Yacine Laggoune nous parle du concert d'ouverture du festival

" Le quartet " Equality " nous a fait une démonstration musicale extrêmement puissante. Mélangeant passages " free jazz " et moments très arrangés, le son du groupe envoyait une énergie forte et pure, quasi tribale. Le jeu de batterie de Nasheet Waits, à la frappe appuyée, munie d'une technique parfaite, dirigea le quartet et l'emmena dans des polyrythmies délirantes.

 © ©Bruno Charavet © ©Bruno Charavet

Cette maîtrise du son et des ambiances s'est traduite par une parfaite osmose entre les musiciens. Darius Jones ( saxophone ) nous a fait voyager aux travers de formidables chorus, pleins de nuances. les interventions du contrebassiste, Mark Helias, et du pianiste, Aruan Ortiz, débordaient d'énergie et de créativité. Difficile de savoir à quel moment se trouvait l'improvisation libre ou l'arrangement. La musique nous arrivait tel un jet instantané, un vent de fraîcheur. Ce fût un excellent concert.

 Le " Ernest Dawkins Propaganda Nabaggala "1917" Création " est un spectacle hommage aux soldats afro-américains qui ont débarqué en 1917 en France, lors de la première guerre mondiale. Le concert était doublé de vieilles images d'époques sur grand écran, bouclées et altérées . Le groupe démarra son spectacle dans la veine d'un orchestre traditionnel de " new-orleans ". Au fur et à mesure de la narration, la musique évoluait dans un jeu très" free jazz", et parfois "jive ", puis s'en allait dans de surprenants passage totalements " electro ".  Des interventions vocales aussi ...  Le concert apparaissait autant comme un spectacle conceptuel mémoriel que comme un concert de jazz . "

Yacine Laggoune, guitariste, élève en DEM Jazz.

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