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Billet de blog 18 nov. 2021

Pourquoi je suis une des signataires de la tribune #MeTooPolitique ?

Réjouissons-nous, nous, les femmes, car aujourd’hui en 2021, nous récoltons le fruit du sacrifice de nos aïeules. Et ce travail a largement contribué à faire bouger les mentalités. Mais voilà, La France, régime démocratique, ne fonctionne que grâce aux institutions. Et là, ceux que l’on nomme nos dirigeants, ne laisseraient en aucun cas leur place à une femme. Sérieux. Faut pas déconner !

Solene Le monnier
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Nous sommes en 2021.

Aujourd’hui, nous femmes, françaises, avons le choix d’être libre, seules, mariées, divorcées, mères. Aujourd’hui, nous femmes françaises, avons le droit de travailler, d’être notre propre patron, d’être femme au foyer. Aujourd’hui, nous femmes, françaises, avons le droit d’étudier, d’être diplômées, dans tous les domaines. Aujourd’hui, nous femmes, françaises, avons le droit de vote et le droit de voter en notre âme et conscience, sans forcément suivre les ordres de nos pères, de nos maris. Aujourd’hui, nous femmes, françaises, avons le droit de nous présenter et d’être élue.

Ce sont bien des droits, acquis durement par nos ancêtres, qui sont allés jusqu’à donner leur vie pour que l’on puisse aujourd’hui vivre la nôtre en toutes libertés. Des droits régis par des textes de lois.

Haut les cœurs !

Réjouissons-nous, nous, les femmes, car aujourd’hui en 2021, nous récoltons le fruit du sacrifice de nos aïeules. Et ce travail rondement mené a largement contribué à faire bouger les mentalités. Aujourd’hui, il y a une majorité d’hommes qui accepte de s’occuper des enfants, de changer une couche, de passer le balai, de prendre le bus conduit par une femme pour aller travailler, travail supervisé par une femme, ou encore de regarder un match de foot féminin(!), de boire une bière en notre compagnie, qui tolère nos pets. Oui, femmes, aujourd’hui, nous sommes libres.

N’est-ce pas ?

Mais voilà. La France, régime démocratique, ne fonctionne que grâce aux institutions. Et là, ceux que l’on nomme nos dirigeants, ne laisseraient en aucun cas leur place à une femme.

Sérieux. Faut pas déconner !

À l’ère des réseaux sociaux, il est facile aujourd’hui de prendre la « température » des pensées majoritaires. Vous, Messieurs, qui sans retenue, exprimez vos idées et nous faîtes connaître votre opinion à la moindre occasion.

J’ai adoré lire les commentaires sur les réseaux, à la suite de la sortie du #MeTooPolitique, dont je suis une des signataires. Un florilège de réactions, nationales, toutes générations confondues, qui nous montre une fois de plus que la France n’est qu’un pays de pseudo-libertés pour les femmes.

Parce qu’une femme qui dénonce, parce qu’une femme qui s’exprime, est tout de suite cataloguée.

Insulte devenue virale : Féministe !

Honte à nous !

Nous osons réclamer que notre pays soit dirigé par des hommes intègres, respectueux des lois et, surtout, respectueux des femmes.

Cela mérite bien une lapidation sur la place publique.

Nous avons souhaité la parité, nous l’avons obtenue.

Mais non, mesdames, il nous en faut toujours plus. On nous donne la main, on réclame le bras. Éternelles insatisfaites ?

Non. Et, en fait, oui, parce que voilà, maintenant, nous demandons des lois supplémentaires, contraignantes, vous obligeant, vous les hommes irrespectueux, à ne plus assouvir vos besoins primaires de primates décérébrés, et que vous soyez écartés du pouvoir lorsque vous n’avez pas pu vous en empêcher. Que, lorsque vous accordez plus de respect à la merde de votre chien qu’à la femme qui refuse de se soumettre à votre suprématie, vous n’atteignez pas les postes de décideurs. Parce qu’on estime que vous n’avez, vous homme de peu de morale, aucune légitimité à siéger au sein des institutions où la loi vous oblige à l’exemplarité.

Eh oui. C’est ce qu’on veut. Exigeantes ? Peut-être. Utopistes ? Sûrement.

Mais après tout, qui ne tente rien n’a rien.

