On achève bien nos adolescents

Dans le Val de Marne, un adolescent de onze ans se jette du 4eme étage, avant de laisser une lettre derrière lui

Dans le sillage du meurtre d'Alischa , c'est au tour cette fois d,'apres les premiers éléments de l'enquête d'un élève qui s'en serait pris a un camarade si on en croit la lettre qu'il a laissé : une lettre d'excuse demandant pardon a une victime de ses agissements. 

Les faits se seraient produit après un recadrage de sa mère ,quand cette dernière était dans sa douche.

L'affaire ne semble pas trop émouvoir mais agit comme un révélateur : révélateur que d'être parent aujourd'hui necessite plus que des phrases, de la bienveillance. Bienveillance qui a longtemps été identifié en opposition à cette verticalité excessive ou l'enfant n'avait vraiment son mot à dire. 

L'accouchement des idéaux de mai 1968 s'est accompagnée dans le même temps d'une delegitimation progressive de l'intervention éducative,on se souvient de Françoise Dolto et du fameux " les enfants n'ont que des droits"

Si cela était positif en 1970, cela fut malheureusement deseltere pour les générations suivantes.

Si deseltere que les nombreux appels notamment du psychologue Didier pieux de renouer avec le bon sens éducatif sans revenir à l'autoritarisme ancestral n'ont trouve que peu d'écho auprès de parents qui ont renoncé pour bien des raisons a cette médiation nécessaire.

J'ai relayé l'histoire auprès de personnes qui ont des enfants en bas âge et aussi des adolescents : beaucoup m'ont témoigné leur effroi.

Leur effroi face à une jeunesse a qui on a jamais appris la prise de distance par rapport à ses actes et qu'ils peuvent avoir des conséquences dramatiques pour soi-même et les autres, leur effroi devant les dérives du laisser aller et surtout du mortifère impératif qu'on ne peux lutter contre les méfaits des technologies modernes.

Mais encore?

Que la sainte société de consommation n'est pas l'alpha et l'oméga et que oui se donner si jeune la mort alors qu'on affronte brutalement le poids de ses actes sans médiation ,c'est pour moi dramatique.

Parents, reprenez votre place entière, avant qu'ils ne soit trop tard.

 

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