Pour les migrants, contre les murs

Samedi 30 mars, de 10h à 18h, une journée de réflexions et de débats intitulée «Pour les migrants, contre les murs» est organisée par le Musée national de l'histoire de l'immigration, la Société Daniel Bensaïd et la section EHESS de la Ligue des droits de l'homme. Elle s'inscrit dans le sillage du Manifeste pour l'accueil des migrants lancé par Mediapart, Politis et Regards.

La Société Daniel Bensaïd (SDB) organise, en partenariat avec le Musée national de l’histoire de l’immigration et la Ligue des droits de l'homme, le samedi 30 mars, une journée de réflexions et de débats intitulée « Pour les migrants, contre les murs » (de 10h à 18h, 293 avenue Daumesnil 75012 Paris, s'inscrire en envoyant un mail avec vos noms et prénoms à societedanielbensaid@gmail.com, télécharger ici Le programme de la journée "Pour les migrants, contre les murs" (pdf, 113.3 kB)). Cette initiative s'inscrit dans le sillage du Manifeste pour l'accueil des migrants et du Serment du CentQuatre lancés par Mediapart, Politis et Regards qui, avec la revue Contretemps, s'y associent naturellement.

Autour des enjeux politiques de l’hospitalité et de la fraternité, ces échanges s’inscrivent en filiation avec l’œuvre intellectuelle et militante de Daniel Bensaïd (1946-2010) qui n’a cessé de lier questions sociales et solidarités internationales, pour une citoyenneté nouvelle face aux replis nationalistes. Politiser la question des migrations, des réfugiés et des exilés, c’est chercher une réponse à la hauteur du défi lancé à l’humanité par le retour en force des tenants de l’inégalité naturelle, terreau des idéologies fascistes.

Face à des régimes autoritaires qui brandissent l’arme identitaire pour étouffer exigences démocratiques et revendications sociales, ouvrant grand la voie à la xénophobie, au racisme, à toutes les discriminations et exclusions, nous entendons défendre, en illustrant concrètement sa pertinence, une politique de l’égalité des droits, sans distinction d’origine, de condition, de culture, de croyance, d’apparence, de sexe et de genre. Une politique d’émancipation, et non pas de résignation ou de compromis.

Cette journée comportera deux principaux moments : « Ouvrir les frontières », le matin, ou pourquoi cette ouverture serait une politique réaliste et efficace ; « La jeunesse du monde », l’après-midi, ou pourquoi ce n’est pas la misère du monde qui vient vers nous. Ces tables-rondes associeront des chercheurs et des universitaires avec des intervenants de terrain et des paroles de migrants. D’autres interventions, témoignages vécus et créations artistiques, sont prévues, avec notamment un retour sur les questions de citoyenneté, de cosmopolitisme et d’internationalisme dans l’œuvre de Daniel Bensaïd.

Lieu de réflexion et de rencontre entre celles et ceux qui ne se résignent pas à l’air du temps, réunis dans leur diversité autour d’une même exigence radicalement démocratique et sociale, la Société Daniel Bensaïd invite tous les acteurs et partenaires des mobilisations pour l’accueil des migrants à s’associer à cette journée, dans l’esprit du Manifeste récemment initié par plusieurs médias et du « Serment du Centquatre » qui en est issu.

Programme de la journée

1. Introduction (10h-10h30)

Accueil par Benjamin Stora, président du Musée de l’immigration, Claude Calame, pour la Section EHESS de
la LDH, et la Société Daniel Bensaïd.

2. Ouvrir les frontières (10h30-12h15)

Table-ronde avec : Stefan Le Courant, ANR Babels/Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS); Claire Rodier, juriste, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), co-fondatrice de Migreurop; Benjamin Stora, historien, président du Conseil d’orientation du Musée de l’histoire de l’immigration; Catherine Wihtol de Wenden, politologue, directrice de recherche émérite (CNRS).

3. Dans l’œuvre de Daniel Bensaïd (12h15-13h)

Conférence de Sylvain Pattieu, maître de conférence à Paris Saint-Denis : Citoyenneté, cosmopolitisme et internationalisme dans l’œuvre de Daniel Bensaïd

4. Intervention artistique (13h-14h)

Pour rappel, cette chute de l’autobiographie de Daniel Bensaïd, Une lente impatience  : « L’œil de la poésie voit parfois beaucoup plus loin que celui de la politique ». Projection du film de Manthia Diawara, An opera of the world (2017), en présence du réalisateur.

5. La jeunesse du monde (14h-15h45)

Table-ronde avec : Manthia Diawara, historien de l’art et du cinéma, professeur à New York University;  Camille Gendrot, représentante
de l’Anafe (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers); Nicole Lapierre, socio-anthropologue, directrice de recherche émérite (CNRS); Mathilde Larrère, historienne, maître de conférence à Paris-Est Marne-la-Vallée; Camille Schmoll, géographe et sociologue, maître de conférences à Paris Diderot.

6. Le délit de solidarité (15h45-16h)

Les « 3 + 4 » de Briançon – témoignage par Théo Buckmaster et Bastien Stauffer.

7. Les réponses des gauches (16h-17h45)

Ont dores et déjà accepté de participer et réagir aux questions posées : Clémentine Autain, Esther Benbassa, Olivier Besancenot, Pascal Cherki, Eric Coquerel, Marie-Pierre Vieu…

8. Conclusion (17h45-18h)

Par la Société Daniel Bensaïd

> L’inscription est obligatoire : envoyer un mail avec vos noms et prénoms à societedanielbensaid@gmail.com

> Le site Daniel Bensaïd est ici.

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