Pourquoi des lois, encore ?

Parce que sans lois, sans textes écrits, sans menaces de sanctions, vous, hommes de pouvoir à l’esprit étriqué, vous êtes trop con pour accepter qu’une femme ne soit pas un objet en libre-service. Parce que vous êtes trop stupide pour accepter qu’une femme pense, réfléchisse, parle, soit compétente. Parce que sans une loi, vous continuez, encore aujourd’hui, au 21e siècle, en 2021, à vous croire tout puissant et libre d’insulter, diffamer, piétiner, humilier, harceler, tripoter, violer. Et pourquoi ? Mais, parce que vous êtes au pouvoir.

Et, en même temps, les lois… encore faut-il les appliquer. Mais le sujet, aussi intéressant soit-il, ne mérite pas que l’on s’y attarde. Autant pisser dans un violon. Passons. Avec un peu de chance, s'il y a une loi, quelques-uns la respecteront.

Les médias ont communiqué sur différentes affaires, visant différents haut-placés. Des affaires avec du SEX, sinon, pas d’audience.

Mais jamais, jamais, vous ne verrez dans les médias nationaux, des sujets abordant la condition d’élues communales. Le harcèlement d’une élue par un élu ? Hahaha. On s’en foufoune !

Élues municipales, communales et rurales : les laisser pour compte.

Parce qu’on n’est personne. Nous n’existons pas. Et très rapidement, une fois élue, nous n’existons plus. Cette petite femme de rien, noyée au milieu de 67 millions de français, n’intéressera personne. Au pire, elle quitte le conseil, on trouvera bien quelqu’un pour la remplacer.

Cette loi de la parité, longuement débattue, passée en force, pour satisfaire ces femmes qui rêvent d’égalité, n’est pas aboutie. Peut-être commence-t-elle à faire effet dans les hautes sphères. Mais au niveau communal, la réalité de terrain, celle dont tout le monde se fout royalement, est toute autre.

Les victimes ont toutes le même profil : jeune, suffisamment attirante pour ériger des phallus, novice, populaire de part leur implication dans les communes au niveau associatif, motivée, compétente mais surtout naïve. Parce qu’elles ont toutes cru, j’en fait partie, que si d’autres avant elles, ont pu y arriver, pourquoi pas nous ?

Alors, quand contraint par le texte de loi, ces hommes visant le pouvoir communal, sont venus nous chercher afin de satisfaire aux obligations légales de quota paritaire, nous avons dit oui.

Et nous avons rêvé pouvoir, à notre petit niveau de petite élue, contribué au bien vivre des habitants, des projets plein la tête. Souvent, notre ambition s’arrête là. Une aire de jeux, une cour d’école plus verte, des voies douces, la sécurisation des accès aux commerces, l’entretien de voiries, la création d’un site internet pour la mairie, mener le combat pour le maintien de la poste, l’ouverture d’une épicerie, la rénovation de vestiaires, la mise en place d’une boîte à livres… Bref, des petits projets, pour des petites communes mais qui contribuent à faire que les habitants apprécient de vivre là où ils vivent.

Seulement voilà. C’est sans compter sur l’égo démesuré des hommes qui rêvent de prestige, s’ennuyant dans leur petite vie rurale. Parce que rêver de grandeur, à la campagne, limite les possibilités. Et pour eux, le plus grand prestige, est d’accéder à la mairie. Et si en plus, ils sont maires ou adjoints, avec des pouvoirs de signatures, des pouvoirs de police, alors là… Toute puissance !!!

N’oublions pas que dans nos petites communes, tout le monde se connaît. Et souvent, ces communes, certains les habitent de génération en génération. Et nombre d’élus n’ont quitté leur commune que pour les vacances, leur vie se limitant à un rayon de 30 km, et ce, depuis leur enfance.

Alors, ces communes leur appartient. Et, ils sont tous potes de buvette.

Il est donc, dans leur logique, possible, normal, une fois en poste d’imposer leur dictature. Puis, comme personne ne contrôle, ils sont libres. Pire sont ceux qui chez eux, ne portent pas la culotte. Ils peuvent enfin assouvir leur fantasme de domination.

