Quand le dénigrement fait place à l’acharnement

 

Il est certes plus facile pour l’UMP de s’indigner de la condamnation de Ségolène Royal pour «licenciement abusif», que de s’indigner lorsque que Jean-Louis BORLOO : ancien ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, donnait son aval pour licencier le secrétaire du comité d’entreprise de CEDEC Lutetia à Maizieres les Metz pour raison économique ; j’ai moi-même plaidé la cause du secrétaire du CE à la direction régional du Travail de Nancy, ou j’établissais clairement que le PDG de CEDEC Lutetia avait tout mis en œuvre pour évincer le secrétaire du CE, mais en vain le secrétaire du CE a été licencié.

Alors quand Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, se fait un malin plaisir de «donner un carton rouge» à Ségolène Royal, il ferait mieux de tourner sept fois la langue dans sa bouche, et se rappeler des propos qu’il à tenu il y a quelques temps envers Anne-Marie Comparini

Basse politique les mots sont faibles, La maison UMP est en pleine décrépitude et nul ne s’attache à la pierre qui vous mènera au fond de la rivière.

 

Le billet d'Aurélie Filippetti

 

L'UMP ne sait plus quoi utiliser pour essayer de détourner l'attention de l'opinion publique de sa politique hasardeuse et calamiteuse.
Personne ne sera dupe : c'est pour faire oublier les multiples désaccords et incohérences au sein de la majorité et son incapacité à faire avancer le pays qu'a été aujourd'hui organisée cette pitoyable mise en scène, orchestrée par les tontons flingueurs de l'UMP autour du jugement de la Cour d'Appel de Rennes concernant deux anciennes salariées de Ségolène Royal.
A défaut de respect des engagements sur le Grenelle, la politique industrielle ou les droits de l'homme, l'UMP revient à la seule chose qu'elle sache faire : la basse politique.

 

source

 

Slaite

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.