleure vision du haut de leur tour d’ivoire.

Attention, ne vous y méprenez pas, je ne fais pas le procès du syndicalisme, je pointe juste une défaillance majeure, celle du paritarisme qui aujourd’hui est présenté comme l’outil parfait du dialogue social, un collège d’organisation patronales, face à un collège d’organisation salariale autour d’une même table pour négocier nos avenirs et nos conditions de vies. Sans m’étendre sur la notion de représentativité qui serait un débat fort intéressant, je tiens juste à cibler la défaillance de ce mécanisme.
Les règles de représentativité accordent au MEDEF seul, un pouvoir de veto sur l’ensemble des décisions paritaires. Leurs objectifs et méthodes sont celles de Kessler et Sauvagnac. Ils ne décident pas seuls mais sans eux rien ne se fait. Même ne cas d’accord de tous les autres négociateurs.
Ce système est pourri, de l’arène du paritarisme ne peuvent ressortir que des régressions.
Le MEDEF s’opposant fermement à l’idée de partage et de redistribution de leur gain issus de Notre travail.
Un capitalisme tout puissant à qui la loi à permis de prendre le pouvoir.

Deuxième méprise, je ne fais pas le procès du capitalisme, je ne suis ni procapitaliste, ni anticapitaliste, comme je vous l’ai dis en introduction je n’ai pas réponse à tout. Je n’ai sans doute pas assez travaillé le sujet mais j’ai tout de même un avis.
Je reprends juste la proposition d’une ordure politique contemporaine de, je cite : « moraliser le capitalisme » . considérant cette chimère comme une bête sauvage à l’agonie il serait plus sage de commencer par le museler, l’empêcher de parler en attendant qu’il crève si nous ne pouvons pas le soigner.
Et s’il parle aujourd’hui, c’est à travers nos média mainstream qu’il à acheté, force du capital. Il est aussi la voix les lobbie patronaux assailli (selon eux) par le cout du travail (entendez nos salaires et toute autres sources de revenu).

Troisième et dernière méprise, je ne fait pas le procès du patronat, je fais celui de ce patronat du marché. A dissocier de nos artisans et des entreprises dont le MEDEF se réclame porte parole en méprisant les voix d’une CGPME (TPE/PME) et d’une UPA(artisans) pourtant présents tous les deux dans le modèle paritaire.
Pourquoi les écouteraient t ils vu qu’ils n’ont pas besoin d’eux pour signer.
Ce système-dette et cette toute puissance du capital fait de ces employeurs des victimes, au même titre que les salariés et que les exclus (volontaires ou non) de l’emploi. Personnifié en un Pierre Gattaz suffisant qui se permet de menacer le législateur, en imposant ses loi à notre république, République dont nous nous sentons dépossédés et c’est ce qui nous réunis ici et là les nuit… debout!

Bref, tout ça pour quoi, pourquoi sommes nous là ensemble ?
Pour idéaliser le monde et tous se mettre d’accord ? C’est impossible nous sommes différents, et c’est bien cela notre force!
Et c’est cette diversité d’opinions et d’envies qui doit nous forcer à nous accepter à nous tolérer, pour construire un objectif commun, tendant à l’universel, construit par Nous, pour Nous contre Eux.
Nous ne serons jamais d’accord sur tout, et ce ne doit pas être l’objectif premier, sinon nous resterons un simple kyste, un machin gênant mais plutôt bénin. Soyons contagieux pour devenir dangereux face a ce pouvoir qui nous violente, élargissons cette définition du Nous pour ne pas devenir ce que Nous critiquons.
Entre Nous, soyons tolérant, soyons indulgents, soyons bienveillant.
Ensemble contre nos oppresseurs, et par tous les moyens possibles.

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