C’est eux qui nous ont recrutés, c’est grâce à eux que nous sommes élues. Alors, nous leur sommes redevables. Et, nous leur appartenons. Ils estiment avoir le droit de vie ou de mort sur nous. Parce que pour eux, sans eux, nous ne sommes rien. C’est une évidence. Enfin, c’est la leur.

Parfois, ils vont jusqu’à se « servir ». Ils ont acheté à coup de pouvoir leur jolie « salope », elle est à eux ! Choquant ? Non, banal. Réel.

Mais, les violences que nous rencontrons ne sont pas que physiques.

N’allons pas généraliser un mal dont souffrent quelques mâles. Heureusement, tous ne sont pas incapables de maîtriser leur excroissance génitale.

La majorité des femmes élues n’ont pas subi ce genre de violences. Je n’ai jamais subi ce genre de violence physique. Cela ne me rend pas illégitime dans ce combat.

Il est temps que vous preniez conscience que la violence se manifeste de mille façons différentes. Ne minimisons pas, sous prétexte que ce n’est pas un viol, au sens de la loi. Il s’agit bien de violence. Ce mot n’est pas anodin, il est fort, puissant et dévastateur.

Non, nous ne crions pas toutes au viol. Mais, oui, nous sommes nombreuses à crier à la violence.

Et quand, nous élues, osons agir, faire, mener des projets, qui sont abordés dans la presse, juste une ligne, où notre nom est cité, pas le leur, alors le seul moyen dont ces petites gens usent est toujours le même. Ils écrasent le cancrelat. Nous. Élues.

Brebis galeuses d’un troupeau de moutons serviles, dont le berger, en bon dictateur, maîtrise jusqu’à leurs pensées, leurs enlevant toute logique et leurs imposant sa lecture des lois, immorale.

Les témoignages, plus ahurissants les uns que les autres, font froid dans le dos.

Ce qui choque en entreprise, amplifier par une impunité électorale, devient banal en conseil municipal.

Toujours ces potes de buvettes, avec leurs blagues de gros lourdauds, qui ne font rire que les hommes, et font rire certaines femmes qui n’osent pas exprimer tout haut ce qui les choque au plus profond d’elles-mêmes.

Personne ne s’insurge d’entendre ces hommes dénigrer ces femmes, leurs couper la parole, les mettre sur la touche, discréditer leur compétence, évincer leur travail, reprendre à leur compte les réussites, pointer du doigt leurs erreurs.

La dérive entraine la dérive. Et très vite, une main s’égare, un mot s’échappe, un regard nous salit.

Alors, il devient logique, lorsqu’une femme est humiliée publiquement par un homme qui prend son pied à la salir, qu’il ne sait plus comment se positionner sur son siège, tellement son érection devient douloureuse, que les hommes se gaussent et les femmes se taisent. Et, il est aussi logique que personne n’intervienne quand cet homme, afin de te réduire à la seule chose que tu mérites d’être à ses yeux, une chienne, simule une masturbation, en public, en conseil municipal. Parce qu’après tout, si tu fais de l’ombre à l’un, tu fais de l’ombre à l’autre. Alors tu n’as que ce que tu mérites.

Répréhensible ? Non. Une blagounette de comptoir rien de plus. Eh oui, un homme qui prend son pied, publiquement, sans le consentement de la femme qu’il est en train d’humilier, mais qui ne la touche pas, ce n’est pas grave. Que la victime de cet acte dégradant se sente salie, n’a aucune importance. Qu’elle y repense constamment, au point de ne plus supporter la présence de cet être immonde, n’intéresse personne. Les autres ont déjà oublié.

Combien d’élus, homme, ont assisté à la masturbation et la jouissance publique d’une élue ? Je n’ai jamais eu écho d’une femme qui se tripotait le téton pour humilier un homme. Et puis, soyons honnête, l’homme ne s’en plaindrait pas, bien au contraire. Alors, nous, femmes, devrions être « flattées » de faire bander un homme. N’est-ce pas ?

Et lorsque ce monstre, notre monstre, nous cours littéralement après, et que nous avons peur, viscéralement, qui fait quoi ?

En entreprise, un dixième de cela vaut licenciement. Mais, lorsqu’il est élu, personne ne va le dé-élire. Au contraire, les élus sont protégés. Alors, c’est qu’il a le droit.

