LA VIEILLE DAME QUI S'EVEILLE

Je n'étais qu'une paisible retraitée, simplement soucieuse de la vie du monde, ainsi que de celle de mon pays. Je cherchais la vérité. J'ai trouvé Médiapart. J'ai vite compris que s'il était un lieu dans le dédale des informations diverses et variées, plus ou moins partisanes, plaidant chacune pour sa paroisse, le site de Mediapart allait m'offrir un espace de liberté, sans langue de bois.
J'ai passé l'âge des indignations, du moins le croyé-je. Nenni, ce matin en voyant le site libre censuré de belle manière, comme s'il s'était approché de trop près du feu des affaires louches et protégées par le pouvoir, ou des lobbies, ou les deux, je me suis indignée.
Je sais que je ne pourrai rien faire d'autre que DIRE cette indignation, que je ne détiens d'autre pouvoir que celui du citoyen ordinaire, qui s'exprime seulement dans les urnes, trop peu souvent. Je ne crois guère aux pétitions, manifestations et autres revendications qui ont la facheuse tendance à être attirées par l'eau sombre de l'oubli où elles ont vite fait de disparaître.

Mais tout de même, même si cela ne sert de rien, je veux dire ici que je suis de tout coeur avec Mediapart, que je soutiendrai, comme je soutiendrai les organes de presse qui se sont ce matin précipité à son chevet.

POUR QUE NOUS VIVIONS EN DEMOCRATIE, POUR QUE LA LIBERTE DE PRESSE, DE CONSCIENCE, ET D'EXPRESSION, LA LIBERTE DE PENSER TOUT SIMPLEMENT PERDURE DANS CE PAYS, DANS CE QU'IL EN RESTE DE CONSCIENCE CITOYENNE ET LIBRE, JE M'INDIGNE ET PARTICIPE MODESTEMENT A L'INDIGNATION GENERALE DE TOUS LES  PENSEURS LIBRES AU SENS A LA FOIS SIMPLE ET NOBLE DU TERME.

 

 

 

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