Par expérience, on ne s’attaque pas au pouvoir. La préfecture sort le parapluie. La gendarmerie minimise et ne veut surtout s’attaquer aux élus. Quant aux hautes sphères, le dossier est noyé dans les tréfonds du bourbier d’affaires nationales, quand il arrive jusqu’au bourbier.

N’oubliez pas. On est au niveau communal. On n’est personne.

Et au niveau communal ? Il ne fait pas bon laver son linge sale en public. Même en famille d’ailleurs. Le mieux est de rester silencieusement dans sa crasse. Sans impliquer personne. Sans emmerder personne. Chut !

Nombreuses sont celles qui jettent l’éponge. Il n’y a ni N+1, ni syndicat, ni médecin du travail, ni CHSCT, ni… En fait, une fois élu, y’a rien.

Ha. Si. Y’a une loi. (Rires). À la suite d'une rencontre le 2 septembre 2020 entre le Premier ministre et les associations d'élus sur la prévention et la répression des agressions à l'encontre des élus locaux. Le ministère de la justice a publié, le 7 septembre 2020, une nouvelle circulaire sur la politique pénale à apporter. Cette circulaire sur le traitement judiciaire des infractions commises à l'encontre de personnes investies d'un mandat électif renforce le suivi judiciaire des procédures pénales les concernant. Elle s'inscrit dans le prolongement d'une précédente circulaire en date du 6 novembre 2019… Et bla bla bla. Comme c’est beau ! Ça fait sérieux, et tout, et tout…

Monsieur le ministre, ça marche aussi votre placébo, quand une élue est agressée par un élu ?  

Ha bah non j’ai testé, ça ne marche pas. Je dois manquer de testostérones, je vois que ça.

Seule protection d’une élue, le pénal. Seulement, voilà, encore faut-il que votre plainte intéresse. Car ce sont bien les autorités qui décident si le traumatisme et la violence que vous subissez vaut quelque chose à leurs yeux.

Et puis, il faut tout plein tout plein d’ITT, pour être crédible au tribunal. (Re-rires).

Vous êtes au courant, les gens des villes, que pour nous les gens des champs, l’accès au monde médical est aussi aisé que d’aller sur la lune ? Chez nous, dans nos cambrousses, les traumatismes, aussi violents soient-ils, on les soigne tout seul comme des grands, à coup de pied au cul.

Efficacité très relative, j’ai testé. C’est comme le placébo de Monsieur le ministre, ça ne marche pas.

Restons optimiste, il y a toujours un espoir. La justice est la même pour tous les élus, sans distinction. Donc ma plainte rangée au fin fond de la poubelle et qui n’est jamais arrivée au procureur, amènera sûrement mon blagueur potache à s’accouder à la buvette d’un tribunal. N’est-ce pas ?

Et puis, nous élues communales, nos témoins sont tellement nombreux et prompts à témoigner que nous n’avons aucune raison de nous inquiéter.

Personne, avec un minimum de conscience, n’oserait se taire face aux sévices pour des raisons aussi primaires que : « Impossible, je suis amie avec sa femme. » « Sûrement pas, imagine que quelqu’un apprenne que je témoigne. » « Non, je ne peux pas, je travaille sur la commune. » « Tu déconnes, j’ai fait une demande de permis de construire pour mon abri de jardin. » « Ouais, c’est ça, et après le maire va me sucrer les subventions. » « Non, je loue le terrain de son oncle. »

Non. Restons lucides. Gardons en tête que nous ne sommes personnes. Ce n’est pas très grave. Ce n’est pas comme s’il m’avait giflé.

Il fait bon vivre à la campagne. Il fait bon s’engager pour notre commune.

Ne changeons rien. N’écoutons pas ces hystéro-féministes à la con qui réclame de purger les instances de ces hommes honnêtes. Écoutons ces grands penseurs twitteriens, car après tout, eux ils savent. Nous, actrices de terrain, sacrifiées « pour la France », qui sommes-nous après tout pour juger nos agresseurs ?

Alors, j’ai signé et j’ai témoigné. Et j’ai espoir qu’un jour, peut-être…

Puisqu’après tout, une fois élue, plus rien ne nous protège, il semble logique de vouloir agir avant.

Et oui, twitteriens, la bouseuse hystéro-féministe prône l’anticipation.

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